‹ L'éducation dans la province de Québec [microforme]Chapitre 11 sur 14 · FT TA · texte numérisé non relu

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| mes voyagas à travers la province, et le surin- “à tendant le constate lui anssi dans son rapport. | Lisez la page 16 de ce volume et vous verrez qu'il y a progrès dans le nombre des élèves, dans le percentage de l'assistance, dans l’augmentalion des traitemouts, dans le nombre des instituteurs brévetés. Il n'y a plus que 680 dustituteurs qui ne sont pas brévetés. Ilya progrès aussi dans une autre direction. Je Constaie avec plaisir que dans plusieurs maïisons d'éducation de cette province et même dans plusieurs écoles, lon ajoute au program- | me des études, l’enseignement des travaux ma- | nuels qui sont d'une si grande utilité domestipl que. Cet enseignement est le complément du || | premier, Il mettra nos enfants en état de com- | prendre davantage la nécessité du travail bien ordonné et bien éxécuté.

Reconnaissance,

J'arrive maintenant à la partie la plus agréacle de ma tâche. C’est un devoir pour moi, et -ce devoir m'est doux, de dire un mot d’éloge à l'adresse de tous ceux qui s'occupent d'édu- Gation dans notre province,

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Il est injuste de refuser tout mérite à ceux qui se sont occupésofliciellement de l'éducation. Notre système n’est établi sur une base définitive que depuis 50 ans, et durant l’espace de temps qui nous sépare de cette époque ceux.

qui ont été chargés de remplir des fonctions: officielles se rattachant à l'éducation, ont rendw des services inappréciables. Le Dr, Meilleur, plus tard M. Chauveau, ancien premier ministre de notre province, et M. Ouimet qui occupe maintenant un siège dans une autre chambre, ont tour à tour présidé avec dignité aux fonctions de surintendant de l’Instruction Pau. blique dans cette province. L?ur mission, toujours délicate, fut parfois entourée d£ circonstances difficiles. Ils eurent à affronter bien des. préjugés et à combattre des mouvements hostiles. Ils ont passé à travers tout cela et ils nous. ont donné une œuvre qui nous fait honneur.

Je ne mentionne que les noms de ceux quisont disparus pour ne pas m’exposer à blesser la modestie de ceux qui exercent actuellement ces. hautes fonctions. En dehors du monde offlciel,. il y à aussi tous ceux qui se consacrent à l’enseignement supérieur. : Notre enseignement supérieur, notre enseignement classique est.

égal à celui des autres parties de la Puissance, et je pourrais dire même que l’élucation classique et universitaire en notre Province est supérieure sous plusieurs rapports à celle des autres provinces du Canada, C’est à ces foyers de la science que se sont formés tous les hommes de cette province qui ont figuré dans [la politique, dans le clergé, à la tribune du Parle. ment, dans la chaire religieuse, sur le banc au barreau, enfin dans toutes les sphères de l’activité humaine. Et, dites-moi, notre province n’atelle pas toujours figuré avantageusement à coté des autres provinces, sous ce rapport ? Je n'ai pas besoin de donuer de noms, la galerie des grands hommes de la Province de Québec est toujours présente à l’esprit de ses enfants. Nous avons eu et nous avons encore nos grands évêques, nos grands orateurs, nos grands législateurs,nos juges remarquables par leur science, leur intégrité et leur caractère, comme nous avons aussi nos avocats remarquables. Tous ces hommes sont sortis de nos col'èges ou de nos séminaires, soyons en fiers. (Applaudissements.)

Reconnaissance donc à ces maisous d’enseignement, à ces professeu's si dévoués qui

dépensent leur vie sans rémunération aucune dans l’œuvre toujours admirable de la formation de la jeunesse.

À côté de cet enseignement supérieur, dans une sphère plus humble mais bien importante aussi, nous avons nos instituteurs et nos institutrices qui pour une maigre pilance de $100, $150 ou $200 par année, consacrent leur vie à la tâche si difficile de l’enseignement. Leur mission est humbhle mais elle est noble aussi ; leur rôle n’a rien de l'éclat qui couronne quélque fois celui du haut enseignement, mais il est grand lout de même.

C'est à ces pauvres maîtres 6t maîtresses d'é.: coles que nos populations doivent de connai.

tre les premiers rudiments de l'instruction qui leur permettent de développer, d'enrichir et dagrandir le cercle de leurs connaissances.

Le temps est arrivé de reconnaître davantage le travail, les efforts et les sacrifices de cette classe importante de notre société dont le rôle n'est pas assez apprécié. (Applaudissements). Comment, M. l'Orateur, nous donnons $500 à 8600 à ur commis dans une banque ou une maison de commerce ordinaire, nous payons $400 par année au plus humble

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de nos messagers pour un travail pürement matériel, et quelle est la responsabilité de ces employés à côté de celle des instituteurs ou institutrices ?

L’instituteur doit non-seulement ouvrir et orner l'intelligence de. l'enfant, mais il doit encore et surtout coneourir dans la mission du père et de la mère afin que cette parole dù : légiste se réalise : «l’État assiste la famille et ne la supplante-pas » ; c’est-à-dire, afin que l’enfant retrouve au foyer de l'instruction les mêmes enseignements et les mêmes exemples qui doivent servir de base à sa vie pour être plus tard-un bon et honnête citoyen. (Appils.) L’instituteur et l’institutrice méritent donc tout notre respect, toute notre reconnaissance, toute notre admiration.

Mais je manquerais encore à mon devoir de :

premier ministre, si, en parlant de l'éducation, j'oubliais de rendre un hommage public à tous ces religieux et religieuses qui passent leur vie à donner à nos enfants le pain béni de l’éducation, sans autre espoir äe récompense ici bas, que la satisfaction d’avoir rendu service à la société et d’avoir contribué à l'honneur de la patrie (Appls.) Ah ! M. l'Orateur, arrivé à l’âge:

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