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CONCLUSIONS. Sllt BERMAS. 99
aucun mauvais désir; compter que, si l'on persévère ainsi dans la crainte de Dieu et dans l'abstention de toute œuvre mauvaise (èàv... è"ptp«feutfY] y.r.'z r.y:r.'zz icov^poU ~py.-;[).y.-.o: !, on vivra pour Dieu. » C'est là tout simplement le programme d'un christianisme intégral; il n'a rien de commun, que le nom, avec l'encratisme que, vers le même temps, Marcion proposait à sa secte naissante ' et qui comportait, entre autres rigueurs, la réprobation du mariage et le mépris de la création matérielle. Il est vrai que, postérieurement à cette appellation d'encratite, llermas reçoit encore de l'Église une invitation à considérer désormais son épouse comme une sœur'; mais cette invitation n'est point mise en rapport avec l'appellation préalable d'encratite; elle n'en est point une condition essentielle. L'encratisme proposé à tous par le VIIIe commandement du Pasteur n'est que la pratique fervente de la loi chrétienne. Il n'y a d'ailleurs ici aucun contre-coup perceptible dans l'administration de la pénitence. Ces précisions paraissent indispensables pour prévenir les malentendus auxquels peuvent donner lieu les multiples acceptions de ce mot. Le seul encratisme dont on rencontre la trace dans le Pasteur, est affaire de ferveur personnelle, non de discipline ecclésiastique.
Parmi les pécheurs qu'il stimule, les impudiques et les apostats semblent, de tous, les plus gravement compromis. Nous savons déjà comment il parle aux impudiques. Quant aux apostats, la sévérité de son langage peut donner à croire que tout est perdu. Nous les avons rencontrés dans cette région de mort qu'est la première montagne3 : omomaxat
1. Tertlllien, Adv. Marcionem, I. 29; IV, 34. Voir noire Théologie de Tertullien, p. 160 sqq.