SCÈNE V
D'ORANGE
Ah! Philippe a besoin de s'appuyer d'un nom Tel que le vôtre , pour assurer sa vengeance. Un jour vous connaîtrez quelle est son indulgence. Ses Espagnols viendront, — et vous serez le pont Qu'après avoir foulé, cher comte , ils briseront!
EGMOM.
Que présagez-vous donc?
D'ORANGE
Peut-être le supplice.
D'EGMONT
Si c'est là mon destin , eh bien , (ju'il s'accomplisse'-
D'ORANGE , le serrant dans ses bras.
Ah! malheureux d'Egmont! — Oui, je sens ^ je prévois Que je vous presse ainsi pour la dernière fois !
EGMONT
Prince, à des jours meilleurs nous devons nous attendre. Mais vous laissez vous-même à qui voudra les prendre N os biens des Pays-Bas.
D'ORANGE
Hé ! qu'importe cela ?
Croyez-moi : trop de biens allèchent les Sylla.
EGMOINT.
Tenez, ne partez pas. La peur vous aiguillonne.... ^ dus ledoulez le roi. C'est à tort. Il paidonne. J'obtiendrai tout de lui, d'adleurs.
D'OKANGE.
Songez |)lutût Comte , à vous-même.
EGMOINT.
Alloiis !
D'OK.VISGE.
Songez à l'écliafaud.
EGMONT
Craignez d'être enfin Gueux , tout de bon.
D'ORANGE
C'est honnête !
EGMONT
Adieu, ]>rincc sans lene.
D'ORANGE
Adieu, comte sans tête !
Ils soitcul chacun de leur colé.
ITOTBS.