SECONDAIRE
La Province |
inélicie aussi des sacrifices que font des centaines de prêtres qui dirigent vingt-deux collèges elassiques et donnent l'enseignement secondaire à dix mille jeunes vers, Ces collèges se soutiennent par leurs propre: resources,
Cest duns l'un de ces sé 1inaires que j'ai pussé priès de cinquante années de ma vie ét j'y ai toujours été heu- ICUX. Au contmencement, comme élève, j
e jouissuis des sacrilices
que les directeurs faisaient pour me donner une bonne formation chrétienne: ensuite J'ai goûté le plaisir Si dx que l'on trouve à se sacrilier pour les autres, surtout quundees autres sont des jeunes gens, l'espoir de la patrie, des jeunes gens qui s'ouvrent et s'épanouissent au soleil
de la vertu et de lu science, et qui se mûrissent en vue de leurs grandes destinées,
Dans ces maisons d'éducation, des prêtres, choisis entre mille, cultivent la conscience de leurs élèves, diseibiinent leur volonté, purifient leur cœur en même tetnps qu'ils développent leur intelligence, leur mémoire, leur jugement, leur imagination, Ces prêtres dont plusieurs ont étudié dans les grandes universit{s d'Europe, travail. leut avec une ardeur au dessus de tout Cloge à la formation intellectuelle et morale de leur élèves afin que ceux-ci puise sent présenter à leurs concitoyens, au sortir du collège, non seulement une intelligence éclairée, un jugement sûr, mais aussi Une Ame sans tache, une conscience sans remords et un front sans nunges,
Ces prêtres ne sont animés que pur le désir de faire le bien ct la preuve, c'est qu'ils ne reçoivent que cent piustres “te salaire par année, c'est-à-dire, Juste assez pour payer les frais de leur modeste habillement.
Le comprennent leur dévouement : ils üpbriciont leur affection désintéreste et levr montrent par leur conduite que les anciens avaient raison de dire que la jeunesse se laisse facilement conduire et gouverner ”, rnmallis et apta regi. Pr sque tous s'essayent à être bons et veux qui n'ont pas assez de volonté et de courage pour réus- “tr parfaitement, ont a:
naître et en gémir,
ez de conscience pour le recon-
Un grand nombre de ces professeurs se réunissent chaque année à l'Université Laval à laquelle tous les collège: sont affiliés, pour étudier ! ; meilleurs moyens à prendre afin d'améliorer l'enseignement, afin de donna une éducation soignée, une instruction brillante et solide aux milliers de jeunes gens que la Province leur confie.
Je n'ai jamais vu et il ne peut sc trouver nulle part une assemblée d'hommes plus intelligents, plus instruits, animés de meilleurs sentimerts. Ce contact, ces relations
fréquentes d'homines qui ne sont mus que par le désir du bien n° peuvent avoir que les meilleurs résultats pour le dé\eloppement de l'instruction dans la Province,
J'ai visité les différents pays de l'Europe; j'ai vu ce qui se fuit dans les différentes institutions d'enseignement Secondaire: j'ai étudié les Programmes sui ucation: | qu'on fait subir aux élèves pour l'obtention des diplômes et Je ne crains pas d'affirmer que le cours d'‘tude est pour le tioins aussi fort dans nos collèges de la Province de Qué- Bee et que le personnel enseignant est aussi bien préparé pour Bi tâche à remplir.
is dans ces
maisons d'é pris connaissance des examens
C'est vrai, toutes ces maisons d'enseignement secondsire sont sous la direction et entre les mains des prêtres, Mais cest à l'avantage de tous, Le caractère sacerdoi lève ni l'intelligence, ni le cœur, Le prôtre détaché ‘es biens de ce monde, peut plus facilement se livrer aux {
Het (:)
ix ile l'esprit, se consacrer plus entitrement à l'œuvre icile, Sinon ingrate, de la foun
EU cela se comprend facilement, Dans les fonctions humaines, on tr brasse telle carrière ou telle autre pour son intérêt, Quelque désintére que Les actions paraissent, il v atoujours en vue le profit où la gloire,
ion des jeunes vens,
ville pour soi ou pour les siens: on em-
Mais quand on est prêtre et qu'on espère du ciel coner toujours un cœur sacerdotal et une âme apostolique, &n doit ne plus penser qu'aux autres. Rien n'est plus 1e alors que de les aimer et de là à leur faire du bien, car, disait Lacordaire: “Dieu à voulu mant et que clairer, suit
facile
Y 8 qu'un pas:
qu'on ne fit aueun bien à l'homme qu'en
‘insonsi { incapable soit de 1 de lui inspirer la vertu”.
