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CHAPITRE VII LE TÉMOIGNAGE DE SAINT HIPPOLYTE

Au temps mémo où Tertullien exhalait sa colère dans le De pudicitia, venait d'éclater à Rome le schisme d'Hippolyte. Issus en partie des mêmes griefs contre le gouvernement du pape Calliste, ces deux mouvements de révolte se propagèrent selon des directions différentes et, autant que nous en pouvons juger, sans conclure entre eux une alliance offensive contre l'Eglise catholique. L'illuminisme montaniste n'était pas réductible au traditionalisme rigide personnifié par Hippolyte. Animés d'esprits différents, les schismatiques de Rome et les hérétiques de Carthage purent mêler quelquefois leurs revendications, .mais ils maintinrent leurs programmes distincts.

La déposition d'Hippolyte n'en a que plus de prix pour nous, car nous entendons une parole indépendante, non une simple réplique des griefs formulés à Carthage. Elle répond d'ailleurs à une situation différente : ce n'est pas en plein pontificat de Calliste, mais plusieurs années après sa mort, que son ancien rival condensa ses ressentiments dans les pages virulentes des Philosophumena. On connaît le dessein de ce livre, plus exactement intitulé : Korcà ïcocaôv T.ziziur) f/.r;/:; : passer en revue toutes les hérésies, pour y confondre, à un rang d'ignominie, l'Église catholique, dépeinte comme la secte de Calliste. Ce dessein se découvre seulement au IXe livre. Du réquisitoire d'Hippolyte, nous laisserons de côté les griefs dogmatiques, comme étrangers à notre sujet; il faut citer les griefs d'ordre moral1.

Le premier, Callistr s'avisa d'autoriser le plaisir, disant qu'il remettait à tout le monde les péchés. Quiconque se serait laissé séduire

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