‹ L'éducation dans la province de Québec [microforme]Chapitre 10 sur 14 · RE · texte numérisé non relu

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piastres, ce n’est pas 100,000 piastres, qui suffiraient. Il faudrait un crédit beaucoup plus considérable que celui que nous pouvons demander. À cette question se rattache celle de l’uniformité des livres. Il n’y a pas de doutque la diversité des livres, en pratique, néces site souvent des dépenses additionelles assez considérables, mais la tendance actuelle est de simplifier l’enseignement et nous croyons que l’action du surintendant, sur ce sujet, suffira à l'application du système le plus propre à rencontrer les besoins généraux de l’enseignement et les vues de notre population. Notre but n’est pas d’enlever des privilèges qui existent déjà et dont l'exercice a toujours été entourée de la plus grande prudence et de la plus grande sagesse. Nous ferons sous ce rapport ce que l'intérêt du public et l’intéret de la cause que nous voulons servir exigent, nous travaillerons à concilier autant que possible ces deux intérêts afin d'assurer davantage le résultat que nous cherchons à obtenir.

Le professeur est tout

M. l'Orateur, notre but étant défini, et les moyens que nous nous proposons de prendre

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pour y arriver étant indiqués, il me sera bien permis d'ajouter quelques mots sur l'éducation en général dans notre province. Et, d'abord, j'appuie surtout sur la position des instituteurs et des institutrices parce que je suis convaincu que le premier objet de nos efforts doit être d'assurer d’excellents maitres à nos enfants. J’attache la plus grande importance à ce sujet Le professeur est tout dans r’école. On peut dire : tel professeur, telélève. Si vous n'avez pas un bon professeur, un professeur dévoué, aimant sa profession, en comprenant la responsabilité et les résultats, vous n’aurez que des élèves médiocres. Même avec des élèves de talent, si le professeur ne posède pas toutes les qualités voulues, le résultat sera maigre. Les élèves pourront peut-être avoir un succès momentané, mais, sortis de l’école, règle générale, ils ne réussiront pas d’une façon permanente. Au contraire, un professeur peut changer la nature la plus ingrate en un homme utile pour la société. Il en est de la nature intelligente come de la nature matér.clle : de même que celle-ci se transforme sous l’action du travail de l'homme, de même aussi la nature intelligente peut être changée et transformée sous

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l’action du professeur (Appls.) M. l'Orateur, les paroles que je vais citer sont bien connueset elles sont vraies: «Dieu est l’ouvrier le plus puissant, le plus habile, le plus nécessaire de l'éducation». Je souscris à ces paroles dans toute la sincérité de mon cœur, mais c’est avec la même sincérité que je dis : «Après Dieu, le professeur est l’ouvrier le plus puissant, Le plus habile et le plus nécessaire à l'éducation »

(Appls. répétés). Sans de bons professeurs, nous ne pouvons pas réussir.

Je tiens donc avant tout à la compétence des professeurs. Et j'exprime de nouveau mon regret de ne pouvoir faire davantage pour nos instituteurs et nos institutrices ! Maïs, ici, M. l’Orateur, il me sera bien permis de faire un pas de plus dans l'énoncé de da politique du gouvernement et de dire que dans un avenir aussi rapproché que possible, nous espérons pouvoir compléter ce que nous commençons aujourd’hui. Aussitôt que nos ressources financières nous le permettront, nous désirons aider encoré davantage à l'éducation afin que la province de Québec que nous aimons tant n’ait rien à envier aux provinces qui l’environnent et même aux autres pays,

C’est notre désir le plus ardent, parce que nous considérons cette question comme la première et la plus importante pour le bonheur de notre population. (Applaudissements.)

Un motsur l’enseignement technique. Nous avons déjà encouragé ‘cet enseignement en donnant $2,500 par année pour cinq ans peur les cours du Monument National, ce qui porte à $12,500 notre subvention à cette école, $3,000 par année au Conseil des Arts et Manufactures, et 25,000 piastres cette année pour les écoles d'agriculture. On nous domande aussi de venir en aide à l’école polytechnique de Montréal et l’on nous dit que cette école ne peut occuper plus lôngtemps la bâtisse qui lui sert actuellement de local. Nous répondons aux besoins les plus urgents, mais nous comprenons la responsabilité qui nous incombe dans des cas comme celui-là et nous verrons ce qu'il y a à faire à ce sujet pour le grand bien gé-

néral.

Maintenant, M. l’orateur, comment cet ar-

gent sera-Lil distribué ? Je réponds sans hésiter que nous reparlirons Cet argent équitablement. Nous n'oublions pas qu ilyaici une population catholique et une population pro-

tesiante, et nous croyons qu’elles peuvent ‘“e fier au gouvernement de cette province. (Eccutez! Ecoutez!) Justice sera acccordée à chacune d’elles (Applaudissements).

