Ep., lx
2. Ep., iavii, 1. — Le principe de la déchéance des clercs apostats ou hérétiques ou schismatiques r est encore affirmé par le concile de 256, dans son adresse au pape Etienne, Ep., i.xxii, 2. C'est d'ailleurs une doctrine constante dans L'Eglise. Voir sur le cas d'Evariste Ep. i
1 : lu, 1. p. 616, 15 ; » Evaristum de episcppo iam uec laicum »; sur le' le Trophime, Ep., lv, 11; sur le cas de Privât et de ses complices lovinus et Maxime, Ep., lix, LO; en outre, Ep., lxvii, 6, p. 7'. I 6-10. — Ernst, Cyprian und das Papsttum, p. 87 sqq. :;. /:/>.. lxvii, 5.
ledit de CALLISTE. o->
Une circonstance toute différente devait, à une date ultérieure, l'amener encore à intervenir dans les affaires religieuses de la Gaule1. Marcien, évèque d'Arles, s'était laissé gagner à la cause de Novatien. Ce mauvais pasteur, dur à son troupeau, laissait les serviteurs de Dieu pénitents frapper douloureusement à Ja porte de l'Église, sans avoir égard à leur détresse, sans panser leurs blessures; il abandonnait les iapsi à la dent des loups : déjà, par sa faute, un grand nombre étaient morts sans la paix de l'Église. Tels étaient, au lendemain de la persécution, les fruits amers du zèle de Novatien. Faustinus, évêque de Lyon, s'émut; il invoqua la grande autorité de Cyprien, et Cyprien porta plainte, au nom de plusieurs collègues, devant le pape saint Etienne : par une lettre pressante et même impérative, il l'adjure de pourvoir sans retard au remplacement de Marcien sur le siège d'Arles2.
Cette fermeté, dont quelques manifestations nous paraîtraient presque intempérantes, ne paraissait pourtant pas suffisante à tous; mais, comme il arrive dans les temps troublés, Cyprien se voyait reprocher par les uns son intransigeance, par d'autres son laxisme. Nous en trouvons la preuve dans une lettre adressée à Florentius Puppianus, un évêque confesseur de la foi, qui, s'il n'avait pas tout à fait rompu avec l'Église, ne laissait pas de juger Cyprien indigne de sa communion et lui reprochait tant son attitude personnelle dans la persécution que son indulgence à l'égard des lapsi. Avec beaucoup de dignité, Cyprien demande compte à ce collègue des paroles dures qu'il en a reçues 3. De quel droit Florentius se