‹ L'édit de CallisteChapitre 240 sur 252 · Voir ci-dessus, ch. VIII, p. 244-250; ch. X, p · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, ch. VIII, p. 244-250; ch. X, p

7. Ces influences n'ont pas échappé à Antoine Arnauld dans sa dissertation d'ailleurs si rigide : La tradition de l'Eglise sur le sujet de la Pénitence et de la Communion, Paris. 1844. Il s'exprime ainsi, p. 96 : « Les autres exercices, quoy qu'ils se rapportent à la mesme fin, c'est-à-dire à la justification des pécheurs, étoient particuliers à certains lieux, à certains temps, et à certaines circonstances, comme la détermination du temps pour chaque sorte de péché, la distinction

î.iirMixi PRIVÉ DANS i.'anciinm PÉNITENCE. '».J1

On a l'ait allusion plus haut a la incsui'c célèbre, et très discutée, de Nectaire \ patriarche de Constantinople, supprimant, vers 391 , lt- prêtre pénitencier de son Église, Cette mesure locale et temporaire était un pas vers la suppression

totale de la pénitence publique. Il devait s'écouler encore bien des siècles avant le règne de la discipline actuelle, où l'élément privé de la pénitence a fini par tout absorber. Nous ne rappelons ici la décision de Nectaire qu'à titre d'exemple, pour montrer le rôle reconnu de tout temps aux considérations df prudence dans la pondération des intérêts spirituels.

7° Traitement des relaps.

Le traitement des relaps, c'est-à-dire des chrétiens qui, après avoir passé par la pénitence publique, retombaient dans une faute grave, est bien la partie la plus obscure de l'ancienne discipline pénitentielle. D'un côté il est hors de doute que la pénitence publique ne leur était pas offerte une seconde fois; de l'autre, nous savons très bien que l'Église ne désespérait pas deux tant qu'ils vivaient, et, à l'heure de la mort, faisait volontiers fléchir les règles ordinaires. En d'autres termes, ils étaient exclus, leur vie durant, du bienfait de la communion des fidèles et du bienfait de la pénitence publique; ils en étaient exclus, pour en avoir abusé2; mais

des divers degrés de la Pénitence, et mesme L'exercice public de la Pénitence qui n'estoit commun ny à toutes sortes de personnes, comme aux ecclésiastiques, ny à toutes sortes de crimes, comme aux adultères des femmes, et qui estoit aysément changé lorsqu'il s,. rencontroit des raisons importantes qui le rendoient ou périlleux ou impossible. »

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