Je m’attends à une objection et je vais au devant de cette question. Répoandez-vous, nous dira-t-on peut-être, répondez-vous à l’attente du public, par cette loi ? N’y a-t-il pas d’autres réformes à faire et ne parcourez-vous pas des sentiers déjà battus ? Eh bien, il est aussi bon que nous nous entendions tout de suite sur ce sujet.

Le système aci. , est bon

Devons-nous, M. lOrateur, toucher au système ou au principe même de notre éducation ? Nous ne ie croyons pas, nous croyons au contraire que ce principe est bon. Notre mission n’est pas de briser et de détruire, notre mission esi d’édifier (Appls.) Mais, acceptant ce système comme bon en lui-même, nous voulons l'aider, nous voulons le développer, nous voulons le favoriser, nous voulons l’encourager, nous voulons lui donner les moyens de se perfectionner (Appls. répétés.) Voilà notre but véritable. Dans notre marche vers ce but, M. l’Ora-

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teur, nous rencontrons trois opinions. L’une dit que tout est bien, que tout est bon et qu’il n’y a rien à faire ; l’autre répond que tout est mal et qu’il n’y a de remède possible que dans l’abolition du système actuel. Entre ces deux opinions diamétralement opposées se place la troisième, qui accepte le fait accompli mais qui reconnait en même temps la nécessité de suppléer à ce qui manque et qui demande un plus grand développement, une plus graude perfection. Nous acceptons cette dernière comme plus près de la vérité. M. l'Orateur, loin de moi la pensée de vouloir toucher à des questions brülantes qui font le sujet de contreverses ici et à l'étranger et qui causent un tort incalculable à l'avenir du pays; mais je sens qu'il est de mon devoir de dire que sur ce sol si fécond pourle bien de la provin”e de Québec, il n’y a pas de place pour l’école sans Dieu (Appls. répétés). Notre peuple ne voudrait pas de l’école sans enseignement religieux. Et quand je dis notre peuple, je parle au nom de toute la province, sans distinction de races ou de croyances, car je sais que, dans la province de Québec, catholiques et protestants s'entendent parfaitemeut sur ce point;

tous admettent la nécessité de l’enseignemerit religieux dans l’école. (Ecoutez! Ecoutez!) Cela n’est que juste, d’ailleurs. Le principe contraire est inadmissible, non seulement au point de vue des catholiques, mais aussi au point de vue des protestants, car de christianisme qui est le fondement de nos lois et de nos institutions en général, est reconnu par. tous. Qu'est-ce que léducation ? C’est le développement, le perfectionnement des facultés de la nature humaine. Or la nature humaine est tout harmonie, et pour que. l'éducation soit complète et fructueuse, il faut nécessairement qu'elle réponde aux grandes règles qui composent cette harmonie. L'éducation de lhomme doit donc être intellectuelle, morale et

physique : intellectuelle pour ouvrir son intel-

ligence, morale pour parler à son âme et physique pour répondre aux besoins de son corps en développant ses forces et én suivant généralement tout ce qui se ‘rattache aux lois de l'hygiène (Appls. répétés). Voilà quélle doit être l'éducation de l’homme pour développer chez lui les facultés que la Providence lui a données. Ce n'est qu’én prenant ces principes pour base de l'enseignement que l'on peut espérer

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atteindre le résultat que tout législateur doit avoir en vue, c’est-à:dire faire de bons citoyens, utiles à leurs semblables et utiles à leur pays. Mais nous ne pouvons pas arriver à ce résultat seuls. Un illustre légiste a dit : « l'Etat assiste la famille et ne la supplante pas.» Nous prenons ce principe pour guide et nous continuerons dele faire connaître, aimer et respecter dans cette province comme il l’a été dans le passé. |

Mes paroles feront sans doute le sujet d'un débat dans la presse, et elles donneront probablement lieu de revenir sur des discussions

déjà commencées depuis quelque temps.

