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Croyez- vous que ce bruit soit fondé ? L'on publie
Que rarrnée a quitté ses quartiers d'Italie.
— Faux avis ! le duc d'Albe est malade à Milan.
ti Le duc d'Albe se rendit à Barcelone, et de là, par mer^ à » Gènes; ensuite il tomba malade à fllilan , ce qui difTéra son i> départ. Il s'entretint à loisir avec le cardinal Grauvelle, dont i> on disait publiquement qu'il venait venger la querelle. » fan der Vynckt ,t.2,p, 210.
Brantôme dans ses Fies des capitaines estrangers , fait la description suivante de l'armée du duc d'Albe.
t( Elle estoit composée du terze de Naples, 19 enseignes , )• niaistre-de-camp don Sanclie de Lève ; du terze de Sicile , 10 )> enseignes, luaistrc-de-carap Julien Romero, que j'ai fort )• connu, comme j'en parle ailleurs; du terze de Sardaigne , » 10 enseignes, raaistre-de-camp don Gonsalve de Bracamont ; » du terze de Lombardie, 10 enseignes, maistre-decanip don » Sanche de Londogna. Et pour maistre-de-camp général, ou » ponr mieux dire, colonel commandant à tous, (car tel l'avoit " eslu le duc d'Alve,) Chiapin Vitelly, gentilhomme Italien,
» très grand et advisé capitaine , dont je parle ailleurs Le
» grand-prieur, don Hernand, son fils bastard (du duc d'Albe), M estoit général delà cavalerie composée de 14 enseignes de lant ciers, et 4 d'arquebusiers à clieval, que depuis ou a appelé :> parmi eux et nous, carabins. De plus il y avoit quatre cents > courtisanes à cheval, belles et braves cojume princesses, et » huit cents à pieti , bien à point aussi, j»