Gai., m, 26-28; Rom., xn
2. Eph., v, 27; cf. iv, 12-16; Col., n, 18-19. 'S. Rom., vi ; xi, 17-24; XII, 5; xm, 14.
4. I Cor., m, 10-17; vi, 19; TI Cor.,vi, 16; Rom., vin, 9-11.
d'un tel mariage, il reconnaît, même avant le baptême, un certain rejaillissement de la sainteté du père ou de la mère1. D'autre part, trop élevé pour rien sacrifier d'un idéal qui ne saurait être pleinement réalisé ici-bas, saint Paul ne se lasse pas de rappeler aux néophytes le sérieux des devoirs qui leur incombent et l'immensité du champ ouvert à leurs désirs de perfection. Il ne sépare donc pas les hautes perspectives propres à la loi de grâce du thème social où se renfermaient volontiers les enfants d'Israël : le nouvel Israël selon l'Esprit, l'Église, ne compte pas que des héros, encore que tous ses enfants puissent, en un sens, être appelés saints2. Faute d'avoir envisagé la complexité de cette doctrine, on a donné à l'histoire d'étranges démentis. Si Ton veut imputer aux premières générations chrétiennes le rêve chimérique d'une Église terrestre des saints, excluant quasi automatiquement tous les grands pécheurs, il faut avant tout se garder d'en rattacher l'origine à saint Paul .
On lit dans les Actes des Apôtres que, saint Paul ayant prêché à Éphèse avec grand fruit et opéré des miracles, des exorcistes juifs s'avisèrent de chasser, eux aussi, les démons « au nom de Jésus que prêche Paul ». Mal leur en prit, car un possédé furieux se jeta sur eux et les roua de coups en disant : « Je connais Jésus et je sais qui est Paul, mais vous, qui êtes- vous? » La chose fit grand bruit dans toute la ville et le nom du Seigneur Jésus fut glorifié. Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser tout haut leurs actes coupables3. De quelle confession s'agit-il? L'analogie d'autres passages, dans les Actes, donnerait à entendre que ces croyants étaient aussi des baptisés1. De fait, ce texte a été souvent invoqué, depuis le xvie siècle, par les controversistes catholiques, comme un témoignage en faveur de la confession sacramentelle5. Néanmoins, la valeur de ce témoignage reste