Mt., xvi, 13-19. — 2. Mt., xvui
écoute pas, dites-le à l'Église; s'il n'écoute pas même l'Église, qu'il soit pour vous comme un païen et un publicain. En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur terre sera délié dans le ciel. » Ainsi Jésus étend-il au collège apostolique la promesse faite précédemment au seul Pierre.
L'évangile de saint Jean nous apporte la réalisation de cette promesse.
Au soir de la résurrection, Jésus apparaît au milieu de ses disciples réunis * et leur dit : « La paix soit avec vous. » Il leur montre ses mains et son côté percé ; il reprend : « La paix soit avec vous. Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Puis, soufflant sur eux : « Recevez le Saint- Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
On a dû remarquer l'enchaînement et la progression de ces trois épisodes. Ce qui tout d'abord est promis à Pierre, c'est un pouvoir discrétionnaire sur les personnes et sur les choses, dans le royaume des cieux. Tel est le sens du pouvoir des clefs : attribut d'un majordome ou d'un plénipotentiaire, selon le langage biblique. Depuis la Genèse, où nous voyons2 le patriarche Joseph ouvrir et fermer à son gré les greniers d'Egypte, jusqu'à l'Apocalypse, où le Fils de l'homme apparaît3 comme « le premier et le dernier, le vivant qui était mort et désormais vit aux siècles des siècles, qui tient les clefs de la mort et de l'enfer », la même image est reproduite avec une valeur semblable. Il est écrit, en Isaïe4, d'Éliacim, fils d'Helcias : « Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David; quand il ouvrira, nul ne fermera; quand il fermera, nul n'ouvrira. » Et l'Apocalypse nous parle encore5 de Celui qui est par essence « saint et véridique, qui possède la clef de David; il ouvre et nul ne ferme; il ferme et nul n'ouvre ». Dans un sujet plus humble, les mêmes images, familières aux auditoires juifs, servent au Seigneur pour tracer6 le portrait de « l'économe fidèle et
1. Io., xx, 19-23. — 2. Gen., xli. — 3. Ap., i, 17-18. — 4. Is., xxn, 22. — 5. Ap., m, 7. — 6. Luc, xn, 42.
DOCTRINE DE l'ÉVAXC.ILE. 15
prudent, que le Seigneur établira sur sa domesticité pour donner à chacun, au temps voulu, la mesure du froment ». Notion profondément biblique, le « pouvoir des clefs » caractérise avec une réelle précision la prérogative de Pierre, prince des apôtres. Le Seigneur lui-môme ajoute un nouveau trait : avec les clefs du royaume, il promet à Pierre le « pouvoir de lier et de délier ».
Le texte suivant réitère cette dernière promesse, à l'adresse, non plus du seul Pierre, mais du collège apostolique. Interpréter authentiquement les volontés du Seigneur, déclarer en son nom ce qu'il permet ou défend, ce qu'il approuve ou réprouve, absoudre ou condamner par son autorité, voilà ce que, d'après la terminologie rabbinique, peut contenir cette nouvelle formule. Fréquente dans la casuistique juive, elle traduit, en termes intelligibles à tous, l'acte d'indulgence ou l'acte de rigueur. Rabbi Schammaï lie, rabbi Hillel délie : tout le monde entendait ce langage. Les apôtres sont ici constitués arbitres des consciences, investis du pouvoir de prononcer sur terre des sentences de condamnation ou d'absolution, qui seront ratifiées au ciel.
En saint Jean, le Seigneur ressuscité parle sans aucune figure. Il confère expressément aux siens le i< pouvoir de remettre les péchés », par sentence immédiatement efficace. Le moins que puisse faire une critique affranchie de tout dogme, est de reconnaître que cette formule définitive dégage et piécise la pensée enveloppée dans les deux autres. Le croyant ne s'en tient pas là, et reconnaît entre ces paroles un lien non pas seulement littéraire et extérieur, mais historique et réel. Aussi entendra-t-il la dernière et décisive parole, aussi bien que la précédente, en fonction de la première, adressée à Pierre. Tout ce qui fut dit à cet apôtre, dès lors distingué entre tous, demeure : Pierre est le roc fondamental de l'Église, le principe d'unité, de stabilité, de durée. En lui se résume la plénitude des pouvoirs confiés à ses frères, et ce n'est pas sans une intention manifeste qu'avant de détailler les droits conférés à chacun des apôtres, le Seigneur a voulu poser ce fondement et affirmer distinctement la prérogative de Pierre. Si toute l'Église repose sur
1C l'édit de calliste.
