Ep., liv
SAINT CYPRIBN B i LB PAPE SAINT CORNBILLB. 32)
nus, Sidonius, Macaire, est un chef-d'œuvre de délicatesse. l>c leur passé, il ne rappelle que l'ancienne confession de Leur foi, par laquelle ils s'étaient couverts de- gloire devant les magistrats et qu'ils viennent de renouveler à la face de l'Église. Et voici comment il comprend la vie chrétienne ' :
rouve dans l'Eglise de l'ivraie [Matt,, xm), notre foi et noire charité n'en doivent point prendre scandale. Ne sortons point de l'Eglise, mais efforçons-nous d'être le froment, afin qu'au jour où le froment sera recueilli dans les greniers du Seigneur, nous recevions le fruit de notr< travail et de nos efforts. L'Apôtre dit en son épître : Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais des vases de bois et de terre, des vases d'honneur et des vases d ignominie (II Tint., n, 20). Travaillons et faisons tous nos efforts pour être un vase d'or ou d'argent. D'ailleurs briser les vases de terre, n'est permis qu'au Seigneur, qui a reçu la verge de fer. Le serviteur n'est pas au-dessus du maître, et nul ne peut s'arroger icibas le droit, que le Père a accordé seulement au Fils, de prendre en main le van pour nettoyer l'aire ou de séparer par sentence humaine toute l'ivraie du froment. C'est là obstination orgueilleuse et présomption sacrilège, procédant d'une fureur coupable. Quelques-uns, - attribuant toujours plus que ne comportent la douceur et la justice, tombent hors de l'Eglise: s'élevant insolemment, ils sont aveuglés par leur orgueil même et perdent la lumière de la vérité. Aussi, nous lant de tout excès, les yeux fixés sur la balance de la justice divine, considérant la piété et la miséricorde de Dieu notre \ nous avons longuement pesé dans nos délibérations les mesures suggérées par une juste modération.
A la fin de cette lettre, Cyprien mentionne les opuscules De lapsis et De unitate Ecclesiae, achevés par lui en plein temps de schisme et déjà communiqués au peuple de Cartilage. Il se permet de les adresser aux confesseurs romains, qui doivent être pleinement disposés à en apprécier les leçons et les conseils.
Avant de parcourir le premier de ces opuscules, arrêtonsnous un instant à des documents d'une tout autre provenance qui, de nos jours, ont fait revivre, dans leur poignante actualité, les souvenirs de cette môme persécution. Les ordres de Dèce obligeaient tous les sujets de l'empire à se munir d'un certificat de sacrifice aux dieux. Au cours de ces dernières années, les sables d'Egypte ont rendu à la lumière le texte