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Le Whilworth Institute

2. Cette école coûte cher : près de liOOO livres en 1889. Ses principales ressources provenaient, outre les sommes versées par les élèves (3711 livres), des souscriptions annuelles des ijienfaiteurs (4902 livres) et de subventions du Science and Art Department (1242 livres).

Le directeur, M. rœynolds, se plaint beaucoup du mauvais état de préparation des élèves à leur entrée, surtout s'ils viennent des établissements privés. L'école technique est obligée, pour faire nombre et couvrir ses frais, de recevoir sans examen d'admission tous ceux; cjui se présentent. Cette facilité d'accès a les plus fâcheuses conséquences. Nombre d'élèves sont incapables de suivre l'enseignement : si on leur expose un théorème un peu compliqué, ils ne comprennent plus. L'enseignement se trouve paralysé.

M. Reynolds n'a pas grande confiance dans l'avenir de l'enseignement technique, dont la clientèle désignée n'a pas encore reçu une instruction première suffisante : selon lui, l'enseignement technique est menacé de finir comme les Mechanics' Institutes, auxquels il a manqué des racines pour pousser ' .

Quant aux cours du soir qui sont très suivis, on y donne un enseignement populaire, complémentaire de l'apprentissage.

M. Reynolds m'adressait ses plaintes en 1890 : l'avenir et l'indépendance de son école sont assurés désormais; il peut instituer un examen d'entrée et n'admettre que les élèves suffisamment préparés. L'école technique se trouve en effet comprise dans un plan grandiose; elle sera englobée dans ce vaste Institute, destiné à perpétuer la mémoire de Sir Joseph Whitworth, le grand ingénieur-constructeur. Les héritiers

1. Les écoles d'enseignement primaire supérieur de création récente, comme celle de Deansgale, à Manchester même, sont justement destinées à remédier au mal signalé par M. Reynolds. Il est probaljle que, dans quelques années, les élèves qui viendront h l'école technique après avoir passé par les écoles du school board — primaires supérieures — ne seront plus exposés aux mêmes reproches.

de Sir Joseph ont décidé de consacrer une partie de l'immense fortune à doter Manchester de plusieurs établissements d'intérêt public sans rivaux dans le royaume. Ils ont obtenu, pour le Whitworth histitiUey une charte royale d'incorporation *.

Le 17 juin 1891, les trustées de la fondation tenaient leur séance inaugurale et l'Institut était fondé avec un capital de près de 4 millions de francs : le jour même de la fondation, l'Institut recevait du conseil d'administration de l'exposition qui fut tenue à Manchester, en l'honneur du jubilé de la Pieine, une somme de plus d'un million de francs, représentant les bénéfices réalisés par l'entreprise. L'école des Beaux- Arts et l'école technique seront réorganisées; elles recevront chacune une dotation spéciale; on leur adjoindra un musée commercial et industriel, une bibliothèque, une galerie de peinture, pour laquelle le peintre Watts a

1. Sir Joseph Whilworth avait déjà, de son vivant, fondé 25 bourses, qui sont mises au concours chaque année par le département de South Kensinglon entre tous les sujets de la Reine : il faut, pour concourir, avoir travaillé au moins six mois dans un atelier de mécanique et savoir fabriquer un certain nombre de pièces métallurgiques. Le concours porte sur les sciences dont la connaissance est nécessaire à l'ingénieur-constructeur. Ces bourses sont destinées à permettre aux lauréats d'achever leurs études dans des établissements d'enseignement supérieur : IC sont d'une valeur de 100 livres par an; 8 de ISO livres; et une de 200 livres. Celte fondation a donné de si heureux résultats que l'industrie métallurgiciue se dispute aujourd'hui les Wliitivortli Sckolars.

Les libéralités de ce genre sont de tradition en Angleterre. Tout récemment, en janvier 1894, le conseil de comté du Shropshire recevait par testament de M. Thomas Harper Adam, de Newport, une somme de 50 000 livres (1 250 000 francs) pour organiser l'enseignement théorique et pratique de l'agriculture à l'usage des hommes, et de l'économie domestique pour les femmes.

