SCÈNE IV
Au prince.
Recevez mes adieux.
I5FHTY, s'indinniil.
Prince , vous excusez.
D'ORANGE
Dieu vous garde, messieurs.
Mansfeldt cl Berly sortent.
D'ORANGE, aux deux comlc^i qui se préparenl à partir.
Ali î comtes, un moment. — Jadis toute fortune Bonne ou mauvaise, était à tous les trois commune. Ensemble nous avons formé plus d'un projet Oublié maintenant. — J'ai peut-être sujet D'accuser d'en avoir fait un rêve illusoire, Sinon votre amitié , du moins votre mémoire. Mais chassons ce regret inutile d'ailleurs. Vous étiez mes amis les plus cbers, les meilleurs, Et c'est pour vous encor que mon esprit s'alarme.
A de Horn.
Vous aussi, vous bravez la duchesse de Parme, En vous refusant, comte, à prêter le serment Qu'elle exige de nous; — et puis, tranquillement , Au sort capricieux vous livrez votre tète, Sans prévoir que le jour des vengeances s'apprête !
HORN
Ce que vous dites, prince, est vrai : j'ai reiiisé
De prêter ce sernient. Je nie suis exposé
Peut-être à des malheurs. S'il faut que j'en convienne ,
Je les crois môme sûrs. Pourtant, quoiqu'il advienne ,
Quelques soient ces dangers, je ne les fuirai pas.
Si mes actes passés me valent le trépas.
Je périrai du moins sans remords et sans honte.
Au salut du pays, de mon sang je dois compte,
Et c'est mal le servir que de l'abandonner
A l'heure où les périls viennent Penvironner.
D'ailleurs il est un homme auquel mon existence
Est liée, est vouée en toute circonstance;
Et j'aurai pour appuis, quand ces malheurs viendront ,
Ma conscience pure et l'amitié d'Fgmont.
F.GMOIXT , lui SCI ranl la nmiij.
Noble ami!
D'OR ANC. F, h pnrt.
Je l'admire et le plains.
Haut.
Le ciel fasse Que ceqne je prévois, sans vous allcindre, passe !
noHN.
A ons rcverrai-je cncor, prince?