EC< nombreux collèges et séminaires de li Province
“ils n'avaient pus été fondés et Silk n'étuient
pis soutenus par des prêtres, i'existeraient pas. Les Gou-
Vetements, malgré leur bonne volonté, n'auraient jamais bu les faire subsister.
La construction de ces coli coûte plus de dix millions de Piastres et les dépenses ansiuelles se montent à plus d'un million et demi. Plus de dix inille élèves fréquentaient ces maisons d'éducation lan dernier et, depuis de longues années, elles fournissent aux professions libérales
s et de ces Séminaires à
à la politique et au clergé des hommes aux vues élevées, aux convictions inébranlables, qui ont rendu au pays des bienfaits signalts.
L'ENSEIGNEM ENT UNIVERSITAIRE
Tous ces collèges ainsi que les High Schools prépa rent les enfants catholiques et protestants pour les Univer- SES Qué sont au nombre de trois dans la Provinces: L'U niversité Metiill à Montréal, Le ] hops College à Lennoxvile ef l'Université Laval, de Québec, qui à une suce cure très florissante à Montréal,
L'Université Metiill ainsi notnnée du nom de son fondatenr, qui lui légun des biens fonds d'une valeur consile fait fondée en 1811. quoique sa Charte ne
deralle, a
«te que de 182 Elle est
trs, Le Gouverneur géné
lininistrée par douze dir ral en est, de droit, le visiteur.
Cette université a une organisation superbe: ses cours sont <uivis par un nd nombre d'élèves des autres Pro- Vhices et même des Etats-Unis L'an de
nier, ele avai ent trente six professeurs et quinze cent soixante et quinz es. Sa bibliothèque renferme cent quatre Vingt quatre iuille volumes. Elle a pu vivre et se développer g taiions importantes qui seimontent à plusieurs millions de piistres, Elle dépense annuellement plus d'un million.
L'Université de Lennoxville. plus connue sous le nom de B: hop's College, fut fondée en 1845 par le Très Révé. cetl Docteur Mountain. [El
est sous la direction de
l'Eglice anglicane, Le but principal de sa fondation était l'étude de la Théologie. Aujourd’hui on y suit des cours
Pour les Arts et pour la médecine. Elle avait l’an dernier environ soixante élèves.
L'Université Laval existe depuis 1852. Depuis longtemps on songeait à fonder une université où l’on préparerait aux différentes carrières libérales les jeunes Canadiens-français. 11 fallait des sommes immense : pour construire des bâtiments convenables, un personnei distingué ct instruit pour enseigner, des grandes influences pour obtenir l'érection civile, une parfaite organisation qui perniît d'atteindre le but désiré.
C’est sur le vieux séminaire de Québec qu’on jeta les veux. Dirigé par des prêtres éminents, possédant des biens considérables que lui avait légués son Vénérable fondateur, Mgr de Laval, il parut à tous comme la corporation la plus digne d'entreprendre cette œuvre si utile,
À cette époque, le Canada avait pour Gouverneur général un homme éminemment distingué, d’une largeur de vues remarquable. Lord Elgin comprit les justes désirs des Canadiens-français et se chargea d’en obtenir la réalisation du Parlement anglais, M. l'abbé Casault, supérieur du Séminaire, partit pour Londres et obtint facilement nne Charte Royale aux privilèges les plus étendus, une Charte qui garantissait aux Français et aux catholiques la liberté absolue de l’enseignement supérieur,
Dans la Charte il est dit que le Visiteur de l’'Université serait à jamais l'archevêque de Québec, que la charge de Recteur, la plus importante de l’Université, serait toujours occupée par le Supérieur du Séminaire de Québec, que le Conseil devant administrer toutes les affaires de J'Université, serait toujours composé des directeurs du Séminaire et des trois plus anciens professeurs de chaque Faculté,
Comprenant que le meilleur moyen de commencer une université était de la bâtir en hommes, on envoya de suite plusieurs jeunes prêtres, plusieurs jeunes avocats et jeunes médecins suivre les cours des Universités les plus renomimées de l'Europe, On savait qu'on n'improvise bas un professeur de littérature, qu'on ne crée pas d'un cenp de baguette un profesesur de sciences. Pour cela des années d'études, des examens, des grades sont nûcesaires. On tenait à ce que les professeurs eussent auprès des élèves le prestige et l'autorité d'un savoir incontestable,
Aujeurd'hui encore la plupart des professeurs sont ulifs en Europe se Préparer à donner des cours suivis ave: autant de fruit que d'intérêt,
Pour vous donner une idée du dévouement et de l'ibnégation des prêtres fondateurs de l'Université, perinctte moi de vous citer un fait inscrit en lettres d'or dan< l'histoire intime de cette institution.