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déjà offert une de ses plus belles toiles, Love and Deatli K

Bradford possède un collège technique, qui est l'un des mieux installés de l'Angleterre. Il a été fondé, en '1882, sur les ruines d'un Mechanics' Institute. L'industrie de Bradford traversait alors une crise intense; elle souffrait de la transformation hâtive imposée par un changement presque subit de la mode : le drap uni, qui avait fait la fortune de Bradford, ne trouvait plus acheteur; la clientèle demandait du « façonné -. » Le personnel de l'industrie locale n'était pas préparé à cette rapide évolution, son instruction technique étant insuffisante. On résolut de créer une école qui préserverait Bradford de pareilles surprises dans l'avenir. Les principaux industriels de la ville se cotisèrent : un premier fonds de 26846 livres (671 000 francs environ) fut réuni et l'école fondée. Chaque année, ses protecteurs versent de nouvelles sommes pour la faire vivre. A l'occasion du jubilé de la Beine, on a voulu embellir l'école, compléter son outillage, et l'on a réuni encore 8628 livres. Dès la première année, cette école avait 340 élèves; en 1889, elle en comptait 1500.

Elle est partagée en deux départements distincts : 1° un externat secondaire, comparable à nos écoles d'enseignement spécial et qui souffre du voisinage de l'école technique, ayant les mêmes maîtres, mais

i. Ajoutons que les héritiers de Sir Joseph Whitworlh offrent au peuple de Manchester un jardin public. 2. Vachon, p. 109.

n'ayant pas le même objet; 2" une véritable école technique, qui est parfaite en son genre et rend les plus grands services à l'industrie locale.

Nous pourrions citer encore plusieurs grandes villes industrielles où, dans les dix dernières années, ont été fondées des écoles techniques aujourd'hui florissantes ; il a suffi de montrer qu'en Angleterre, industriels, patrons, capitalistes, ont dépensé beaucoup d'argent et d'efl'orts pour créer et soutenir l'enseignement technique; qu'artisans, apprentis, employés ont fréquenté les laboratoires et suivi les cours, sans attendre que l'État se fût mis en mouvement.

B. — l'intervention de l'état.

La tâche était donc déjà entreprise par des associations privées quand, sous la pression de l'opinion publique, l'État s'est décidé à intervenir, presque à son corps défendant, pour coordonner les etîorts dispersés, combler les vides, contrôler les résultats : le Techniccd Education Act date de 1889.

La commission de 1880 sur l'instruction technique avait demandé dans son rapport que les autorités locales fussent autorisées à fonder et à entretenir des écoles qui donneraient l'enseignement approuvé par le Science and Art Department. Il fallait, pour compléter l'organisation de l'enseignement technique, aux ressources restreintes de South Kensington et aux souscriptions volontaires joindre des subventions que les municipalités seraient autorisées à prélever sur leurs ressources ordinaires : on laisserait aux conseils locaux le soin de déterminer les besoins de leur district et de fixer les sommes à dépenser. Cette idée a mis plusieurs

années à se faire jour; et, si elle a fini par prendre corps sous un gouvernement tory, c'est grâce à Tincroyable activité déployée par quelques membres du Parlement, appartenant pour la plupart au parti libéral, le seul qui ait jamais pris en main, avec une ardeur sincère' et une persévérance inébranlable, la cause de l'éducation populaire.

Deux hommes, qui se sont consacrés tout entiers au bien public, sir Henry Roscoe, l'initiateur et le propagateur de l'enseignement scientifique en Angleterre, et M. Arthur D. Acland, fondaient en 1886 une association « pour l'avancement de l'instruction technique. » Étant tous deux membres du Parlement, ils réussirent à enrôler plusieurs de leurs collègues. La présidence fut donnée à lord Hartington : home-rulers et unionistes faisaient la paix sur le terrain neutre de l'éducation. Leur but était double : agir sur l'opinion publique par une campagne de conférences et de brochures, grouper tous les partisans dispersés sur tous les points du royaume; — agir sur le parlement, forcer le gouvernement conservateur à « faire quelque chose » et la majorité des Communes à voter une loi favorable.

