‹ L'édit de CallisteChapitre 102 sur 252 · ANALYSE · texte numérisé non relu

ANALYSE

Le début est un hymne à la chasteté ', « fleur des mœurs, honneur des corps, parure des sexes, intégrité du sang-, garantie de la race, fondement de la sainteté, signe reconnu d'une âme bonne, d'ailleurs chose rare, délicate et fragile, qu'il faut entourer de soins infinis... ». Ce morceau lyrique prépare une explosion de colère contre le pontife suprême, traître à la chasteté chrétienne. Par édit péremptoire, cet évêque des évêques se fait fort de « remettre les péchés, après

1. De pudicltia, 1, 1. Nous nous référerons, comme précédemment, à la 2e édition de Preuschen (Tûbingen, 1910). Ce n'est pas qu'on puisse la tenir pour définitive. Malgré les progrès réalisés par MM. Preuschen et de Labriolle sur l'édition de Reifferscheid-Wissowa, il reste beaucoup à faire soit pour la correction soit pour l'interprétation de ce texte difficile. De précieuses contributions ont été fournies par M. Esser, TR., 1907, p. 403-405, et 1910, p. 486-487. Nous-même serons amené à discuter ci-dessous quelques leçons.

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