‹ L'éducation dans la province de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 4 · HARMONTÉ ENTRE LES RACES · texte numérisé non relu

HARMONTÉ ENTRE LES RACES

Vous savez tous que, dans In Province de Québec, ur une population totale de 2,004, 3 habitants, 1,60: : et 1,724,683 professent la religion catholique, Les catholiques sont donc quatre Vingtsix pour cent de la population,

9, sont d'origine français

En raison de la manière tout à fait équitable qui régit inistration scolaire, la meilleure intelligence règne

entre les habitants des deux races et des diverses croyances “

ieuses, Tous comprennent qu'ils doivent vivre dans l'harmonie; tous savent que la plupart des nations ont ét formées d'élé

ents hétérogènes comme leurs drapeaux

sont losmés de lumbeaux de

“oie où de laine de différentes cottours,

cousus ensemble,

La pierre ot là brique ne sont | deux sou employées duns los Costruetions metitiles et les plus solides,

Un peur de ciment: voix tout,

Eh bien! Je ciment

is hornogé Hess et tou

les plus onu Que fuut-ii pour les unir

N'a pus Htqué entre Pbigent li Province de Québec abord entre elles Un but conoun d'u

les deux rires OU se

CUT V x CONTE te axpirae 4 Loriner dans le Nord de Miagrifi Ie hatlon, sous

tion mime PAinéri jue une le protectorut le l'Anglet rre, y a de plus entre

les deux races une multitude d'intérits connus et

les crovunees relig “rabnent fondamentales, Tous Livre des livre s, et

‘UseS Coton croient à la Bible, à la divinité de Jésus-Christ, de I Tous ont reçu de prince; de charité, lice qu nt régénére

des na tons, 'onmmeDie les

oran le Fraternitt,

de tolérance ct de jus l'humanité ot qui peuvent j

unit Li où il a diversité Dieu note là où il I suffit de jeter un Coup d'ail sur le

de Et Province de Québec pour re lice et

duire le calme [à otilvale trouble, Ya discorde,

sVstèine scolaire lt majorité dns l'a lop- ‘ments qui placent toujours la minorit protsttute sur tn pied d'égalité pour toutes les d'u Eninistration générale et quelquefois de dan la répartition des alloc fs d'ducation,

Connaitre l'esprit de ju li générosité qu'a tiontrés tion des re

questions supériorité

tions affectées par PEtat pour

Nulle part ailleurs on ne peut trouver une loi Plus juste, mieux digérie, mieux Cquilibrée, dés dr its et des désirs le

Avec une Paifuite intelligence de l'étar Politique et religieux de la Province, on a Couçu un plan d'organisation à olaire qui itnifeste un égal re spect pour les droits

l scolaire plus soucieuse itinnes de à Minorit,

généraux de

nement national et pour la liberté éducationnelle des diver groupes ethniques.

Aussi les protestants de la Province sont unanimes à faire l'éloge de cette loi et de In générosité avec laquelle ils sont traités par leurs frères qui sont en grande majorité,

I x à à peine quelques mois, M. J. C. Sutherland, inspecteur général des écoles protestantes, écrivait une lettre publique dans laquelle il disait: “Dans la Puissince en général, on ne se rend pas compte conime on le devrait que nous, qui composons là minorité anglaise dans Québec, jouissons d'un Tome Rule absolu en matière d'éducation. L'organisation, la discipline, l'administration de nos écoles ne relèvent que des règlements qui sont adoptés par le Comité protestant du Conseil de l'Instruction publique. C'est ce comité qui décide quelles matières ct quelles langues devront être enseignées dans les écoles protestsntes,

Dans la même lettre, M. Sutherland ajoute que l'arfile 9 a été inscrit dans F'Acte de l'Amérique britannique du Nord pour sauvegarder les droits de la minorité proteslante de Québec. C'était la seule Province où l'on entretent des craintes sur le sort de la minorité, du moment que l’on abandonnerait la direction de l'éducation à l'aufurité provinciale,

Or, dit M. Sutherland, cet article qui à soulevé tant de difficultés dans les autres Provinces de la Puissance an cours des quarante-huit dernières années, la minorité protestunite de Québec n'a jamais eu besoin de l'invoquer pour fire respecter ses droits, Il a toujours {té honorablement “ct par l'inmense majorité romaine de Québec et, à mien avis, c'est un devoir qui incombe à tous les protestants de le reconnaitre.”

ire protestant du Conseil de l'instruction publique. écrivait

M. le Dr Parmelce, qui est actuellement le secrét

l'un dernier Qu'il n'y à pas au monde un système d'édutation produisant de plus heureux fruits ct

conçu avec fe plus juste idée de liberté et de patriotisme.