En effet, le 19 juillet 1887, pour donner satisfaction à l'opinion publique, le gouvernement déposait un bill sur l'instruction technique; mais il ne le poussait que mollement, puis le retirait, en août, après une seconde lecture. Cependant l'association avait commencé sa campagne dans tout le pays : lord llosebery était allé exposer le plan à Keighley, le professeur Huxley à Manchester. Pendant l'automne et l'hiver de 1887-88, les meetings et les conférences se succédèrent sans interruption. C'était une « agitation » en règle, menée par des gens convaincus et habiles à se

faire suivre. Sir Henry Roscoe dépose en février 1888, au nom de l'association, un bill sur l'instruction technique; mais la question d'Irlande obstrue le chemin. En février 1889, sir Henry revient à la charge. 11 parvient à faire franchir à son bill les deux lectures; mais en juillet le gouvernement conservateur, voyant le Parlement décidé à légiférer sur l'instruction technique et ne se souciant pas de laisser au parti libéral le mérite de l'initiative, se décide à donner son avis : c'est pour repousser le projet Roscoe. Mais deux jours après, sir William Hart Dyke, vice-président du « Gommittee ot Council on Education », déposait un bill au nom du Cabinet. Et, trois semaines plus tard, le projet gouvernemental était voté (19 août 1889). L'Act défmit ainsi l'instruction technique : (.( Par ces mots enseignement technique on désigne l'enseignement qui a trait aux principes scientifiques et artistiques applicables aux industries, et qui porte sur l'application de la science ou de l'art à des industries ou à des métiers spéciaux. Un pareil enseignement ne doit pas comprendre la pratique même de l'industrie ou du métier... Les mots instruction manuelle désignent les exercices destinés à enseigner l'usage des outils... »

Cette loi ne crée aucune obligation nouvelle, elle accorde une faculté qu'elle défmit et qu'elle réglemente : c'est, proprement, un « permissive Act. » Fidèle à ses traditions, l'État répugne à imposer un régime uniforme, à construire un système rigide. Il autorise simplement les pouvoirs locaux dans chaque comté, principalement * les conseils de comté institués

1. « Tlic council of any county or borough, and any uiban sanilary authority williin Ihc mcaning of the Public Ileallh Act. »

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en 1888, à consacrer une partie de leurs ressources (1 penny additionnel à la taxe locale, — rate) à créer et à entretenir des cours et des écoles d'instruction technique. Le programme de l'enseignement ainsi subventionné sera contrôlé par le Science and Art Department, dont les attributions se trouvent singulièrement étendues. L'Act contient la c( conscience clause », qui est en quelque sorte une clause de style dans toute loi anglaise sur l'instruction publique depuis 1870.

Les conseils de comté venaient de se réunir pour la première fois et commençaient seulement à se débrouiller au milieu d'intérêts nombreux et de ques-' lions compliquées : seraient-ils tentés de faire usage de ce pouvoir supplémentaire, d'engager une aiîaire nouvelle avant d'avoir mis à jour les affaires courantes? Voudraient-ils inaugurer leur administration en votant une taxe additionnelle? C'était peu probable.

L'association, dont M. A. Acland et sir Henry Roscoe étaient les membres les plus actifs, ajoutant à son programme l'instruction secondaire, avait pris le titre de « National Association for the Promotion of Tecbnical and Secondary Education » : elle se remit en campagne. Dés le mois de novembre 1889, elle réunissait ses membres à Manchester et invitait les autorités locales visées par l'Act du mois de juillet à envoyer des délégués à ce congrès. On y discuta les moyens de tirer le meilleur parti possible de la nouvelle loi, et l'on conclut qu'il fallait étudier les besoins du pays en général et de chaque localité en particulier, et qu'il était désirable que tous les conseils de comté adoptassent la même méthode et le même plan d'action. Mais la question primordiale n'était toujours pas résolue : les conseils de comté, naturellement éco-

nomes des deniers des contribuables, leurs électeurs, ne reculeraient-ils pas devant de nouvelles dépenses et des charges accrues?