Eh bien, M. l'Orateur, sans vouloir faire allusion ? à ce qui'a été dit daus le public à ce sujet, je prendrai la permission de dire que, généralement, quand on traite ces questions, on

ne se soucie pas assez de rendre justice à ceux

qui sont chargés de diriger l'éducation dans notre province. Et comme en définitive on jette la responsabilité de tout ce qui arrive sur le gouvernement, je profiterai de cette occasion pour en dire un mot. Ily alà un défaut qui provient, je crois, de ce que l’on envisage ces questions avec trop de parti pris. Ce n’est pas

le moyen de rendre justice à qui justice est due. L’on ne regarde qu'un seul côté de la médaille, l’onne cherche que les points faibles, et quand on les a trouvés on s’empresse de le crier bien haut. Ce n’est pas ainsi que je comprends le devoir d’un canadien, d’un pa- | triote, et, pour descendre dans une arène en- A! core plus retrécie, je dirai que je ne com- | prends pas ainsi le devoir d’un citoyen. C’est : là l’œuvre d’un homme toujours disposé à voir | tout en noir. Jugées à ce point de vue, M. l’O- | rateur, bien peu de choses trouveraient grâce devant la critique. J'aime mieux me laisser guider par la bonne foi, j'aime mieux voit les deux côtés de la médaille. Si vous êtes animés de ces dispositions, je le dis sans crainte: étudiez notre système d'éducation tel qu'il existe et, à côté de quelques défauts, vous y trouvehi rez d'immenses avantages et de nombreux

M bienfaits dont la population de notre province

recueille déjà les fruits (Appl.) Oui, M. l'Orateur, | notre système d'éducation a proue infini-

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Les statistiques que l’on a citées pour établir le contraire ou au moins pour diminuer les résultats obtenus, ne nous rendent pas justice.

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En supposant que les chiffres donnés soient exacts, je dis encore qu’elles ne nous rendent pas justice parce qu'elles ne tiennent pas compte des circonstances de lemps, de lieux, de mœurs, d'institutions et aussi des conditions financières de notre population.

Différences de temps—A vrai dire, MlOrateur, notre système d'éducation ne date que de 50 ans. Est-il juste de dire que dans ce court espace de temps, nous n’avons pas fait de progrès. Ceux qui discutent cette question sont obligés d'admettre qu'il y a eu des progrès importants. Depuis 10 ans surtout l’éducation s’est répandue beaucoup dans notre province. Mais l’on dit que le progrès n’a pas été le même partout et que dans certains endroits la condition intellectuelle de notre peuple ne s’est aucunement améliorée. Eh bien, c’est ici que l’on devrait tenir compte des différences de lieux. La province de Québec couvre une immense étendue de terrain comprenant des régions considérables où la population est très éparse, comme sur la côte nord, dans la Gaspésie, dans la vallée de la Gatineau, dans le uord de Montréal, dans la région du St-Maurice. Pour la population de ces régions

conséquent plus à la portée de tous les enfants.

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l'accès aux écoles est une chose importante à considérer, Il est impossible d’exiger d’elle que ses enfants fréquentent l’école aussi assidument que dans les autres endroits où l’accès est plus facile. Bien souvent les enfants ont plusieurs milles à faire pour se rendre aux classes. Dans la saison d'été cela se comprend, et cependant il faut admettre que c’est une distance encore assez considérable à parcourir pour les plus jeunes. Maïs dans la saison rigoureuse de l’hiver peut-on exiger de ces enfants une assiduité aussi fidèle que pour leurs camarades mieux favorisés sous ce rapport.

Ontario et Québec

Ontario est ordinairement le point de comparaison à côté duquel on place Québec..

Même défaut dans cette comparaison : on ne tient pas assez compte de la différence des lieux. Ontario a 24 villes dont la population est de plus de 5,000 âmes, tandis que Québec n’a que

41 villes dont la population dépasse 5,000 âmes.

Vous voyez immédiatement la différence qui pourrait exister dans l'assistance aux écoles, Gar il va de soi que là où-la population est plus dense les écoles sont. plus nombreuses et par

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Dans les onze villes de la province de Québec il y a une population de 308,224 âmes tandis que les 24 villes de la province d’Ontario comptent une population de 486,163 âmes ou une différence en plus pour Ontario de 177,919 âmes. Il ne serait donc pas étonnant de voir l’assistance plus nombreuse et plus assidue aux écoles de la province sœur qu'aux écoles de la province de Québec. Ici, nos enfants ont souvent plusieurs milles à parcourir, comme je le disais il y a un instant, et leur manque d’assiduité en certains cas s'explique par la force des circons. tances. Eh bien, M. l’Orateur, malgré ce désavantage, je ne crains pas de faire la comparaison avec Ontario. (Ecoutez ! Ecoutez !) Prenons d’abord la province de Québec. Il y a dans notre province 328,420 enfants de 5 à 16 ans, et le total des élèves inscritsaux écoles, est de 303,619. Or, savez-vous quelle est la moyenne de l’assistance dans nos écoles ? La moyenne est de 230,419 ou de 76 pour cent.

