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On explore aussi la réactivité de cinq autres individus, ces derniers immuns de toute sensibilisation antérieure aux antigènes mis en expérience (pommade mercurielle, essence de térébenthine, et teinture d’arnica).
Il semble que l’on puisse légitimement conclure qu’un sujet d’une sensibilité normale vis-à-vis des rayons du soleil et autrefois susceptible à une ou plusieurs substances ne peut, s’il l’a perdue, retrouver sa susceptibilité au contact de ces antigènes, du seul fait de l’action solaire. Sans doute faut-il encore que s'ajoute à dose suffisante un photocatalyseur, capable de transformer la récepticité du patient vis-à-vis de la lumière. ;
Pourtant, un malade atteint préalablement d’eczéma de lumière montre d’autre part qu’il ne suffit pas d’une action photodynamique pour réveiller les anciennes lésions.
III. — Prig… dont l’observation sera relatée ultérieurement dans ce travail a eu après quatre injections de gonacrine des lésions papulo-vésiculeuses du cou, de la face et des mains.
Le 31 décembre 1929, alors que depuis la fin de l’automne ses symptômes d’intolérance ont complètement disparu, il est soumis à 11 h. 30 au test de Saïdman dont la réponse est SE'— 3. A 13 h. 30 il recoit une injection intraveineuse de dix centimètres cubes de gonacrine à deux pour cent. À 14 h. 30 un nouveau test donne SE’ = 2. Aucune exosérose n’en résulte ultérieurement bien que le luminose nsibilisateur ait agi, à en juger par le seul abaissement du seuil d’érythème. Il est vrai de dire qu'aucune irradiation, autre que celle des tests n’a été pratiquée. On peut conclure que la lumière mise en œuvre a été insuffisante et que la gonacrine seule n’est point antigène pour ce sujet.
Le 14 janvier 1930 on injecte successivement par voie veineuse trente centimètres cubes d’eau distillée, puis un quart d’heure après, cinq centimètres cubes de la solution thérapeutique de gonacrine. Une heure plus tard le test donne SE’ = 2. Une irradiation de dix minutes immédiatement consécutive, et pratiquée avec la lampe de Duflot-Dufestel à cinq centimètres de la peau, n’éveille qu’un très léger érythème, sans aucune exosérose.
Le 17 janvier on injecte par voie vasculaire, d’abord deux centimètres cubes de sang humain défibriné et digéré par la pepsine
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pyocyanique, et, aussitôt après cinq centimètres cubes de gonacrine La sensitométrie donne toujours SE’ — 2. Une nouvelle irradiation dans des conditions identiques ne donne aucun résultat.
Le 21 janvier on s’adresse pour susciter la photocatalyse à un produit biologique : un pigment végétal, Phypericum rot, incriminé dans la genèse de la maladie du millepertuis des animaux. Une macération à poids égal de sommités fleuries dans l’eau distillée, est filtrée, puis aseptisée par un peu de formol. Trois centimètres cubes sont injectés dans la veine, un quart d’heure avant l'administration de cinq centimètres cubes de gonacrine par la même voie. Le test de Saïdmann donne toujours SE’ = 2. Une irradiation faite comme précédemment sur,le thorax demeure égale-
ment sans effet.
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Ainsi, quel que soit l’agent photodynamique, endogène (produits de l’hémolyse par l’eau distillée) exogène et artificiel (gonacrine) ou naturel (produits de la digestion du sang par le bacille pyocyanique rouge de millepertuis), le résultat est identique. En définitive l’on est: impuissant à rappeler un eczéma de lumière par la seule intervention d’un luminosensibilisateur.
Las de ces échecs on fait alors intervenir simultanément tous les facteurs : antigène, photocatalyseur lumière. On obtient d’ailleurs des organismes sains explorés qu’ils fournissent eux-mêmes l’agent photodynamique en administrant avant toute expérience du sulfonal, générateur d’hématoporphyrine, soit deux grammes à raison d’un gramme par jour dans les quarante-huit heures précédant la provocation.
La face postérieure du thorax de jeunes sujets volontaires est énergiquement frictionnée pendant deux minutes sur un certain nombre d’aires avec des substances irritantes : huile térébenthinée, teinture d’arnica, solution de permanganäte de potasse au 1/500e, poudre de fleurs et de feuilles de Primula obconica. Certaines de ces aires ont été irradiées, d’autres pas : de même pour disposer
de zones témoins suffisamment probantes a-t-on irradié des plages saines. \
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IV, =tHintér$#apres absorption de deux grammes de sulfonal, les 7 et 8 mai 1930, est traité le 9 comme il vient d’être dit, à l'huile térébenthinée, à la primevère, et à la teinture d’arnica. Un emplacement rubéfié à l’huile de térébenthine seule, et pendant le même temps de friction de deux minutes, est préservé par un cache de
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