Mand., iv, i
et n'admet pas, à l'avenir, au moins pour certains péchés, de pardon possible après le baptême1. D'autres pensent au contraire qu'il incline vers l'école bénigne2 et qu'il accepte dans toute son étendue le principe de la rémission des péchés après le baptême; cependant ils refusent parfois d'étendre à l'Église hiérarchique ce qu'ils reconnaissent être le sentiment personnel d'Hermas.
Cette option, si elle était exclusive, nous paraîtrait peu défendable. La peine même qu'on éprouve à préciser la position d'Hermas au regard des deux écoles divergentes, invite à réfléchir, et si on prend le parti de le rattacher à l'école rigide, on aura fort à faire pour équilibrer la doctrine de ce IVe commandement. Car c'est une ligne de conduite pratique en tout temps, qu'au nom de l'Église le Pasteur proposait tout à l'heure 3 aux époux chrétiens, les avertissant qu'après le baptême il y a une pénitence en perspective, mais rien qu'une'1. Si au contraire on le rattache à l'école bénigne, comment expliquer l'approbation formelle donnée à l'école contraire? Par la nécessité de maintenir des principes auxquels, par une très spéciale permission de Dieu, il serait dérogé pour une fois? Mais, encore une fois, la ligne de conduite qui vient d'être tracée aux époux chrétiens n'est pas une règle d'exception, mais jouit d'une valeur durable. Il y a donc lieu de tenter une autre explication. Elle n'est