Au Canada comme Partout ailleurs, la pauvreté à souvent le privilège de faire des hommes, Fecunda PU poupertas. Or, aux premiers jours de l'Univers j quelques jeunes gens chez qui, comme il arrive souvent, les &rands talents égalaient l'extrême pauvreté, se trouvaient dans l'impossibilité de suivre les cours de droit et de mc- ‘lecine, faute de moyens pécuniuires. Alors toute la ré mu! ‘ration des directeurs du Séminaire pour la vie de sierifces à laquelle il s'étaient voués, se bornait à la uourritare, au vêtement et à une modique somme de quel- {10 piastres dont chacun pouvait disposer à son gré pou les vacances. Eh bien! cette somme d'argent, tous le: directeurs en firent généreusement le sacrifice pour perlettre aux élèves pauvres de faire leurs études à l'Universite,
Ces nobles sentiments des fondateurs de Université, its successeurs en ont hérité. Je puis l'affirmer san< crainte d'être démenti. Pendant près de quarante ans,
: au milieu de ces profesesurs aussi distingus pau “e que par la science, J'ai toujours constaté plaisir que tous n'avaient qu'un but: tourner vers le bien, exciter à la vertu, pénétrer des principes et de l'esprit du christianisme la jeunesse confiée à leurs soins, être des éducateurs dans le vrai sens du
mot, c'est-à-dire, élever, ennoblir, faire grandir intellectuellement et moralement ces êtes dont ils {taient les guides, les conseillers, les maitres, les pè
\ussi j'ai vu des milliers de jeunes gens nous quitter avec quelque chose de prus qu'un parchemin, avec Ua esprit averti, une intelligence bien meublée, avec des ñ
ources propres à les soutenir dans les rudes épreuves de Lexistence,
Cette Université s'est erandement déve loppée, Elle aujourd'hui trois cent vingt six professeurs et deux mille quatre cents élèves Quarante quatre maisons d'ée catien lui sont affiliées, L'an dernier, elle à distribué trois cent quarante huit diplômes, Elle possède les plus niches nrusies du Canada. la plus pré
pe
ie
eue galerie de peiniuves de toute l'Amérique, Sa bibliothèque, ouverte à ons, renferme près de trois cent mille volumes,
le bien qu'elle à fait, tons le reconnaissent, Il y à
es années, elle célébrait le cinquantième annivers& fondation. A cette occasion lui vinrent de tous
témoignages de sympathie, d'adiniration, de re- “unce. [en est quelques-uns qu'il n'est doux de
L'hénorable Sir Sanfond Flemi Queens Universits
:, le Chancelier de !n + écrivait alors: “L'Université de ht Peine ne peut oul'ier que l'Université Laval est l'épanouissenicat du Grand Séminaire qui à son tour fut le dévelopoement du Petit Séminaire fondé en 1663 par l'éminent Pbe de l'Egtise, Mg
de Laval, premier évêque du
fanada, Jont la mémoire sacrée se perpétue dans le nom que porte l'Université,
“Toute l'histoire de ces maisons d'enseignement rap pelle les privations, les épreuves nombreuses que seuls le sèle et l'activité qu'elles somblaient avoir recus en héritage de ler premier fondateur, ont pu supporter, Le Sénat
EU les Cradués de F'Université de ln Reine, plenrant encore la perte récente du Prin pal Grant, cet uni t jours dé. voué de la race que représente l'Université Laval, ne jpeuvent
npôeher de Linoioner leur admiration pour l'esprit itable fraternité qu'a toujours montré leur Université
soeur. Celle-ci en effet à toujours té libérale dans son en-
dev
“cignement et dans son administration, comme le prouve ce fait aue des docteurs, des avécats, des hommes de ‘ence protestants ont fait partie de son pr
annel enseinant En outre, plusieurs hommes publics qui se sont
césfingués dans les diverses carrières social sont reçu leur
tior. à Laval et ont rendu témoienase, par leur lave eut d'esprit et la dignité de leur conduite, en faveur du sente de formation intellectuelle Qu'ils avaient recne, Cette haute réputation, elle la maintient. soutenue par le corps actuel des professeurs et par son recteur qui, par sa séience, son zèle pour It cause de l'édue tion, sit gamer l'estime et l'affection de tous ceux qui le connaissent”.
