‹ L'éducation dans la province de QuébecChapitre 3 sur 3 · APPRÉCIATIONS · texte numérisé non relu

APPRÉCIATIONS

Ce discours, eut un immense retentissement dans la province, et lenthousiasme qu'il souleva dans la chambre se communiqua à la presse. Le Pionnier de Sherbrooke, redigo par M. Chicoyne, député de Wolfe, disait •

« Les résolutions concernant le nouveau fonds d'ins Iruction élémentaire ont été présentées, hier, devant la Chambre d'Assemblée par l'hon. premier ministre, qui profila de la circonstance pour prononcer un discours magistral, dont les échos du pays ne manqueront paa de retentir.

« Après avoir exposé le but pratique de cesrésolutions, qui consiste à venir en aide aux instituteurs et aux institutrices les plus méritants, M. Flynn prit la défense de notre système scolaire et sut démontrer, d'une manière victorieuse, que notre province est loin d'être en arrière sous le rapport de l'éducation des masses. Il insista en termes éloquents sur la nécessité de l'enseignement religieux dans les écoles.

« Sa parole fut, à plusieurs reprises, chaleureusement applaudie.»

U Evénement exprimait comme suit sa satisfaction :

I Lorsque peu de temps après son avènement au poste de premier ministre, l'hon E. J. Flynn, annonça le programme que son gouvernement se proposait lie suivre et de soumettre à l'électorat aux prochaines élections provinciales, on constata avec beaucoup de satisfaction que le nouveau chef du gouvernement de Québec avait inscrit en tète de ce programme l'importante question de l'éducation. Adversaires comme pirlisans l'en félicitèrent chaleureusement, car, partout, dans toutes les classes sociales, on désire depuis longtemps une action efficace de la part du gouvernement, à l'eifet de propager l'instruction publique, surtout dans les districts ruraux et parmi les classes pauvres.

I Le gouvernement va bientôt donner effet à son pro-

gramme relatif à l'éducation par le? résolutions que le premier ministre vient de déposer sur, letureau de la chambre. »

Donnnons la parole à la Presse, maintenant: I La direction que le gouvprneraenl donne à la réforme scolaire est évidemment la meilleure, c'est d'ailleurs la seule pratique et la seule qui ne dérange pas notre système scolaire actuel, bon en soi, mais restant inefficace faute de ressources. L'augmentation de $10,000 par année dans les subventions aux municipaiitéj pau-vres permettra à ces dernières d'augmenter les salaires des instituteurs et des institutrices. C'tst là le point à atteindre, le progrès à réaliser. Le gouvernement ne pouvait agir plus directement dans cette voie, sans empiéter sur l'auloEomie des municipalités scolaires, à qui la loi donne le contrôle des fonds destiné.'» a l'éducation élémentaire.

I L'aireclation de $24,000 au maintien des écoles du soir et à l'enccuragement de l'enseignement technique aux ouvriers des villes, est une preuve de la sympathie pratique que ressent le chef du gouvernement pour la classse ouvrière. Nous croyons que cette mesuie sera appréciée à sa pleine valeur par ceux qui en auront le bénéfice. >

Le S(ar, pas plus tard que le S mars, produ t de nouveau la politique d'encouragrment à l'éducation dans les fermes suivants :

« Le programme Flynn pour venir en aide à l'éducation élémentaire dans notre province, possèie le triple mérite de la stabilité, de l'efficacité et de la célébrité. Il est stable parce qu'il repose sur un gi'^néreux ociroi de terre dont la valeur toujours augmentant cou'era sans cesse comme d'une fontaine inppuisable pour leucoiilrer les demandes allant toujours augmentant des écoles. 11 sera effectif parce qu'il aide l'éducation, la bourse à la main ; et dans un cas semblable l'argent est l'argument le plus convaincant. Ceux qui s'y connaissent en fait d'éducation auraient bien des améliorations à apporter qui seraient d'un grand avantage aux écoliers si seulement ilsavaient de l'argent. Puis le programme promet la celé.

.Tîté en ce qui n'attendra pas après le revenu de l'octroi .en terre puisque un vote immédiat de $50,000 par année est appliqué saus délai à l'amélioration de l'éducation. Voilà un pas immense dans la bonne voie et il pourra être suivi d'un autre avec profil aussitôt que nous pourrons nous le permettre.

Le Courier du Canada disait à son tour :

c Après avoir expliqué que le but du gouvernement n'était pas de détruire l'état de chose existant, mais de le perfectionner, M. Flynn a donné un aperça de ce que le gouvernement se proprose de faire pour arriver à ce perfeclionnemeiit. Cinquante mille piastres seront afTectées à encourager les iiislituluteurs et les institutrices, & aider les municipalités pauvres, etc.

«Puis le premier ministre justifia le système actuel des reproches qu"on lui fait. Il a signalé l'erreur de ceux qui, voulant jug<er notre système d'éducation, ne cherchent qu'à lui trouver des défauts sans tenir compte des bons côtés. C'est ce parti pris qui conduit aux conclusions fausses que l'on tire des comparaisons faites à un point de vue spécial.

t S'armant de la statistique, le premier ministre a victorieusement combattu le raisonnement de ceux qui prétendent que nous ne pouvons pas nous comparer avec Ontario Au contraire, ia comparaison nous est avantageuse et il ressort de celte comparaison que nos écoles sont beaucoup plus fréquentées que celles d Ontario.

I Le premier ministre a aflirmé aussi éloquemmenl le principe de l'enseignement religieux dans les écoles.

cil a rendu un hommage éloquent au dévouement des prêtres et religieuses enseignant dans nos collèges et couvents.

« En un mot, il a fait un exposé magistral de la question qui lui a valu les applaudissements ur.animes de la chambre. »

Enfin, la Setmine Religieuse de Q ébec s'exprimait ainsi :

« Le premier ministre de la Province de Québec vient de prononc*^r sur notre système d'inslruclion publique, un discours qui fait honnt^ur à sa foi et à son patriotisme. Il a parlé en homme d'Etat Nous le remercions, en .particulier, du tribut de reconnaissance qu'il a payé à inos communautés religieuses. »

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