SCÈNE IV
Les PRÉCÉDENTS, POIRIER.
fOlRIER, entrant tout effaré, tenant récnrenU dans un towhoB, fc» le tow du héâtre; Henriette et Armand eonrert après lui. ?»««* Tl!?***". ""l?*" **" théâtre, Henriette, à«auche, Armttd. à dreile. Victoure! Victoire!
ARMAND. Tu le tiens 7
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petite , ,
moque, il ne fait qu'un bond sur la fenêtre de la cuisine de madame Gredelu, et tombe au milieu d'un plaj le crème qu'on avait mis à refroidir! La bonne crie,ranimal saute et regagne le toit par le conduit de la gouttière. Là, il se trouve nez à nez avec un chat : il perd la tête et en piqiae une dans
la cheminée de mademoiselle Âdeline. Qnand elle le voit tomber dans sa chambre, barbouillé de crème et de suie, la Toilà qui a une atta^e de nerfs; nous arrivons tous, et nous la trouvons avec un jeune homme à ses genoux..* et des cris I...
Alexis, mon amour! au secours, Alexis! (a. Armand, d*un air narquois.) C'est vous, qnî vous appelez Alexis?
ARMAND. Non! je m'appelle Armand.
POIRIER. Alors, je ne me suis pas trompé ;. elle ne se trompe pas, elle vous trompe ! Pendant ce temps-là, mon écureuil ne s'amuse pas à la regarder, il saute dans la cour, toml^e sur le chapeau de la proprétaire qui rentrait; rebondit sur le balcon du Russe qui déjeune, saute sur la table, et, dame,, ici, les plats, les assiettes, la vaisselle de Chine. ..
ARMAND. Ah! le bandit, j*ai enhendu...
POIRIER. Comme s'il était dans le palais d'été. Moi, j'arrive,
je bouscule* ^' — ''*' ^" ' " *— j-î* :.- •- •
saute sur petite qui
Donnez-lui, l'écureuil, crie le papa! — Mais, monsieur. — Je veux l'écureuil ! » Et de sangloter et de se rouler. Ma foi, j'étais déjà dans l'escalier» moi; je leur crie : 11 n'est pas à moi! — Je rachète, dit le Russe! Combien? Tout ce qu^on voudrai — Bon!... Je continue ma course. Le voilà! Faites votre prix! Mais qu'on me rattrape à le rattraper ! (n Ya mettre l'écureuil
dans la cage.)
LE RUSSE, dans la eoniiiie. Voulcz-vous VOUS dépêcher, mille diables ! ma fille a des convulsions !
POIRIER. Vous entendez? Elle a des convulsions; votre prix, vite!
ARMAND. Mais ce n'est pas moi que cela regarde, c'est mademoiselle!
HENRIETTE. Poiut du tout, c^est vous!
LE RUSSE, dehori. J'en donne mille francs 1
POIRIER, répétant. Mille fraucs! Allons!
ARMAND. Mais il n'est pas à moi !
LE RUSSE. Deux mille!
HENRIETTE. Mais si, il est à vous!
LE RUSSE. Quatre mille !
ARMAND. Puisque c'est vous qui l'avez élevft»
LE RUSSE. Six mille !
POIRIER. Six mille ! Allons donc !
HENRIETTE. Puisquc VOUS l'avcz acheté quarante sous.
LE RUSSE. Huit mille 1
ARMAND. Je l'ai acheté, mais c'est à vous qu'il doit cette brillante éducation.