CONCLUSIONS
1° Dans le cadre des actinodermatoses de Darier s’isolent des affections ressortissant à la fois à la lumière, au photodynamisme et à la sensibilisation antigénique ; ce sont les actino-anaphylactoses de Jausion.
2° Parmi elles, l’eczéma solaire, longtemps confondu avec d’autres dermatoses de lumière, mérite depuis Willan et Duke une place bien à part.
3° L’eczéma solaire, maladie « a lumine » n’en appartient pas moins au groupe des maladies de sensibilisation, véritables fluxions instables et alternantes, communes che les vago-seborrhéiques (neuro-arthritiques de naguère), qui sont des retardés du métabolisme de l’eau.
4° L’eczéma de lumière à la même expression clinique élémentaire et histo-pathologique qu’un quelconque eczéma de cause interne ou externe : a) Erythème, vésiculation, puits eczématiques, exsudation séreuse, prurit. b) Exosérose et spongiose malpighienne, vésicule willanique. Il en diffère pourtant par sa localisation, ordinairement limitée aux régions découvertes du tégument. Il est en outre expliqué par l’anamnèse.
5° L’expérimentation nous montre quelle est sa pathogénie. Quatre facteurs contribuent à la déterminer : antigène, photocatalyseur et lumière chez un susceptible.
6° Le traitement de cette actino-anaphylactose se résume en deux données essentielles : 1° antiphotocatalyse par une substance appropriée (diphénols réducteurs : résorcine, pyrocatéchine). 2° Désensibilisation neuro-végétative (hyposulfite de soude, auto-hémo et auto-ouro-thérapie).
7° L’eczéma solaire, dermatose d’essence propre, est à la fois rare et curieux, car il nous montre l’infinie variété des maladies de lumière et des maladies de sensibilisation, dont il est un hybride certain. Il mérite d'autant plus notre attention qu'il est d’un traitement aisé.
Vu ‘: le Doyen, Vu : le président de la thèse. BALTHAZARD. H. GOUGEROT.
Vu et permis d'imprimer le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY.