‹ L'édit de CallisteChapitre 160 sur 252 · Ep., xvi · texte numérisé non relu

Ep., xvi

't. Ep., xvi. 2, p. 518, 13-519, 5 : « Haec qui subtrahit fratribus Dostris decipit miseros : ut qui possunt agentes paenitentiam veram Deo qua patri et misericordi iam precibus et operibus suis satisfacere, seducantur, ut magis pereant ef qui erigere se possunt plus cadant. Xain cum in minoribus peccatis agant peccatores paenitentiam iusto fempore, et secundum disciplinae ordinem ad exomologesin veniant, et per manus impositionem episcopi et cleri ius communicationis accipiant, nunc crudo tempore, persecutione adhuc persévérante, nondum restituta Ecclesiae ipsius pace, ad communicationem admittuntur. et offertur nomine eorum, et nondum paenitentia acta, nonduni ologesi facta, nondum manu eis ab episcopo et clero imposita, Eucharistia illis datur.... »

pables, c'est leur fermer à tout jamais le recours à la grâce et participer à leur sacrilège. Telles sont les leçons que Cyprien se sent pressé de donner aux siens. Dieu l'avertit sans relâche ' : par des visions nocturnes, par des paroles que l'Esprit-Saint met sur les lèvres de jeunes voyants. Que ceux qui ne craignent pas l'homme, songent du moins au jugement de Dieu. Une troisième fois, Cyprien affirme sa compassion pour les victimes de la persécution2, victimes qu'il se gardera bien de désespérer : la miséricorde divine peut les guérir, encore faut-il que les causes soient mûrement examinées et jugées en leur temps. Il aura égard aux recommandations des martyrs, mais rien ne peut excuser l'usurpation de pouvoir commise par certains prêtres3. Si le jugement de l'évêque est requis pour le pardon de moindres fautes, combien plus ne l' est-il pas au sujet de péchés énormes! Il faut traiter avec douceur les frères tombés, en attendant la sentence collective des évêques.

Ces instructions pressantes ne semblent pas avoir porté aussitôt leurs fruits. Cyprien se plaint de n'avoir pas reçu de réponse à ses précédentes lettres. Il répète qu'il ne tient nullement le sort des apostats pour désespéré, ni la recommandation des martyrs pour non avenue. Dans les cas urgents 4,

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