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s.vim CYPRIEN 1:1 i i: ivii: SAINT CORNEILLE. 337
« ci i t à l'évêque et à l'Église d' Assuras pour les engager à résister énergïqueuient aux entreprises du prélat déchu.
La persécution redoutée ne semble pas avoir éclaté alors sur l'Afrique; mais à Rome l'alerte fut plus- série use; nous en voyons la trace dans la dernière lettre de Cyprien au pape Corneille, récemment exilé à Ceutumcellae, eu attendant le martyre.
L'Église romaine, son évèque en tète, venait de confesser glorieusement sa foi. Cyprien mêle à ses félicitations fraternelles1 un retour douloureux sur l'obstination de xXovatien. à qui ce triomphe moral de la vérité n'ouvre pas les yeux, mais qui continue à faire montre d'éloquence et de philosophie aux dépens de l'Église, à combattre la miséricorde, à ruiner la pénitence.
Les mêmes luttes devaient se prolonger sous les pontiticats suivants, et Cyprien continuera de faire front de deux côtés à la fois. Tantôt il rappelle que la loi de l'Église exclut des fonctions de leur ordre les clercs apostats; tantôt il dénonce les retours offensifs de l'esprit puritain.
Sa sollicitude s'étend même en Espagne- : Basilide, évèque de Léon et Astorga, et Martial, évèque de Mérida, pareillement tombés et pourvus de libelli, par là même déchus de plein droit, élevaient les mêmes prétentions, à l'encontre de Félix et de Sabinus qui leur avaient été donnés canoniquement pour successeurs. Basilide avait même fait le voyage de Rome pour plaider sa cause auprès du pape Etienne, et l'avait à peu près gagnée*. A la tète d'un concile de trente-sept évêques, Cyprien appuie le droit des évêques élus Félix et Sabinus, et s'étonne qu'on ait pu remettre en question la chose bien jugée.