BERGHES, PUIS LE PRINCE D'ORANGE
BERGHES, après un iiionient de silence.
Cet homme avait le droit De parler de la sorte. — Oui, mon malheur s'accroît Tons les jours. — Oh ! je souffre !
H s'assied el parait accablé. — Entre le prince d'Orange. D'ORA^GE.
Eh bien ! mon très-cher comte, Vousdemeurez seul ? - Maisquel mal heur, quel mécompte Vous est-il advenu? — Vous semblez consterné.
BERGHES , se levant.
Oh! peu de chose. — Rien. — Seulement . je suis né Sous quelque astre, je crois, de fatale influence.
D'ORiNGE.
Allons donc ! — Depuis quand ajoutez-vous croyance Au.\ superstitions du peuple ? — Avouez-moi Que la chose dWi vient aujourd'hui votre effroi , Est de source terrestre? Et tenez, j'imagine Qu'on pourrait aisément en trouver l'origine
liO L'ENTREVUE.
Dans les dangers que craint \ otre espril inquiet , Fn vous associant trop à notre projet.
Ecoutez; il est temps encor de vous dédire....
BERGHES, à part,
Tous, ils doutent de moi !
Haut.
Quelle erreur !^ — Je soupire Au contraire après l'heure où le fer brillera Tiiompbantdans nos mains , prince, et décidera Entre l'Espagne et nous. — Croyez , quoi qu'il advienne Que votre destinée est à jamais la mienne; Et que je Yeux enfin dévouer, s'il le faut ,
Lui prenant la main.
Mon rang, mes biens, ma vie , à votre saint complot. — On vient. Je vous laisse.
Il sort.
D'OR.\NGE
Ah ! quel beau feu fait paraîtie Ce cher comte ! — ]Lii voilà jusqu'à demain peut-être.