‹ L'édit de CallisteChapitre 41 sur 252 · Cf- Sim.,v, 6, 1-4; ix · texte numérisé non relu

Cf- Sim.,v, 6, 1-4; ix

4. Mand., iv, 3. Nous traduisons en tranchant quelquefois le mot; les détails de la traduction seront justifiés ci-dessous.

qui a reçu le pardon de ses fautes, ne devrait plus pécher, mais demeurer dans l'innocence. 3 Mais puisque tu veux savoir le dernier mot de tout, je te découvrirai encore ceci, non pour encourager [à pécher] ceux qui désormais croiront ou qui déjà ont cru au Seigneur. Car ceux qui déjà ont cru ou qui croiront n'ont pas [en perspective la pénitence de leurs fautes [ultérieures], mais bien le pardon de leurs fautes précédentes. '* Donc, pour ceux qui ont été appelés avanl ces jours, le Seigneur a établi une pénitence : car connaissant les cœurs et prévoyant toutes choses, le Seigneur a vu la faiblesse humaine et l'astuce du diable, ses entreprises funestes et ses attentats contre les serviteurs de Dieu. 5 Le Seigneur plein de miséricorde a eu pitié de sa créature ; il a établi cette pénitence et m'y a préposé. " Mais je te le dis : après ce grand et solennel appel [du baptême], si quelqu'un, cédant à une tentation du diable, pèche, il a [en perspective] une pénitence; mais s'il retombe indéfiniment pour faire encore pénitence, qu'il n'en espère pas de fruit : son salut est, bien compromis. — " Je lui dis : Vous m'avez rendu la vie, par ces paroles si précises. Je sais maintenant que si je ne retombe plus dans le péché, je serai sauvé. — Oui, dit-il, et tous ceux qui feront de même.

Une nouvelle question d'Hermas provoque cette dernière affirmation du Pasteur ' :

Tes fautes précédentes te seront pardonnées si lu gardes mes commandements; et tous ceux-là seront pardonnes qui garderont ces commandements et marcheront dans cette innocence.

Il faut relire attentivement cette page très discutée.

Le Pasteur nous apprend, d'abord, que certains docteurs ne reconnaissent qu'une pénitence, celle qui prépare au baptême. Un peu plus bas, il annonce, pour ceux qui ont péché après le baptême, une seconde pénitence, d'ailleurs non renouvelable, mais accordée pour une fois par la miséricorde divine. Ces deux assertions ont paru se heurter, et de ce heurt on a souvent conclu à l'existence, dans l'Eglise contemporaine d'Hermas, de deux courants doctrinaux, l'un plus rigide, l'autre plus indulgent. Selon les docteurs de l'école rigide, il n'y avait pas, après le baptême, de pénitence suivie de pardon. Selon les docteurs de l'école bénigne, il y avait, après le baptême, une pénitence et un pardon. A laquelle des deux écoles appartenait Hermas? Là-dessus on se partage. Les uns pensent qu'Hermas incline vers l'école rigide

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