Et le Chancelier de l'Université de Toronto écrivait à cette occasion au recteur et aux professeurs cette chartante lettre de félicitations: “Nous vous félicitons à cette occasion et nous ne pouvons oublier que votre Université. pendant cette longue période de temps qui vient de s'écou ler, ne prenant de la vieillesse que la grâce et la dignité. n'a
‘de former chaque année des élèves qui, dans les letle droit eivil, la médecine et la thtol gie sacrée, ont attiré sur vous et sur eux-mêmes, le plus grand honneur, Cest pourquoi nous vous en félicitons et, pour vous faire parvenir nos félicitations, nous vous envoyons un homme
illustre, notre Président. Jacques London, pour qu'il prenne part à votre joie en y mêlant lu nôtre,”
M. John Hamilton, le chancelier de l'Univers Lennoxville, écrivait aussi à cefte occasion: “Dans les com- Mencerments de l'histoire du Canada qui ont vu naître votre illustre maison, au milieu des forêts impénétrables et des nations les plus féroces, elle laiss gloire future dans la pers
é de
uit entrevoir sa sonne de ces très nobles enfants qui, pour la croix du Christ, marchèrent avec joie au devant de la mort. Ces héros, nous aussi chrétiens et canndiens, comme vous et avec Vous, nous les entourons de notre Vénération et nous er conservons S Depuis longtemps ils ont reçu du Se ét ile ont laissé à vous et à toute l'E ple immortel,
à mémoire bénie.
igneur leur récompense glise de Dieu un exem-
Votre Université se dressant toire qui domine notre noble fle sur ces hauteurs aux reeards de
ront nos rivages,
üu sommet du Promonuve, apparaîtra foujours tous ceux qui approche- Elle n'est pas moins élevée par la graneur de sa foi, sa haute culture, st doctrine, crera longtemps le pain de la science:
vie de ceux qui, sortis d'une autr
Elle consaelle ennoblira la e race et parlant une autre langue, partagent avec nous une liberté commune dans une commune patrie.”
Jusqu'à il v a deux ou trois ans, les Universités de la
Province de Québec se sont soutenues absolument par ellesmêmes, Le Gouvernement. qui comprend la grande utilité de l'œuvre qu'elles font, à bien voulu leur accorder, titre d'encouragement, une
à allocation qui sera augmentée à mesure que les Chaires d'enseienement devront “y fonücr. L'Université McGill et l'Université Laval reçoivent Hainténant chaque année vingt cinq mille piastres et Université de Lennoxville deux mille cinq cents piastres,
L'enseignement primaire, csique et universitaire ne répondent plus aux besoins de notre siècle. Dans notre civilisation, les arts mécaniques, professionnels, utilitaires sont un besoin d'ordre social.
Tlnous faut des agriculteurs intelligents, savamment Dréparés, qui fécondent et remuent la terre et sachent lui faire rendre le plus vossible,
Tnous faut des industriels qui renouvellent et perlectionnent les proctdés et qui arrivent ainsi à produire plus et mieux que leurs concurrents,
[nous faut des commerçants habiles, prudents, qui stéhent trouver des débouchés nouveaux, faire circuler les inarchandises à l'avantage de ceux qui dans le pays les venuent ou les achètent.
[nous faut des banquiers honnêtes et hardis qui aient le secret de mettre en mouvement l'argent et l'épargne,
Le Gouvernement a compris qu'il fallait préparer les jeunes
oles, industrielles ét comcales, il a compris que les conquêtes de la science su
gens à ces carrières ag
S applications à l'industrie, au commerce sont immenses et qu'elles ont révolutionné le monde, que li vapeur, l'électrici
la chimie, ete. ouvrent dans l'ordre matériel les horizons les plus féconds et les plus inattendus,
Il à donc fondé des écoles qui répondent à cette nou- \elle nécessité sociale,
:cole polytechnique de Montréal comptait l'an dernier cent cinquante cinq élèves. Elle est une véritable pépinière d'ingénieurs qui ne peuvent manquer de rendre de grands services à la Province, l
Une école d'arpentage à été fondée en 19507: une école forestière s'est ouverte en 1910 et toutes deux sont anaexées à la Faculté des Arts de l'Université Laval.