Pierre, il suit de là que ceux qui, dans l'Église, détiennent une part d'autorité, ne l'exerceront légitimement qu'en s'appuyant sur Pierre. Dès lors, l'exercice même du pouvoir de remettre les péchés sera conditionné par la prérogative de Pierre. Par là seulement, ce pouvoir acquiert la valeur d'une institution durable; de là seulement, il ressort que l'Église possède toujours, au cours des siècles, des dépositaires de ce pouvoir, participant aux droits et à la dignité des apôtres, puisqu'il appartient à la personne morale de Pierre, toujours vivant en ses successeurs, de maintenir la cohésion dans l'œuvre du Christ, de l'affermir contre les portes de l'enfer, de présider à l'exercice de cette juridiction, confiée, comme un bien indivis, au collège apostolique.
Le Christ ne s'est donc pas contenté d'apporter au monde un idéal moral d'une pureté absolue et de dire à ceux qui devaient croire en son nom : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Sachant « ce qu'il y a dans l'homme », et ne se faisant aucune illusion sur la fragilité des volontés qui s'attacheraient à lui, voulant d'autre part donner la vie à tous ceux qui, l'ayant perdue, viendraient la lui redemander, il a établi sur la route de l'humanité cette source indéfectible de grâce, dont les successeurs des apôtres sont dispensateurs. Les paraboles de miséricorde qui retentissent dans l'Évangile avec un accent si pénétrant, parabole de la brebis errante, parabole de l'enfant prodigue et autres, nous livrent le fond même du dessein éternel qu'il poursuit, et les textes relatifs à l'institution pénitentielle renferment un article de son dispositif permanent.
Issue d'une tradition dogmatique dont le premier anneau est scellé au roc des Évangiles, la synthèse que nous venons de rappeler paraît à l'esprit chrétien assez cohérente, et vraiment acceptable comme interprétation authentique d'une histoire réellement vécue. Mais en regard de l'édifice traditionnel, il faut maintenant placer les constructions récentes d'un autre dogmatisme : théories diffuses dans toute une littérature qu'il serait infini d'inventorier.
Au nom de la conception que l'on s'est formée de Jésus et
de son œuvre, on donnera congé à la tradition et l'on se mettra à l'aise à l'égard de nos textes évangéliques. Saint Jean ne mérite pas même d'être entendu ici, d'autant qu'il nous apporte une parole du Christ ressuscité. D'ailleurs, son Évangile « pneumatique » n'est pas une histoire. On n'osera pas récuser aussi sommairement nos deux textes de saint Matthieu, d'autant que les travaux de la critique biblique, au cours du dernier siècle, ont eu pour elfet irrésistible de faire rétrograder jusqu'aux confins de la première génération chrétienne la date primitivement assignée à nos Évangiles synoptiques. Mais si ancienne que soit la trame de ces Évangiles, des interpolations ont pu se produire vers la fin du premier siècle, et au nombre de ces interpolations il faut nécessairement compter nos deux textes. Ce qui les dénonce évidemment comme tels, c'est leur relation nécessaire avec une institution postérieure, avec une institution sacramentelle, que Jésus n'a ni conçue ni pu concevoir. Donc saint Matthieu fut interpolé, interpolé au déclin du premier siècle, par des chrétiens qui avaient sous les yeux les premiers essais d'organisation des Églises, et qui, naturellement, sentirent le besoin d'en consacrer l'existence en les rattachant à une investiture formelle donnée par le Seigneur. D'ailleurs, sur la question particulière de la pénitence, les textes de saint Matthieu n'ont pas de pendant en saint Marc ni en saint Luc : la fraude littéraire n'a donc pas pris sur ce point la même extension que sur tel autre point de doctrine ecclésiastique. Resterait à assigner un point de départ à tout ce développement de doctrine ecclésiastique, où la tradition a cru voir l'oeuvre du Christ lui-même. Comme il parait bien hardi d'imputer le tout à l'initiative des Églises, peut-être nous adressera- t-on à saint Paul, en nous invitant à relever dans ses épitres les premiers rudiments d'une organisation pénitentielle. Saint Paul, le fait est certain, prit l'initiative de retrancher de l'Église certains pécheurs scandaleux, quitte à les y réintégrer s'ils s'amendaient. Il invita même les communautés chrétiennes à suivre sur ce point son exemple : on l'imita; après l'avoir imité, on créa de toutes pièces ces paroles du Seigneur, destinées à légitimer, aux yeux desgéné-
18 l'ÉDIT DE CALL1STE.
rations nouvelles, une pratique désormais entrée dans les mœurs. Et voilà comment ces paroles pénétrèrent dans la trame du premier Évangile. La promesse des clefs à Pierre traduit l'orientation de l'Église, à la fin du premier siècle, vers l'unité de gouvernement. La promesse aux apôtres du pouvoir de lier et de délier, trahit les aspirations de l'épiscopat vers la direction de plus en plus effective des communautés chrétiennes. L'investiture soi-disant donnée aux apôtres par le Seigneur ressuscité, consacre après coup cette situation acquise à leurs successeurs.
