‹ L'écureuil: comédie en un actes melée de chantChapitre 15 sur 16 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

LE RUSSE. Dix mille ; douze milie !

HENRIETTE. Maîs dites donc oui, monsieur !

ARMAND. Mais dites-le vous-même, mademoiselle !

LE RUSSE. Quinze mille ! Malheureux, ma iiïle trépigne !

POIRIER^ à Armand. Elle trépigne 1 Allons donc !

ARMAND. Eh bien, oui, la, j'accepte, mais pour Vous.

POIRIER, k la fenêtre. 11 accepte !

TOUS LES VOISINS, applaudissant. Ail ! bravo !

POIRIER. Je vais vous monter l'argent. Ça vous fera plus de plaisir que la quittance du loyer.

ARMAND. Et ce sera votre dot, mademoiselle Henriette.

HENRIETTE, lui tendant la main. Si VOUS VOUS en Contentez, Qoa ami, je veux bien.

ARMAND. Ah! qu'est-ce que vous dites?.

HENRIETTE. Dame ! maintenant que je suis compromise , et que j'ai une dot...

ARMAND, ivre de joie. Poirier, je Taime, elle m*aime, nous

nous aimons, entends-tu? (U embrasse Poirier.)

POIRIER. Mais je le sais bien... On jase assez sur vous deux dans la maison.

ARMAND. On jase? Eh bien, crîe-Ieur que je l'épouse! et tâche que mademoiselle Adeline t'entende !

POIRIER, à la fenêtre. 11 TépOUSe î

TOUS LES VOISINS, applaudissant. Bravo ! (On entend on cri perçant.)

ARMAND. Voilà Adeline!... Ça, c'est Adeline! Et maint«iiaiit, je crois que nuas pouvons aller à Saint-Maur... (a Poirier qui sa

dirige yen la porte tenant la cage à la main.) Eh bien, qu'^ïSt-ce que tu

fais-là?

POIRIER, redescendant. Quinze mille francs! firanchement, vous pouvez bien donner la cage avec.

ARMAND. Pauvre petite bétel Comme on est ingrat! Tu tais notre bonheur et nous te laissons partir !

HENRIETTE. Ah 1 je n'aurai plus le temps de l'aimer maintenant.

ARMAND. Pourquoi donc?

HENRIETTE. Et uotro enfant?

ARMAND, l'embrassant. Ah! Cet écureuil est le plus beau jour de tua vie.

18 rÉCUREUIL

Air des Dames de la halle.

(a« pablic)

lietsieurs, poor ce faible ouvragOj jVm implorer tout irotre appui.

Dites oui^ oui, oui, oui, oui.

TOUS TBOIS.

Dites oui, oui, oui, oui, oui.

FOIUEI.

Notre peM badioage A-t-il qaelque préteutioD?

Non, non, non, non, non, non, nonl

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