Ep., lv
3. Ep., lv, 13, p. 632, 16-633, 1 : « Si qui enim infirmitatibus occupantur, illis sicut placuit in periculo subvenitur. Postea quam tamen subventum est et periclitantibus pax data est, offocari a nobis non possunt aut opprimi, aut vi et manu nostra in exitum mortis urgeri, ut, quoniam morientibus pax datur, necesse sit mori eos qui acceperint pacem... Et ideo si accepta pace commeatus a Deo datur, nemo hoc débet in sacerdotibus criminari, cum semel placuerit fratribus in periculo subveniri. » — Il ne sera pas inopportun de souligner ici, puisqu'on l'a parfois méconnue, l'identité établie par saint Cyprien entre ces deux expressions subvenire (lapso), pacem dure. L'une et l'autre désigne la réconciliation ecclésiastique. Il en était déjà ainsi chez Tertullien, De pudicitia, 22, 11 : « Quaecumque auctoritas, quaecumque ratio moecho et fornicatori pacem ecclesiasticam reddit, eadem debebit et homicidae et idololatrae paenitentibus subvenire, certe negatori... »
4. Ep., lv, 14. — On lira ci-dessous, 26, p. 644, 7-8 : « Multo et gravior et peior moechi quam libellatici causa, cum hic necessitate, ille voluntate peccaverit. » Comparer Tertullien, De pudicitia, 22, 12-15
SAINT CTPBIBM F. r LE PAPB BAIMT CORNBILLB, 331
bénéfice des circonstances atténuantes-! Va-t-on les repousse?1, pour les jeter dans 1rs bras de L'hérésie ou du schisme, avec cette femme et ces enfants qu'ils ont gardés de l'apostasie? Pareille dureté peut être lefait de philosophes stoïciens, qui ne mettent point de différence entre les fautes2; elle n'est pas conforme à l'esprit de l'ancienne Loi, et beaucoup moins à celui de L'Évangile. Considérant donc' que ces apostats sont capables de pénitence et de résurrection spirituelle, on a décidé d'examiner les causes une à une, et de réconci- Lier Les libellatici présentement, les sacrificati à la mort. Sans doute, Dieu seul voit le fond des cœurs'1; à lui seul il appartient de ratifier la sentence prononcée ici-bas. Mais il appartient aux prêtres d'entrer dans les intentions de sa piété \ de sa clémence, tout en se gardant d'une indulgence excessive. On se tromperait lourdement en croyant que cette miséricorde tarit ici-bas la source de l'héroïsme 6. Le pardon accordé aux impudiques ne tarit pas, tant s'en faut, la source de la virginité. Cependant le temps n'est pas bien éloigné où, en Afrique, des évoques refusaient systématiquement ce pardon7. Ces évêques se distinguaient par leur rigueur; du moins ils n'ont pas- fait schisme. Les intransigeants qui,