‹ L'édit de CallisteChapitre 176 sur 252 · SAINT CYPRIBN ET LE PAPE SAINT CORNEILLE · texte numérisé non relu

SAINT CYPRIBN ET LE PAPE SAINT CORNEILLE

par les raisons de Novatien1. Il s'était ouvert de ses doutes à Cyprien, qui lui écrit pour le raffermir. Après lui avoir représenté qu'un homme grave ne doit pas changer d'avis à la légère, il lui expose en détail les raisons de sa propre conduite2. Tout d'abord3, en pleine persécution, quand il fallait à toutprix ramener au combat ceux qui lâchaient pied, il a pour ainsi dire sonné la charge, tout en réservant la question des lapsi jusqu'à la réunion des évêques. Il a écrit dans ce sens à Rome4, et en a reçu une approbation complète, par la plume même de Novatien. Dès la première accalmie5, les évêques épargnés par la persécution se réunirent en grand nombre. Leur décision fut confirmée par celle que prirent de leur côté les évêques réunis à Rome autour de Corneille. Jusquelà, aucun des lapsi n'avait été réconcilié; alors on commença de les réconcilier prudemment6. Quant à la personne de Corneille, elle est au-dessus de tout blâme7 : Corneille s'est élevé dans la hiérarchie par ses seules vertus sacerdotales, sans rien devoir à l'intrigue; son élection est inattaquable. Élu, il a fait face au tyran s. Si la calomnie s'attache à le noircir9, c'est le sort commun des serviteurs de Dieu. De fait, il n'a pas faibli. On lui reproche la réconciliation du

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