Le révérend M. J, W, Shaw écrivait: “Les catholiques ‘ie Québec, en matière d'instruction publique, nous trailent avec une générosit

à laquelle je me plais à rendre hommage, Nous contrôlons nos taxes: nous avons une Part généreuse aux allocations de Ja Législature: nous for-

PINS Nous-Mmêmes nos institutéurs et nous f

aisons nousinêmes tous les règlements que nous voulons pour nos écoles,”

Et cette largeur d'esprit qui à présidé à la confection ‘ie la loi des écoles actuellement en vigueur à toujours dirigé les hommes publics de la Province de Québec,

Déjà en 1827, l'anglais Labouchère disait en parlant des Canadiens-français: “Qu'on me montre donc une seule

loi faite par l'Assemblée de Québec contre les colons an-

glais !

Au cours des débats sur la Confédération, M. Rose, député de Montréal-centre, rendait cet éclatant témoignage aux Canadiens-français: “Nous, anglais protestants, nous ne saurions oublier que. même avant l'Union des Provinces, alors que lt majorité française avait tout le pouvoir, on Nous à accordé sans restriction tous nos droits à l'école

sparée, Nous ne “aurions oublier que jamais on n'a es- “avé de nous empêcher d'élever et d'instruire nos enfants à notre guise et que nous avons toujours eu notre juste part des subventions sous le contrôle de la majorité

SRE Cet toute facilité d'établir des écoles séparées Lt où nous l'avons voulu.”

Un Bistorien anglais. Castel Topkins, disait du svsté me d'éducation de la Province de Québec: “Ce système est absolument remarquable comme ayant C6 créé dans une Provi

ie duininte Par une race et une religion, et ce-

pendant conçu et pratiqué avec une équité parfaite envers la minorité,

IV à quelques années, le “Globe de Toronto, publiait un article dans lequel on lit: “Coux qui doutent que 4 population de la Province de Québec est e emipte intolérance religieuse des raicot étudier lt manière dont lt minorité protestante est traitée en ce qui concerne lé ducaiion, Les deux cent mille protestants de la Province ont on

ul cent seize écoles soutenues par le Gouvernement le contrôle du L'omits protestant du Conseil de l'Ins- {üuction publique. En outre, il Ya une subvention an nelle aux High Schools. aux écoles modèles, aux nead- Bite et aux collèges protestants, 11 v

et son

huit inspecteurs Protestints nommés par le Coinité et pavés par le Gouvermnt, De fait les protestants de la Province recoivent beaucoup plus que leur part des deniers affectés à l'Ins- Wüction publique, si l'on prend leur nombre comme point de comparaison.”

Déjà en 1864, d'après le rapport du Surintendant ors, la subvention accor

aux protestants pour l''ducation supérieure s'élevait à la Proportion de trente pour cent alors qu'une distribution établie sur le chiffre de leur population leur eût donné quatorze pour cent seulement,

Quiconque a étudié cette loi d'éducation sait que la majorité catholique et française ne songea aucunement à iinpeser à la minorité une formation intellectuelle qui lui répugnait, et qu'elle lui laissa toujours, dans la direction “ie ses coles, la plus grande liberté d'a tion. Elle à suivi à la lettre le sage conseil que Sir William Dawson donnait en IG aux membres de la “Provincial Association of protestant tenchers”: “TT faut bien <e pénétrer de l'idée que das un pays constitutionnel, on ne doit point vouloir im- POset aux autres ce qui ne leur convient pas et que ce n'est que par un sv

stème de concessions réciproques que l'on peut parvenir à de bons résultats”.

Tps

“Idée générale de la loi

L'ENSEIGNEM ENT PRIMAIRE

Maintenant voici une idée générale de cette loi de l'éducation dans la Province de Québec.

