SCENE IV
SOSITS IT.
D'ORANGE , D'EGMOINT , HORN , M ANSFELDT , BERTY.
D'ORANGE , nux trois romtos.
Salut , nobles amis.
A d'Egmont.
Conile , je suis charmé De vous voir. — Autrefois j'étais accoulumé A goûter ce plaisir ])lus souvent \ — mais lout passe ! — Seyez-vous , messeigneurs.
A IkTty.
A'euillez bien prendre place, ]N?onsieur le secrétaire...
On s'assied.
Et nous vous écoulons.
RERTV . saluant.
Madame, au nom de qui, devant vous, nous portons
La parole, ayant eu des preuves manifestes
Des maux qu'ont entraînés , dans ces troubles funestes ,
De coupables erreurs au sujet de la foi ,
Et l'oubli des devoirs que tous doivent au roi,
Afin d'anéantir la cause renaissante
De ces maux, et de mettre une entrave puissante
A leur cours destructeur, — veut qu'un nouveau serment
Rédigé dans ce Lut, soit indistinctement
lintre ses mains prêté , sans dol , sans artifice ,
Par tous ceux que le roi revêt de quelque oflice.
Monsieur le duc d'Aerscliot, les comtes Berlaimont
Kt de Megliem , ainsi que messeigneurs d'Egmont
Et de iMansfeldt ici présens , ont à Madame
Juré de se prêter à ce qu'elle réclame.
Or, prince, votre nom , votre position ,
Et \ os hautes vertus , dans son affection
Tenant , certe à bon droit , une place très-large ,
Considéré quelle est , dans l'état, votre cliaige ,
Vous êtes par Madame, en ses nom et pouvoir,
Requis de vouloir bien accomplir ce devoir.
D'ORANGE
Ecoutez-moi , monsieur. Sans détours, je m'explique :
Cette prestation évidemment implique
L'aveu que nous n'avons j)as gardé dignement.
Ainsi qu'il le fallait, notre premier serjnent.
La supposition seule, en est offensante.
C'est faire une chicane indigne , avilissante \
C'est vouloir notre opprobre écrit sur parchemins,
C/est prétendre d'un coup, nous lier les deux mains.
Et d'ailleurs, ce serment contient certaine clause
A laquelle le droit de l'empereur s'oppose \