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L'éducation dans la province de Québec

«L'éducation étant le plus grand bienfait dont un gouvernement puisse doter un peuple, je me propose d'aider dans une plus large mesure cette noble cause. Aussi, je reconnais qu'il faut accorder une plus large somme pour l'instruclion primaire, dans les municipalités pauvres, et pour l'avantage des classes ouvrières de nos villes. Il faut aussi venir au secours des instituteurs et institutrices qui, pour la plupart, ne reçoivent pas une rémunération suffisante pour les services qu'ils rendent, et, enfin, il faut favoriser de toutes les manières possibles l'instruction publique dans notre province.»

Ces paroles, aussitôt répétées dans toute la presse, firent le sujet de longues discussions sur notre système d'éducation, et l'esprit de parti s'en mêlant, ces discussions donnèrent lieu à beaucoup d'exagération sur les résultats de l'enseignement dans la province de Québec. Au milieu de ses occupations multiples, le premier ministre suivait attentivement cette controverse, cherchant à découvrir les lacunes véritables alin d'y remédier le mieux possible. Et le public attendait avec impatience l'action du gouvernement. A la séance de l'Assemblée Législative du 7 janvier 1897, le premier ministre énonça sa politique dans un discours que la chambre écoula attentivement at applaudit avec enthousiasme.

Cette politique consiste à encourager les instituteurs et institutrices au moyen d'un bonus, à aider aux muni»

cipalités pauvres à répandre l'instriiction parmi la cla??6 ouvrière, et à procurer aux enfants les plus pauvres ou nf^cessiteux l'usage gratuit des livres de classe. C'est ce que le public sage et éclairé demandait.

En même temps, le premier ministre profitait de Toccasion pour démontrer les avantages de notre système d'éducation, en comparer les résultats avec Ontario qui sont tout à notre avantage, enfin pour rétablir notre position sous son vrai jour.

Nous croyons faire plaisir au public en remettant sous ses yeux les paroles si sages et si éloquentes prononcées par l'honorable M. P'iynn en celte circonstance, telles que rapportées par la presse.

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