Les théories dont nous venons de retracer la vulgate, n'ont évidemment rien de définitif. Mais en attendant que la roue de la critique tourne, il n'est pas sans intérêt de dégager les enseignements qui s'y trouvent impliqués. Donc la portée ecclésiastique du premier Évangile, considéré dans son ensemble, paraît généralement si peu niable que, pour échapper aux conséquences, on juge nécessaire de couper cet Évangile, sur des points essentiels, de ses attaches avec la personne du Christ. On aurait peur de se laisser entraîner, et de se voir mis en demeure d'attribuer au Christ lui-même cette pensée lumineuse et féconde qui a projeté dans l'avenir tout le dessein de l'Église. Pareille perspective n'a rien d'inquiétant pour ceux qui ont reconnu la divinité du Christ; elle est, au contraire, ruineuse pour le rationalisme, décidé à réduire le Christ aux proportions d'un homme. On se condamne donc à édifier, dans le vide de l'âge subapostolique, cette cité d'hypothèse, qui ne s'appuie ni sur une date certaine ni sur un témoignage positif, mais dont le grand mérite, aux yeux de ses architectes, est de supprimer le mystère. Besogne ingrate, rançon d'une première négation.
Rançon très lourde, en vérité. Car, après avoir disqualifié le quatrième Évangile, mutilé le premier, on ne peut pas se sentir la conscience scientifique bien tranquille, ni se dissimuler complètement que ce qu'on inventera vaudra moins que ce qu'on a rejeté. L'argument du silence est le seul qu'on puisse invoquer contre l'historicité de ces paroles du Christ. Car leur appartenance aux plus anciens exemplaires de nos Évangiles est attestée par tous les manuscrits, par toutes les
versions, par les citations des Pères, qui, sans doute, jusqu'à la fin du deuxième siècle, n'ont pas donné à ces textes l'attention qu'ils donnaient à d'autres, destinés à établir à La face du monde païen la divinité de Jésus-Christ, mais dont on ne peut pas dire qu'ils les aient ignorés1.
1. On trouvera le nécessaire sur ce point dans la dissertation très solide de M. le chanoine A. Micuiels, L'origine de l'épiscopat, p. 19-56, Louvain, 1900.
Les textes sacramentaires de l'évangile selon saint Matthieu forment d'ailleurs un ensemble, à l'épreuve de toute critique raisonnable. Celui d'entre eux qu'a priori on pourrait le plus facilement suspecter, le texte de l'institution baptismale, a été récemment soumis à une discussion dont l'issue doit décourager quiconque serait tenté de cueillir des lauriers dans la même voie. Nous faisons allusion surtout à l'article deF. Convbeare, The Eusebian form of the text Mt., XXVIII, 19. dans ZSNTW., t. II (1901). p. 265-288. Des réponses péremptoires sont venues de critiques protestants, notamment de E. Riggenbach, Der TrinitariscJie Taufbefelil, Mt., XXVIII, 19, nach seiner ursprùnglichèn Textgestalt und seiner Authentie untersucht, Gutersloh, 1905; F. Chase. The Lord's command to baptise, dans JTS., t. VI (1905), p. 481-521. Voir, sur cette controverse, J. Lebreton, Les origines du dogme de la Trinité, t, I, note E, p. 478-489. Paris, 1910.
Quant au texte de saint Matthieu, xvi, 19 et à son contexte, ils imitent un cachet sémitique si prononcé que leur appartenance à l'évangile araméen primitif doit paraître hautement vraisemblable. Néanmoins M. A. Resch a élevé des doutes sur l'authenticité et a cru pouvoir fixer tout à la tin du u'- siècle ou au début du me la date k laquelle le texte primitif aurait été remanié et interpolé, sous l'influence judaïsante des écrits pseudoclémentins et sous d'autres influences romanisantes. Voir Aussercanonische Paralleltexte zu den Evangelicn. t. II, p. 187-196, TU., X, 2, Leipzig, 1894. Mais le point de départ de cette argumentation, a savoir le silence de la littérature chrétienne jusqu'à la fin du ne siècle sur le Tu es Petrus, est sujet à revision. M-r Batiffol. L'Eglise naissante et le catholicisme, p. 255, n. 4. Paris, 1909, avait relevé en saint Irénée, Adv. haereses, III, 24, 2, PG., VIL 967 A. une allusion assez claire à notre texte. Et voici que dans le niatessaron de Tatien, paru vers 170, M. Y. de La Brière Eludes, t. CXIX, p. 61 1 » signale la présence incontestable du Tu es Petrus. Au IVe siècle, saint Ephrem d'Edesse citait les évangiles d'après le texte de Tatien; au moins huit fois, il se réfère à Mt., xvi. 19, de manière à ne laisser aucun doute sur l'identité substantielle de son texte avec le nôtre. Donc ce texte syriaque des évangiles possédait le Tu es Petrus dès l'année 170; ce n'était sans doute pas une interpolation de la veille dans le texte grec d'où dépend la version de Tatien. Il faut lire l'étude très instructive de M. de La Brière sur La primauté de saint Pierre dans le Nouveau Testament : Etudes, t. CXIX. p. 585-614; 729-750; L CXX, p. 55-74; 5 et 20 juin, 5 juillet 1909.