L'enseignement du peuple à été influences immédiates et v iqués. En tête de toute e le Conseil de l'In ue faire les règleme

avec raison soustraite

&UX po

ariables des divers partis l'organisation scolaire se Struction publique dont le rôle nts des écoles, de pré mes d'étude des école d'approuver le ment, ete,

est parer les program S primaires, de choisir les instituteurs, s livres, de Partager les octrois du Gouverne-

Ce Conseil est Composé

d'hommes hautement recomitandebles des différentes er

ances religieuses, Il se divise en deux sections OÙ comités form licmbres catholiques e conte à

s respectivement des t des membres protestants, 1 ses sessions distinctes, à sen secret

Chaque

omine son président et re. Tout ce qui concerne les & iaines est de ln

cules catholiques juridiction exclusive du Comité catho lique: tout ce qui concerne des protestants est de | proto

Particulièrement l'instruct a juridiction exclusive du Comitt ant Ce n'est que dans le « Fapportint aux deux Croy

as où des questions s ances religieuses doivent être disttes qu'ils se réunissent sous l

à présidence du Suvinten at de lnstruction publique

Le Surintendant est membre “ex officio Comité mais n'a droit de voter crovance religieuse à

de chaque que dans le Comité de la liquelie il appartient lui-même,

Chacun des Comités du Consei peut recevoir, par don: ou less, ou autrement, à titre gratuit. de lnmeubles dont il peut « d'éducation,

< Biens meubles ou

0er à son gré pour les fins

Tout legs fait au Conseil de l'instruction publique, sans que le testateur ait désigné le Comité auquel il est destiné, doit appartenir au Comité de la religion que le testateur professait lors de son décès,

Si le testateur n'était ni catholique ni protestant, le legs doit être partagé entre les deux comités d'après le chiffre respectif de la population catholique et protestante de la Province,

La Province est divisée pour les fins de l’Instruction, en circonscriptions territoriales qui portent le nom de muhicipalités scolaires,

Chacune de ces municipalités est régie par une Commission de cinq membres que l’on nomme Commissaires d'écoles,

Un nombre quelconque de contribuables qui ne professent pus la croyance religieuse de la majorité des habitants de la municipalité où ils résident, ont le droit d'avoir une Commission scolaire à part, régie par trois syndics d'école,

Les syndies d'écoles de deux municipalités adjacentes, incapables d'entretenir une école dans chacune Je ces mucipalités, peuvent s'unir et établir, sous leur administration colle ‘tive, une école située aussi près que possible des limites «le: deux municipalités de manière qu'elle soit accessible aux deux,

Même chaque fois que, dans un arrondissement, le: enfants des dissidents ne sont pas assez nombreux pour Qu'il x ait lieu d'y établir une écok, ceux-ci peuvent en fréquenter une de leur croyance religieuse sifuée dans un

arrondissement voisin,

Lorsque, dans une municipalité, la minorité religieuse se déclare dissidente, la majorité, gardant la maison d'évole, doit faire à cette minorité une remise dont le montant est établi au prorata de l'évaluation foncière des propriétés qui ont été taxées pour la constraire.

rie

Les Commissaires ont le droit tions sur les biens immeubles des co Pagnies légalement constituées, Poration dissidente dans la mubicipalité, taxes doit être partagé entre les « 41 prorata du nombre d'enfants ls respectives,

d'imposer des cotisurporations et des com- Quand il y a une cor-

le produit de ces “ommissaires et les syndics qui fréquentent leurs éco-

Les allocations accordées

par le Gouvernement doivent être reparties, chaque ann

ée, entre les écoles catholianellement au chiffre des

stantes de la Province, lors du dernier recencement,

Dans toute municipalité de la Prov professant la religion judaïque doivent laires à ia Corporation scolaire Comité protestant.

