LA PRATIQUE DES AI'ÛTKES
discutable; car ailleurs les Actes donnent le nom de croyants à de simples catéchumènes1. A supposer même qu'il s'agisse de baptisés, il y a lieu de se demander si l'aveu qu'ils faisaient de leurs fautes était le préliminaire d'une rémission par le ministère des apôtres, ou un simple geste de pénitents, comme celui dont les disciples de Jean-Baptiste avaient donné l'exemple 2. En présence de ces doutes, nous n'insisterons pas sur les relations possibles de ce texte avec la rémission des péchés commis après le baptême3.
L'épitre de saint Jacques a des promesses de pardon pour tous les pécheurs qui s'humilient '. « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos coeurs, irrésolus... Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous exaltera. » Et plus loin, après avoir recommandé l'onction des infirmes"' : « La prière de la foi sauvera le malade; le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, ils lui seront remis. Confessez donc les uns aux autres vos péchés, et priez les uns pour les autres, afin d'être guéris : bien puissante est la prière fervente du juste. »
L'épitre de saint Jude préconise, elle aussi, la compassion pour les pécheurs0 : il en est qu'il faut arracher au feu de l'enfer; il en est qu'il faut sauver d'eux-mêmes en leur inspirant la crainte et la haine des souillures de la chair.
Coloniae, 1619, t. III, p. 1140 sqq. ; Corluy, Spicilegium doginaticobiblicum, t. II, p. 444-448, Gand, 1884. — Des protestants se sont rangés à cette opinion, ainsi H. J. Holtzmajvn, Apostelgesc/iic/ite3, p. 122, Tiibingen et Leipzig, 1901.