Ontario, maintenant. Et pour que l’on ne m'accuse pas de partialité à l’égard de la province de Québec, je puise mes renséignéments pour la province sœur dans le rapport du ministre de l'éducation pour Ontario, année 1895,

page 14. La population scolaire d'Ontario est de 593,840. Sur ce nombre il y a 480,979 enfants de 5 à 21 ans ; j’attire l’attention sur ces chiffres qui sont la base des statistiques scolaires d'Ontario et qui favorisent l’assistance plus considérable aux écoles. Maintenant le nombre total des élèves inscrit est de 483,203. Or l'assistance moyenne dans Ontario n’est que 268,334, ce qui forme un percentage de cinquante-six pour cent ; soit vingt pour cent moindre que dans la province @e Québec. (Applaudissements.) Ces chiffres que je viens de donner pour la province d’Ontario ne comprennent pas les élèves des High Schools, au nombre de 23,523, dont l'assistance moyenne n’est que de 14,463, ni les élèves des écoles Normales, au nombre de 1,178. Ces statistiques se passent de commentaires, elles démontrent éloquemment que malgré les difficultés qu'ils ont à surmonter nos pauvres enfants rivalisent de zèle avec ceux ces autres provinces pour suivre leurs classes.

Ecoles protestantes et écoles catholiques

* Si l’on veut plus de détails encore, monsieur l'Orateur, je compareral l'assistance aux écoles

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protestantes et aux écoles catholiques dans notre propre province. La moyenne de l’assistance aux écoles élémentaires catholiques est de 71 pour cent et celle des écoles protestantes est de 74 pour ceut. Pour les écoles modèles catholiques nous sommes à“la tête avec une assistance moyenne de 83 pour cent et les protestants figurent pour une moyenne de 79 pour cent. Je ne mentionne pas ces faits pour exciter la jalousie, mais simplement pour donner à chacun ce qui lui est dû, D'ailleurs, il ne peut être ici question de jalousie, puisque, si d’un côté Les protestants nous dépassent de quelques points dans les écoles élémentaires, nous sommes enavant d'eux de quelques points aussi dans les écoles modèles: On peut dire que sur ce point nous nousentretouchons. La jalousie n’est pas à craindre, il n’y a plutôt qu'une louable éinulation dans la plus noble et la plus sacrée des causes. (Applaudissements.) Cèés chiffres nous font honneur, et je n'hésite pas à dire qu’ils peuvent subir avantageu$ement la comparaison avec ceux des autres pays. J'ai tenu à faire cette comparaison afin de démontrer comment l’on est souvent injuste en LA une question qu’à un seul point

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de vu. Dans ces chiffres et ces comparaisons nous avons la preuve que sous le rapport de l'assiduité aux écoles nous avons fait des progrès sensibles.

Le concours des institutions religieuses

Je désire aussi attirer l’attention de la chambre sur un autre point, en passant. On nous dit que la province d’Ontario fait plus que la province de Québec pour l'éducation, et l’on base cet argument sur le montant d’argent donné à cet fin, par le gouvernement et les municipalités, dans la province de Québec.

Cela n’est pas juste, et voilà où l’on oublie de tenir compte de la différence des mœurs et des institutions.

Le gouvernement et le; municipalités de la province de Québec dépensent moins pour l'éducation que la province d’Ontario, oui, mais ici nous avons les communautés religieuses qui suppléent à l’action du gouvernes ment.

Nous avons les couvents et les collèges qui donnent l’éducation à un prix très modique, et dans certains cas presque gratuitement. Si nous n’avions pas ces institutions pour nous

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aisons aider dans une très large mesure, nous serions ort de obligés de faire comme dans Ontario. C’est-àt des dire que la province et les mnnicipalités devraient augmenter leur budget de l'éducation. "M Mais c’est manquer de justice à l'égard de ces institutions que d'oublier les services éminents cham- qu'elles rendent à notre population dans la 1 nous sphère de l’enseignement, et, pour ma part, je que la croirais manquer à mon devoir si je ne leur en t l'on exprimais pasici, au nom du gouvernement, la argent reconnaissance la plus complète pour tout ce et les qu’elles ont fait dans ce sens. Sans leur généuébec.

reux concours et leur dévouement inaltérable, nous serions obligés de donner le triple de ce que nous donnons aujourd'hui pour l’éducation.

Les progrès accomplis

Prenant tous ces faits en considération, M.

l'Orateur, peut-on dire qu’il n’y a pas de progrès dans la proviuce de Québec. Je ne discute pas en ce moment le système actuel, je parle seulement des résultats qu’il a donnés. Et, je le répète, peut-on dire qu'il n’y a pas de progrès dans la province de Québec? Non. IL y a progrès. Je l’ai constaté moi-même dans

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