Pou* avoir une juste idée comme on t les droits de la minorité soient respectés, permettez-moi de vous citer une lettre que M. le Surintendant écrivait l’an dernier aux inspecteurs : “Cette année, leur disait-il, chaque fois que vous constaterez de la négligence chez les Commissaires Concernant l’enseignement de la langue ixtes, veuillez m'en informer immédiatement üprès la visite des écoles, par lettre spéciale. Prévenez les Commissa que, s'ils ne rendent pas justice à la minorité dans ler iunicipalité, qu’elle soit de langue française ou anglaise, je priverai leur municipalité de subsides du Gouvernement”,

Dans la Province de Québec, tous les enfants de sept à quatorze ans, doivent fréquenter l’école. Les parents de ceux qui n’y assistent Pas sont tenus au paiement intégral

s scolaires imposées par les Com-

ince, les personnes Payer les taxes scoqui est sous le contrôle du

ient à ce que

L n’y a peut-être pas d'obligation scolaire aussi forte

que dans certaines autres Provinces, La nécessité d’une

en

plus grande rigueur ne se fait pas sentir:

des enfants qui sont inscrite dans les écoles de la Province de Quélee et qui y suivent les classes, est plus grande que celle de la plapart des autres Proviives,

car lt moyenne

Dans les écoles de campagne:

ON enseigne aux en- * de l'agriculture, de cette science toute leur vie, On comprend que c'est à l'école que l'enfant reçoit ses premières impressions et

fant: les notions générale qui leur servi

qu'elles sont toujours vivaces:

que est à l'école que naf- {ra chez l'enfant le

soût d'une vocation qu'on lui aura üppris à aimer, à respecter et dont on lui aura fait comprendre les avantages,

Aussi les maîtres et les maîtresses cherchent à inspirer aux élèves, dans la mesure que comporte leur âge, le goût et l'intellisence des choses agricoles: ils s'efforcent de leur iaeukquer l'amour de leur future profession, de la vie des chape e{ le désir de ne pas la changer pour celle de la ville où de l'usine; ils initient les enfants aux connaiscners qui leur Séront indispensables Pour pouvoir plus tard lire

over fruit un livre d'agriculture. pour suivre avec fruit une conférence acricole.

Près des évoles, on à ce que l'on appelle des jardins scolaires: ce sont de petits lopins de terre sur lesquels les élèves, sous la direction des instituteurs et des institutrices, font de la culture potagère en miniature, La, jes élèves letient eux-mêmes la main à l'ouvrage, Non seulement ils doivent aider le maître où la maîtresse à cultiver le jar. din, mais on doit leur réserver des carrés ou des coins de terre dont ils ont l'entière responsabilité,

Le Département de l'Agriculture encourage ce mou fénient en fournissant à cha que école les graines et l'engrais chimique. Les élèves Jrdiniers reçoivent ausi des récompenses,

FE a aujourd'hui près de mille de ces jardins scolaires avec vingt inille élèves jardiniers.

Cotnme tous le SaVent, la natalité ext très forte dans li Province de Québec qui est le Pays où le nombre des haisstnces, rapport au chiffre de la population, aceuse Ja \aicui la plus élevée, De tous les Pays civilisés, cette Province est celle où l'accroissement naturel de là

Population est Ja Plus considérable.

Comme les enfants 0

nt nombreux dans les famille l'achat des livres de el

üsse devient une charge tout à Î lourde pour les parents, Aussi le en aide à ceux-ci et

Gouvernement vient atuitement aux clé

fournit gr.

écoles “lémentaires des livres pré Couscil de l'instruction 1 pétents,

ves des pürés, sous la direction du

ublique, par des si

ï istes con

Dans la Province de Québec, sur cent personnes

dé plis de cinq ans, quatre-vingt-sept à contre soixante-et-dix-huit ein 1904,

âgées

ävent Lire et écrire

L'administration des écoles public ues est contrôlée

l le À par des INSPECTEL RS d'écoles qui retoivent leurs ins. tustions du Surintendant.

Ces fonctionnaires s ME nonmnÉs par Je CGouve

tUX, [ls doivent être cinq ans au oins, être

nement,

eXumens spé

ägcs de vingt.

Porteurs de diplômes d'école suprée rieire: il leur faut encore avoir ensoi

€ durant ein jus alt Moins et ne Pas avoir quitté l'enseignement depuis pli: de cinq ans.

1 visitent les écoles deux fois l'an et lusbitutours ou institutrices une ain de Jeur lit}

donnent aux conférence Pédagogique eler leurs devoirs et de leur sienaler les ipection, [Is sont üdant les instituteurs qui avec le plus de x et d'intelilleurs résultats

défauts constatés au cours de leur jr tenus de mentionner au Surinte auront rempli leurs devoirs liéénteset Gblentr les me

üus leur ensei.

£hetnent,

I v a des primes offertes au mérite Par le Gouverne.