On était au printemps 1890, le Parlement discutait le budge^. Le budget de TÉtat étant en excédent, le chancelier de FÉchiquier, M. Goschen, parlait de dégrèvements; il proposait, dans son plan financier, d'employer une partie des excédents de recettes, produits par la taxe sur la bière et les liqueurs fortes, à indemniser un certain nombre de débitants, dont on supprimerait les licences. C'était un moyen ingénieux de satisfaire les partisans de la tempérance, sans mécontenter les cabaretiers, fidèles soutiens du parti conservateur. Le parti de la tempérance, bien loin de se tenir pour satisfait de ce compromis, se mit à pousser les hauts cris : c'était un scandale de verser l'argent des contribuables dans la poche des empoisonneurs publics! il fallait fermer leurs cabarets sans leur accorder la moindre indemnité! La controverse faisait rage, les passions étaient décliaînées, les intérêts alarmés. Et M. Goschen, au milieu du tumulte, se demandait, avec son calme et sa mélancolie habituels, comment la bataille allait tourner. Pour un peu, il eût maudit ses excédents, quand M. Arthur Acland se leva et, d'un geste imprévu, essaya de ravir aux uns et aux autres l'objet du différend '. Il proposait d'apporter au budget Goschen un amendement en vertu duquel la somme contestée serait répartie entre les conseils de comté et employée par eux au profit de l'instruction technique. A cela double avantage : on

I. L'intervention de M. Acland, libéral homc-ruler, était d'autant plus heureuse pour son parti qu'elle fermait la bouche aux bruyants tempérance men, fidèles mais gênants alliés.

complétait l'Act de 1889 sur l'instruction technique, et M. Goschen se trouvait hors d'embarras. Personne ne s'attendait à cette diversion ; le chancelier de l'Échiquier n'eut pas l'air de prendre au sérieux cette proposition d'un adversaire politique et l'amendement fut repoussé. Mais, trois semaines plus tard, à la faveur d'une suspension des hostilités qui lui avait laissé le temps de la réflexion, M. Goschen reprenait pour son compte l'amendement Acland, qui, cette fois, passa sans difficulté. Un crédit de 743 200 livres, dépassant de beaucoup la somme accordée au Science and Art Department, se trouvait donc inscrite au budget de 1891 à répartir entre les conseils de comté : chacun d'eux pourrait employer sa part à payer les frais d'application du Technical Education Act de 1889 K

Les conseils de comté n'avaient pas mis beaucoup d'empressement à faire usage du pouvoir que leur conférait le Technical Education Act de 1889. Les 750 000 livres de M. Goschen venaient tout à fait à point. Mais qu'adviendrait- il des beaux projets de M. Acland, si les comtés allaient, comme ils en avaient le droit, employer cette aubaine à dégrever les contribuables d'une partie des taxes locales?

La National Association se remet en campagne pour pousser à fond sa victoire. Elle adresse aux conseils de comté des « suggestions sur l'emploi à faire du nouveau fonds », indiquant les vides à combler dans l'ensemble des établissements d'instruction, montrant qu'ils peuvent non seulement subventionner des cours de science ou d'art appliqués aux industries

1. M. A. Acland, l'auteur de l'amendement repris par M. Goschen, est aujourd'hui ministre de l'instruction publique (viceprésident du comité du Conseil Privé) dans le cabinet libéral.

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locales, mais encore contribuer à réparer l'injustice faite à la petite bourgeoisie, ciui paie pour les écoles primaires dont elle ne se sert pas et trop souvent n'a pas à sa portée une école secondaire acceptable. L'Association propose aux conseils l'interprétation la plus libérale de l'Act de 1889 et les engage à faire, du fonds voté en 1890, l'emploi qu'elle juge le plus utile et, socialement, le plus juste. C'était la première fois, dans l'histoire de l'Angleterre, qu'une somme aussi considérable des deniers publics devenait, d'un seul coup et pour une série d'années dans l'avenir, applicable, au moins en partie, à l'enseignement secondaire.

