‹ L'Éczéma SolaireChapitre 17 sur 27 · SPA · texte numérisé non relu

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de pieds une dermite d’intolérance très exoséreuse, qui, après 4 à 5 jours de marche, lui rend impossible le port de tout autres chaussures que les espadrilles. st :

Ce syndrome, ébauché pendant.les premières courses, s'aggrave au point que, la troisième année, la marche devient intolérable.

Prévenue de lexistence possible de pareils accidents, la malade observe rigoureusement qu'à son affection plusieurs facteurs sont indispensables : le port de bas de coton marron, le soleil, l'effort et de ce fait la transpiration. C’est sur les jambes couvertes qu’apparaissent les premières lésions et si, pour atténuer la friction irritante des bas, la patiente vient à les retrousser en cours de marche, le soleil exagère encore l’exosérose. Par contre, des chaussettes blanches sont admirablement supportées, rabattues, et permettent en dépit du soleil le retour à la normale.

Eczémna solaire spontané.

Observation 9. —- M. Daut.…, âgé de 51 ans, comptable, est issu de parents sains et n’a pour tout antécédent pathologique qu’une rectite hémorroïdaire, ayant nécessité l’hémorroïdectomié, à 28 ans.

La dermatose qui le conduit à nous, a débuté il y a 8 ans, au mois de juillet, qui fut cette année-là particulièrement actinique, et, après les journées les plus lumineuses de ce début d’été.

Au lendemain d’une exposition prolongée au soleil, tête couverte, le patient éprouva de vives démangeaisons dans les sillons rétro-auriculaires et sur le dos des mains. Une éruption papulo-vésiculeuse rapidement suintante, succède aux lieu et place du prurit. Le diagnostic d’eczéma fut posé par un dermatologue qui prescrivit des applications de baume Baissade. En 15 jours, les lésions régressèrent et il ne persista plus que quelques papulo-vésicules disséminées du dos des mains.

Pour minimes, ces éléments n’en furent pas moins le point de départ de poussées annuelles, estivales, survenant toujours en juin ou juillet.

À chaque poussée, la face dorsale des mains réagissait toute entière, et cette réaction fut, il y a 2 ans, plus sérieuse qu’à l'ordinaire.

L'été dernier, en fin juin 1930, après une exposition prolongée au soleil, le sujet constata de nouveaux placards, aussi suintants que prurigineux, sur les régions ordinairement réactives. À la fin d'octobre, devant la persistance des lésions, le malade recourut une fois de plus aux topiques, Un premier demeura inefficace. Il appliqua alors du baume Baissade. Après 15 jours de traitement les lésions se généralisérent à tout le tégument et cette brusque explosion nous valut d’examiner le sujet. Il se présente le 15 novembre, couvert d’éléments éruptifs de deux ordres différents. Au visage, au cou, aux mains et aux poignets des placards d’eczéma aigu typique, confluent en de larges nappes suintantes. Ce sont les lésions d’origine, exacerbées par un traitement intempestif,

Sur le tronc et les membres se voit une éru

HE 1 ption secondaire, papulo-vésiculeuse, d’un rouge lie de vin, d’ Le

apparence nettement purpu-

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rique par endroits, et plus spécialement, au voisinage des plis de flexion. Là où leurs dispersion .est la plus grande, quelques éléments se présentent au stade maculo-papuleux seulement. Par contre, aux x ,, . \ b rie lombes, à l’épigastre et à l’hypogastre, les lésions se groupent en placards suintants, avec des puits eczématiques des plus nets. Le tégument dans son ensemble est fortement prurigineux et le malade accuse de ce fait de vives souffrances, provoquant, dit-il, l’insomnie complète. Le signe du lacet est négatif.

L'examen hématologique pratiqué 8 jours après la poussée donne lieu aux constatations ci-après :

Globules rouges 4 CODES RD ATOS ATEN ARE MRERATE LU 5.300 Pourcentage leucocytaire

Polynucléaires neutrophiles .............. 80 Polynucléaires eosinophiles ...::......... il PA DROE VHS NL Me A UE me La LA 12 MOnNDCVÉES MANETTES Ne VERRE AS ; 7

Temps de saignement : 2 minutes.

Temps de coagulation : 6 minutes. y Rétractilité du caillot : très faible au bout de 18 heures.

La numération des plaquettes n’est pas pratiquée, mais les étalements du sang ne montrent pas de thrombopénie.

Les urines ne renferment ni sucre, ni albumine. Parfaitement limpides, elles donnent un anneau d’urobiline normal, tant avec l’acide nitrique à chaud, qu'avec l’acétate de zinc en solution alcoolique. L’hématoporphyrinurie ne peut être recherchée, faute de moyens suffisants. Cependant, examinée en lumière de Wood, l’urine du patient apparaît un peu plus fluorescente que celle de 3 sujets normaux. Le culot de cenrtrifugation ne contient ni cylindres, ni hématies. L'examen somatique général ne décèle aucune tare organique. Il ne montre ni néphrite, ni arthropathies, ni hémorragies. La réaction de Bordet-Wassermann est négative.

Notre malade est donc atteint d’un eczéma solaire spontané, généralisé après application de pommades. Le sujet manifeste en outre des tendances hémogéniques que l’on ne saurait qualifier de purpura vrai.

Eczémas solaires avec erythèmes polymorphes solaires.

Observation 10. — L’adjudant-chef C. P. W..., âgé de 44 ans, est armurier dans un parc d’artillerie. Il nous est envoyé par son médecin le 1* avril dernier, pour une dermatose en rapport avec le soleil.

Le passé pathologique du sujet n’est pas indemne.

Point d’antécédents héréditaires, mais un épisode pulmonaire remontant à 1916 et qualifié de bacillose, avec bacilloscopie douteuse. Une réforme temporaire avec invalidité de 10 % a été d’abord prononcée; puis, après révision, la pension a été supprimée et le militaire rendu à son service. L’examen clinique du poumon n'autorise aujourd’hui aucun diagnostic rétrospectif, car il est parfaitement négatif.

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