"ent. Elles provoquent une légitime émulation dans le

corps enseignant et elles ont produit des résultats appr cables; car les instituteurs et les institutrices qui y aspirent, en outre de l'appoint que ces primes apportent à leur traitement, prisent à sa valeur l'honneur qui accom- Payne cette distinction.

I y a des inspecteurs catholiques pour les écoles catholiques et des inspecteurs protestants pour les écoles protestantes,

\près vingt années de service, si le mauvais état de s1 santé le rend inapte à remplir sex devoirs ou dès qu'il « atteint l'âge de cinquante-six ans, l'instituteur a droit à une pension de retraite,

ès

Dans chaque district d'inspection, le Gouvernement accorde cinq primes aux municipalités qui font le plus d'effort: pour promouvoir l'instruction et ces primes pro- “oquent une louable émulation.

Deux journaux d'éducation sont publiés par le Gouvernement: l’un, “L'Enseignement Primaire”, publié en français et l’autre “The Record’ publié en anglais. Ces revues sont faites avec soin et sont adressées gratuitement à tous les instituteurs et institutrices de la Province auxels elles inculquent les notions pédagogiques les plus utiles et les plus saines. Pour les mêmes fins, chaque titulaire d'une école reçoit du Gouvernement des traités pédagogiques.

Pour avoir une juste idée du progrès scolaire fait dans la Province de Québec il suffit de comparer quelques chiffres,

Ainsi en 1905, il y avait six mille et quarante arrondissements scolaires et en 1915 il y en avait près de sept mille. Trois cent cinquante mille élèves fréquentaient les écoles en 1905: quatre-cent-cinquante mille les fréquentent aujourd'hui.

Pour l'avantage de CEUX qui n'ont pas suflisumment suivi les classes dans leur enfance, le Gouvernement a fond duns les villes et Jos Principaux villages de la Province, les classes du soir, L'an dernier, il Y en avait soixante et huit, suivies pur plus de sept mille élèves,

L'enseignement primaire dans la Provinee est séparé, testi-dire, les protestants comme les catholiques ont leurs Cvoles particulières : il est confessionnel, € st--dire, toute école primaire a la religion pour base,

Le: protestants comme les catholiques dans la Pro vince ent compris qu'il faut non seulement travailler à rendre les Lénérations nouvelles plus instruites, mais aussi

Qu'il font travailler à Jes rendre plus religieuses : Compris que lancer In jeun inilien du monde, c'est lancer

Us ont * ans principes religieux au NX Souvernail et sans pilote UU Vaisseau au milieu de la tempête, IS ont done voulu que les inaîtres donnent à leurs enfants, avec In science qui

est utile, la relivion qui est indispensable, avec l'instruction Qui est bonne, l'éducation qui est meilleure encore, Tous sont de l'avis de ce grand homme d'Etat pre ant M, Guisot, qui di ait : “instruction morale et g'euse ne doit Pas être comme le caleui, la géométrie, l'orthographe, une leçon qui se donne en Passant à une heure détermine, aprè

laquelle il n'en est plus question :

Ce QU faut c'est que l'atmosphère de

école soit morale ‘Ureligieuse, que la religion plane sur l'onse

‘Ignement tout Chticr et s'associe à tous les actes du maître et des élèves,”

Tous sont Convaineus que la religion demeure, au- Jotuid' hui comme à l'enfance des SOciCtés, un Puissant avent

de n

“alisation et d'éducation. Sur le roc de l'égoisine, sable de la frivolité, elle sème gr

atuitement la vertu ouement et, pour les maux de l'existence, elle à

lations dont nul autre ne pose le secret. Pour

de: CONS eux, la re

ion est et sera toujours la plus profonde come

ka plus ancienne base des soci

té humaines.