Au mois de décembre 1890, l'Association convoquait à Londres les délégués des conseils de comté pour les amener à concerter une action parallèle : il importait d'obtenir d'eux non seulement que le crédit fût bien employé, mais encore que, entre toutes ces entreprises nouvelles qui allaient naître dans les comtés, il y eût une harmonie préétablie. S'il fallait,' pour tenter du nouveau, augmenter encore la confusion où se débat l'enseignement secondaire, mieux valait s'abstenir.

Quand, dix-huit mois plus tard, le 21 juillet 1892, l'Association tint son assemblée annuelle, le nouveau duc de Devonshire, Lord Hartington, put dire : « Nous avons accompli plus que ne pouvaient espérer les plus optimistes d'entre nous il y a trois ou quatre ans. ))

Puis il constate que les comtés d'Angleterre ont décidé d'employer la somme qui leur échoit à encourager l'instruction technique et secondaire : dans la plupart des cas, ils ont accepté le plan de l'Association ; celle-ci est parvenue à relier entre eux et à grouper tous les fonctionnaires chargés dans tous les comtés de

ce nouveau service; ces fonctionnaires se réunissent périodiquement, échangent des vues, se communiquent leurs expériences, leurs projets ; une revue, le Record of Technical and Secondanj Education, suit pas à pas le développement de l'organisation nouvelle et sert de bulletin de correspondance entre tous ceux qui travaillent ù l'œuvre commune. Les avis de l'Association sont recliercliés, ils sont suivis; l'œuvre est en bonne voie.

Voilà ce que peuvent, dans un pays libre, sous un gouvernement d'opinion, l'énergie, la persévérance, l'esprit de propagande et le talent d'organisation, mis au service d'une bonne cause par quelques hommes décidés : ils étaient trois, sir Henry Roscoe, Arthur Acland et l'infatigable secrétaire de l'Association, H. Llewellyn Smith.

Toutes les réformes ont été accomplies de la sorte en Angleterre : quelques hommes d'action, constatant une nécessité sociale qui n'est point satisfaite, sentant que le public commence à la, deviner et qu'il peut être amené à la comprendre, entament une campagne, une (( agitation »; ils mettent en branle l'opinion par la presse, par les meetings; l'opinion réclame la réforme; l'État, c'est-à-dire les Communes sollicitées par le gouvernement, juge le moment venu de céder à la pression du dehors, mais il ne fait que permettre à la réforme de s'accomplir; il pose quelques conditions, assure le contrôle, puis il rentre dans l'ombre, et c'est l'autorité locale qui est chargée de l'exécution. Alors, ceux qui ont lancé et poussé l'idée, ces mêmes volontaires constitués en association se remettent à la tâche : il ne leur suffit pas d'avoir fait triompher leurs idées; ils ne ménagent point leurs peines pour en surveiller l'application. La centralisation, que l'État n'a pas voulu

2b2 L EDUCATION EX ANGLETERRE

imposer, ils la créent par l'accord bénévole de tous les intéressés; l'harmonie dans le travail, ils l'établissent par la mise en commun des expériences tentées partout à la ibis *.

1. Le langage tenu par le présldenl de l'Association ■< for tlie promotion of technical and secondary éducation " dans l'assemblée annuelle du 21 juillet 1892 mérite d'être cité : « Mainly, I think, through the exertions of this association, local bodies hâve been empowered to tax themselves for the purpose of assisting technical éducation in the localities they administer. » Voilà le bulletin de victoire; — puis, parlant de l'administration de la province conquise, de l'emploi des fonds par les autorités locales sur les conseils de l'association : « The progress which bas been made is necessarily of a tentative character. No doubt, mistakes hâve been made, and furlher mistakes will be made; a certain amount of money will ]irol>ably be wasted before we arrive at any completely salisfactory and practical resuit. But I think the council of this association bave no reason lo doubt tbat the earnest attention which bas been direcled to the question and the attention which is being paid to it by men of a very practical characler in many différent professions and occupations will before very long succeed in infusing order and system into a somewhat confuscd process... »

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