Lnfîn chez saint Ignace d'Antioche, tout au début du m1' siècle, nous
La question de l'investiture donnée aux Apôtres pour la rémission des péchés doit d'ailleurs être entièrement séparée du souvenir des rémissions opérées par le Seigneur en personne. Le pardon accordé par Jésus à la foi du paralytique Mt., ix), à l'amour pénitent de la pécheresse {Le, vu), le récit relatif à la femme adultère (Io., vin) et d'autres semblables, malgré une valeur de suggestion que nul ne met en doute, ne montrent que l'autorité personnelle de Jésus s'affirmant par des actes souverains, non la délégation de ce pouvoir à des hommes. Or, cette délégation seule nous occupe ici.
En instituant son Église comme organisme du salut, le Christ a voulu mettre en elle le pouvoir permanent de vivre et de se régénérer, non seulement en retranchant de son sein les éléments morbides qui compromettraient la santé de tout le corps, mais encore et surtout en les guérissant et, au besoin, en les ranimant. C'est ce dont témoignent les textes que nous venons de rappeler. Que ce pouvoir confié aux Apôtres ait trouvé à s'exercer dans les premières communautés chrétiennes, c'est a priori hautement vraisemblable, et les écrits apostoliques nous apportent la confirmation de cette conjecture. Mais, d'une part, le Nouveau Testament renferme plusieurs textes susceptibles d'une interprétation sévère et destinés à servir maintes fois, au cours des âges, de points d'appui aux docteurs du rigorisme; d'autre part, il est assez difficile de glaner, dans le Nouveau Testament, des exemples pour illustrer l'application du pouvoir des clefs à la rémission des péchés les plus graves; l'enquête, souvent renouvelée depuis la controverse novatienne, ne fournit que de maigres résultats.
Il faut pourtant la reprendre sommairement, sous peine de laisser pendantes plusieurs questions qui intéressent toute l'histoire de la pénitence. Nous commencerons par passer en
rencontrerons une allusion aux liens que le Christ délie à ceux qui, pénitents, recourent à l'évêque, Ep. ad Philad., 8, 1, ce qui peut être une allusion soit à Mt., xvi, 19, soit à Mt., xvm. 18. — La Didachè, 15, 3, vise Mt., xvm, 15, en ces termes : 'EXéyyeTe Bk cùXfyovç, [atj !v 3py^ àXà' iv E?pT)'vy], w; 'i/i-i Iv tw E&cr(yù.ltû.
LES PÉCHÉS IRREMISSIBLES. 21
revue les principaux textes qui ont été allégués contre la rémission de certains péchés; puis nous signalerons ceux qu'on peut alléguer comme exemples de rémission des péchés Les plus graves.
Parmi les textes qui ont paru ôter tout espoir de salut à certaines catégories de pécheurs, il n'en est pas de plus effrayant que la parole du Seigneur relative au blasphème contre le Saint-Esprit [ :
« Je vous le dis : tout péché et tout blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et à qui aura parlé contre le Fils de l'homme, son péché sera remis; mais à qui aura parlé contre l'Esp rit-Saint, son péché ne sera remis ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir. »
Les multiples difficultés d'exégèse que présente ce texte n'ont pas échappé aux Pères; et saint Augustin, qui lui consacre une étude distincte, déclare n'en point connaître de plus ardu dans toute l'Écriture2. Les divergences de la tradition patristique sur le blasphème contre le Saint-Esprit confirment pleinement cette appréciation. Avant d'indiquer quelques-unes des solutions proposées par les Pères, commençons par déterminer exactement le champ de la controverse.
La pensée chrétienne authentique n'a jamais assigné de limites au pouvoir divin quant à la rémission des péchés : elle n'a non plus jamais mis en question l'universelle volonté salvifique de Dieu, tant de fois affirmée dans l'Écriture. C'est donc en l'homme et en l'homme seul qu'elle a pu trouver un obstacle au pardon divin, soit qu'elle déclarât le pécheur incapable de réconciliation, soit qu'elle assignât des bornes ;'i