Une difficulté se présentait pour les protestants qui appartiennent à différentes sectes, Ils se sont entendus POUT approuver des livres dans lesquels se trouvent quelques chapitres de la Bible, certaines prières, des conseils pratiques sur lesquels personne ne peut avoir à redire, et ce sont ces livres que les instituteurs mettent entre les Mains de leurs élèves et qu'ils leur expliquent,

Sur ce sujet si délicat, M. le secrétaire protestant du Département de l'éducation écrivait au mois de d

combre ter: “IT peut paraitre étrange que des difficultés ne “aisent pus provenant où du zèle de quelques institutons sinetrement attachés à une secte quelconque ou en-

de:

core de questions posées pur des élèves, Comme question de fait, les instituteurs ont assez d'intelligence pour comprendre les conditions dans lesquelles ils se trouvent et use de bon sens pour agir

avec lt délientese voulue, Quant eux élèves, I question d'interpritation des textes ne les fourinente pas beaucoup”,

[semble done, en étudiant cette loi que les droits des Parents sur l'éducation de leurs enfants, que les droits de la religion sur la forination de leur esprit et de leur cœur, que les droits de l'Etat sur la préparation des futurs citovens de demain sont tout à fait sauvegardés,

C'est ce que ne manque pas d'affirmer M, Magnan, l ins péete ur général des écoles catholiques, dans un uprport fait au Gouvernement, après sa Visite en Europe, Létait allé étudier les svstèmes scolaires en usage, | dit: Après avoir étu

où

sur place et dans les doctinent olire de la France, de la Suis ct de la Belgique, je crois pouvoir affirmer que le système

oliciols l'organisation st

d'instruction publique dans la Province de Québec l'emporte sur ceux des pays ci-dessus nommés, au int de vue

de la Bberté bien comprise d'où naissent la paix et l'har-

tonte dans un pays habité par des peuples de langue et de

religion différentes.

ls

Ce svatème à de plus le grand avantage d'être soustrait à ln politique ea ce sens que le chef hiérarchique de notre enseignement primaire, le Surintendant, demeure vor que lex Convernements Passent, se modifient où se transfor ment. Ten est de même du Conseil de l'instruction pue

blique, composé de membres nominés à vie

Neus n'avons pas oublié qu'à Paris, en 1900, le jurs notiné pour l'examen des œuvres scolnires deec rdait un “Grand Prix" à ln Province de Québec et é'est la plus haute appréciation que l'on pouvait faire de sn en<

lement,

Je dois ajouter que la Province eat couverte d'une mue

soifique Horaison de Congrégations religionses voutes à

l'ensvignement des filles et des £ enil:

1rçons, C'est nine milice mnde de toutes les ardeurs de la charité, désaute de ns, façonnée à toutes les abnégations. prête à tous les laibeurs,

ious |

Des milliers de parents contient leurs enfants à ces jeux et à ces religieuses qui offrent tant de garanties de compétence aux familles et à la soci

Ninsi, par exemple, l'admirable Institut des Sœurs di li Congrégation de Notre-Dame, fondé à Montréal pur te Bourgeois, en 1 à lui seul possède 1349 relisieuses enseignantes et, dans les cent quarante maisons

Marguezri

que ces religieuses dirigent, il y avait l'an dernier 29.080 dicves,

Il faut bien le reinarquer, fous ces Frères, toutes ces Seurs ont dû avoir fait leurs études avant d'être admis stitut dont le but est l'enscignement, Après - toutes leurs études sont dirigées vers ve | ut

dans leur

lens adrui Leur noxiciat de trois on Quatre années est une véritable école normale. La règle qu'ils suivent, l'œuvre à liquelle ils se donnent, le but de leur existence. c* st l'instruction. éducation de la jeunesse. Cette tâche n'est pas alors pour

l'instituteur congréganiste une besogne transitoire, un Moyen d'élévation à des positions supérieures, un ache- Minenent vers autre chose, Non, pour lui, c'est un apostolat, c'est toute sx carrière, toute su vie,

Aussi il faut voir quel succès ils obtiennent dans l'enséignement, EC S'il y avait duns la Province des concours connne ceux qui se fi instituteurs laïcs et les

sient autrefois en Europe entre les instituteurs religieux, le résultat serit le même que celui du concours qui se faisait à P Cette grande Capitale mettait chuique année au cone vertu nombre de bourses pour ses établissements d'instruction primaire, Or duns une période de trente années, sut L'H5 bourses, il v en a eu 1,148 aux Frèr liques,

uris, OUrS TR

es et 297 nux

Ca. nombreuses écoles des Frères et des Sœurs, pour lt plupart, ne coûtent rien au Gouvernement et donnent des Ëlicrs d'enfants une formation intellectuelle et moraie dont la Province bénéticie,

L'ENSEIGNEMES

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