ER |: Ds
En 1910, l'Ecole des Hautes Et:
ouvrait
des commerciales “es portes aux jeunes gens di eux d'acquérir ne foriation supéeure qui leur pr { d'obtenir plus tr ne place rqu'e dans le connin re,
En 1911, deux écoles industrielles
Parfaitement amie es ont Gé mises en activité
. l'une à Québec et l'autre à chniques sont trés recherchios et een sUIvent les cours, En 1914.
établir trois autres,
Hat!
Montréal, Ces écoles te in grand nombre d'élèx où a décidé d'en
Le Province possède trois superbes écoles d'agricul-
ture vénéronsenment subventionnés par le Gouvernement
CE donnant un en ment agricole tout à fait complet,
Elle possède aussi quatorze
“ar le Gouvernement ct dans lesquelles les jeunes £ens et l Î
rent à l'enscionoment, L'an derves fréquentaient ces écoles en-
us de deux cents se Coinpluent dans ces écoles Protestantes,
Gcoles norinales soutenues
les jeunes filles se pré]
PiCr. près de onze cents élè tholiques ot
*X + x Et absolument dans toute: |
€ écoles catholiques et Pivtestntes de la Provinces, on
remirde l'instruction comme chose importante sine doute :
On est persuadé que les Ines gens appelés à se
faire une carrière ne peuvent con- “tcrer Crop de temps aux études <érieuses et üpprofondies: a stit que l'instruction est aujourd'hui plus que jamais Ut outil nécessaire et que, dans la lutte pour la vie, dans le combat acharné pour les besoins pressints de l'existence, li Victoire äppartient d'ordinaire sn
D aux plus dignes, du moine aux plus instruits,
Mais on sait aussi qu'il est un point Le capitil que l'instruction, c'est l'éducation qui n'est pas souletnent la culture de l'esprit par la science, mais avant tout Surtout la culture du cœur et de sentiment vrai et profond
aucoup plus
lt conscience par le du devoir, par l'entretien des
| CPS
| EPS
nt
aifections si légitimes et si salutaires de la famille, pur la Pratique des obligations re igieuses et morales que nul ne peut ét ne doit oublier, par les solides principes, les for. tes ct mâles vertus: toutes choses sans lesquelles il est ibipossible de poser pour l'avenir les bases fermes et in branlables de toute société humaine,
C'est probablement dû à cela si la Province de Québe est la plus tempérante, la plus morale de toutes les Pro vinces du Dominion, si lu Proportion des condamnations V est inférieure à celle des autres Provinces, si los divorces V sont à peu près inconnus quand ils se multiplient dans lee Provinces voisines, si la population rura
V augmente
cotcairement à ce qui se fait ailleurs.
C'est ce que faisait justement remarquer, il à à peine
quelques mois, un journal anglais protestant d'Ottawa. NX * *
J'ai eru devoir vous dire ce qui s'est fait, ce qui se fait éhcore pour l'Anstruction et pour l'éducation dans la Pro Vince de Québec, Je ne veux pas faire de conipariisons, insinuer que les choses se font lt mieux où moins bien que dans les autres Provinces, Je s
S Convainen que nos hommes d'Etat ont fait et font encore aujourd'hui tout ce qu'ils peuvent alin d'améliorer le svstème d'enseignement.
ai voulu seulement vous montrer que les honnnes d'Etat de la Province de Québec ne font Pas eXception à li règle générale, Qu'ils comprennent leur devoir, qu'ils ont une la
ur de vues digne de l'admiration de tous ceux qui ne se laissent pas aveugler par les préjugés,
Tai lu un jour, dans les armoiries d'un personn: distingué ces deux mo En ti d'être
HOUs connai is pas assez:
UE pros, que je sois utile
nt ce sujet, je n'ai eu d'autre intention que celle
utile. Je nr'apercois de Pis en plus que nous me
je suis convaincu que plus et
leroits
IHIGUX OU nous connaitrons, plus nous nous ai PS Nous nous estimerons, plus nous nous unirons pour
travailler ensembte au bien d'une patrie qui a reçu du Créateur les plus admirables dons que puisse rêver un peuple. Alors se réaliseront ces idées, ces désirs qu'exprihaient naguère dans la langue des dieux D, F, McCarthy :
“The past shines clear and pleasant ; “There is glory in the present
“And the future, like a crescent, “Lights the deepening sky of time, “And that sky will yet grow brighter “If the worker and the writer
“And the scepter and the miter “Join in sacred bonds sublime.
“With two glories shining o'er them “Up the coming years they'ill elimb “Earth's great evening at its prime.”