MANN LEE
l’action des rayons. On intervient alors sur l’ensemble des champs, pendant’trente minutes, à la lampe Osa-Vita-Lux, à quarante centimètres de distance. Le 10 on ne note qu'un érythème léger de la zone térébenthinée et irradiée, sans qu'il y ait de trouble similaire de la peau simplement frictionnée à la térébenthine. Le même jour, des ventouses actiniques (Lampe LDG au contact) sont appliquées ‘sur ces foyers sans nouvelle imprégnation des tissus. Une zone non irritée est également irradiée, la réponse est la même que précédemment.
Il faut à un individu traité au sulfonal, et partant hématoporphyrinémique, lumière et antisène approprié, térébenthine en l'espèce, pour réagir légèrement. Mais cette réaction d’érythème discret ne ressemble aucunement à un eczéma solaire.
Deux autres sujets sains devaient donner, en opposition, un résultat parfaitement significatif. à
V. — Bon.., après absorption de deux grammes de sulfonal, les 9 et 10 mai, est traité le 11 au permanganate à 1/5000 et à la primevère, sur deux zones pour chacune de ces substances, que l’on fait pénétrer dans le tégument par une friction de deux minutes. Une ventouse £ctinique de quatre minutes est faite sur ces quatre aires et aussi sur une cinquième qui sert de témoin-lumière. Seule réagit intensément la plage frottée de primevère et irradiée. L’aspect de la peau ainsi modifiée est celui d’un eczéma vésiculeux. La lésion provoquée est en outre le siège d’un prurit intense.
VI. — Lejeu... recoit les 7 et 8 mai, deux grammes de sulfonal, et le 9, deux frictions localisées, à chacun des rubéfiants, huile térébenthinée, primevère, et teinture d’arñica. Une irradiation de trente minutes à la lampe Osa-Vita-Lux, placée à quarante centimètres du sujet, reste sans effet le 10 mai. Ce même jour l’on irradie au contact, pendant quatre minutes, à la lampe LDG, une sur deux des Zones ayant recu chaque antigène. L’on irradie enfin un quatrième espace qui n’a pas été préparé. Le 13 mai, la réaction d’exosérose est violente sur le territoire de la primevère, moyenne sur celui de l’arnica, très légère sur celui de la térébenthine.
Ainsi, chez deux hommes jeunes et sains, ayant absorbé du sulfonal, et de ce fait en passe d’hématoporphyrie, il a suffi d’un antigène particulièrement irritant et d’une irradiation franche par les rayons ultra-violets, pour reproduire l’érythème papulo-vésiculeux et prurigineux d’un eczéma solaire.