‹ L'Éczéma SolaireChapitre 16 sur 27 · ONE · texte numérisé non relu

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Observation 4. — Mme C.. de V…., présentant quelques éphélides de la face, gênants pour sa coquetterie de quarantenaire, se fait appliquer par son coiffeur habituel un lait de beauté, le lait Candès. Après une phase de latence de quatre jours, la malade sort en plein soleil. Le lendemain toutes les régions frictionnées apparaissent recouvertes d’au-

tant de placards érythémato-vésiculeux; ils sont reliés par une éruption

maculo-papuleuse très discrète, que l’on retrouve encore sur les mains, d'ailleurs bouffies et œdématiées comme les paupières. La malade absorbe quelques cachets d’hyposulfite de soude et résorcine et huit jours après elle a récupéré l'intégrité de sa peau. :

Observation 5. — Prig.… 24 ans, en traitement pour-uréthrite aiguë, a vu apparaître après la 4° injection de gonacrine des lésions d’abord localisées aux régions postéro-latérales du cou, puis aux pommettes et à la face dorsale des mains. Ce sont des papulo-vésicules moyennement prurigineuses, très denses sur le cou et à la face, puis disséminées sur le dos des mains. Jamais auparavant le patient n’a eu de troubles similaires.

Obsrvation 6. Mme Dela.…, 43 ans, vue le 20 février 1930, accuse

depuis deux ans des poussées éruptives de la face, nettement en rapport.

avec l’exposition au soleil et à la chaleur de son fourneau. Les lésions sont érythémato-vésiculeuses, prurigineuses, rarement suintantes, et plus spécialement localisées aux joues, aux faces latérales du cou et au front. La malade présente par ailleurs des telangectasies nombreuses et une légère rosacée. Les poussées durent environ 2 ou 3 jours et l’éruption se résout en éléments érythémato-squameux qui disparaissent assez rapidement. Les cachets d’hyposulfite de soude et de résorcine permettent non seulement une réparation plus brève, mais encore donnent à la malade la sensation d’une véritable protection contre les rayons.

Observation 7. — Mme Vin.…, 29 ans, se présente en juillet 1929, avec, sur les bras nus et sur la face, de petits placards d’eczéma, très voisin d'aspect de la dermite des ménagères; mais la personne ne vaque pas elle-même aux soins domestiques; elle a par contre des cheveux d'un blond roux et une peau laiteuse parsemée d’éphélides. La malade, qui a eu maints coups de soleil, notamment au bord de la mer, produit après chacun d’eux un excès de pigment, en mottes et non point en nappes. Elle a alors des placards érythémateux qui vont de pair en quantité avec des éphélides et c’est après chaque insolation que se déclanchent les poussées d’intolérance. La patiente a par ailleurs des sensibilités alimentaires très précises (fraises, coquillages) et fait à leur propos des poussées urticariennes qui n’ont rien de solaire. I1 suffit d’hyposulfite de soude et de résorcine pour la guérir.

Observation 8. — Mme C. I, 36 ans, excursionne en montagne pendant 3 années consécutives. Très sensible au soleil et sujette à des actinites violentes, elle a de plus au niveau ‘des jambes et des cous

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