Howard, et il fut décrété que « ces commissaires au
raient pour objet d'organiser pratiquement le travail rémunéré», ainsi que de « Saisir, tenir, employer, louer ou vendre tous les bâtiments ou immeubles et toutes {erres leur äppartenant et qui en dépendent et qui élaient aux mains des États conféderés, sous quelque titre que ce fût, et d’em-
ployer les dites propriétés ou d'en appliquer les revenus à l'éducation des gens libérés »,
Ils étaient aussi autorisés à rendre la justice là où d’aues tribunaux n’existaient Pas, à « coopérer avec les inslitutions de bienfaisance particulières à l'assistance des affranchis », à établir l'institution du mariage parmi les anciens esclaves {si possible, entre ceux qui avaient vécu maritalement pendant l'esclavage) à encourager les nègres à se mettre en état de se suffire à eux-mêmes, et à veiller à ce que les ouvriers de couleur reçussent un traitement équitable de la part de leurs patrons.
Rapports du général Howard. — Dans le premier rapport général envoyé au Bureau, le Le" janvier 1866, relativement à l'œuvre d'éducation, l'inspecteur des écoles disait que «le nombre total des élèves à ce Jour, dans foutes les écoles de couleur, se montait, autant
Un voyageur du Nord rapporte que dans le Mississipi, un affranchi intelligent lui déclara qu'il ne regardait pas comme libre celui qui était forcé de s'assurer la vie par le travail. » New-York Herald du 2 octobre 1865.
Voir les tableaux de cette époque dans les romans Red Rock, de T. N. Page, et The Leopard's Spots, qui présentent les arguments du parti sudiste, et d'autre part, À Fools Errand et Bricks without
Straw, par A. Tourgee, dans lesquels sont défendues les opinions des nordistes,
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que l’on pouvait s'en assurer, à 90,599; le nombre des maitres, à 1,314; celui des écoles, à 740 »: six mois plus tard, le 1% juillet 1866, M, Alford, inspecteur des écoles, rapportait qu'il y avait 90,778 élèves, 1,405 maitres, et 975 écoles. Son rapport indiquait en outre, que les nègres prenäient plus d'intérêt à leurs écoles tandis que diminuait l'opposition des blancs à ces mêmes établissements. |
Sous l’habile direction du général Howard et des différents aides-commissaires et surintendants d’État, les écoles passèrent de l'état expérimental à un système bien organisé d'instruction publique. Les élèves commencèrent à être répartis en classes régulières, et l’on établit des écoles préparatoires pour les maitres ; l’enseignement industriel parmi les enfants était particulièrement satisfaisant. Il leur donnait des connaissances pratiques qui pouvaient leur être utiles plus tard en les mettant à même de se suffire à eux-mêmes.
En 1869, peu avant le moment où le gouvernement cessa de subventionner les écoles des affranchis, le général Howard fit un rapport qui était un court résumé de l'œuvre accomplie par le bureau. Il disait:
«Le besoin le plusurgent des affranchis était l'éducation,
et, dès le début, j'ai consacré plus d'attention à ce point qu'à aucune autre branche de mon travail... J’ai trouvé beaucoup d'écoles établies dans les circonscriptions qui étaient depuis quelque temps à l'intérieur des lignes de nos armées. Une grande partie de ces écoles avaient été instituées et soutenues par des sociétés de bienfaisance du Nord. Dès le 17 septembre 18614, l’'« American Missionnary « Association » débuta par une école pour les «contrabands » (nom donné aux nègres qui s'échappaient pour rejoindre les armées du Nord) à Hampton, près de Fort Monroë. Le 8 janvier 4862, le Rev. Solomon Peck, de Boston, doc teur en Divinité, établit une école à Beaufort (Caroline du
Sud). Une autre fut ouverte à Hilton Head, au cours du même mois, par Bernard K. Kee, fils. Un mouvement plus général fut inauguré grâce aux efforts de E. L. Pierce, Esq., de Boston, et du Rev. M. French; et le 3 mars 1862, environ 60 maitres ou missionnaires furent envoyés par des sociétés organisées à Boston et à New-York. D'autres suivirent, parmi lesquels les uns agissaient sous leur propre responsabilité, cerlains étaient soutenus par de nouvelles sociétés de secours formées à Philadelphie, à Cincinnati et dans d’autres villes. Dès le début de l’année 1864, un système d'instruction excellent fut établi en Louisiane par le général Banks, alors commandant en chef de l'État. Je n'ai pas essayé de nous substituer aux sociétés de bienfaisance déjà engagées dans l'œuvre d'éducation. Je leur ai donné, au contraire, toutes les facilités possibles pour continuer et étendre leur œuvre. J’ai pu leur procurer une aide matérielle, quoique le Congrès ne donnât pas de subsides, en employant les fonds obtenus par la location des propriétés abandonnées, en aménageant comme écoles les immeubles qui n'étaient plus nécessaires pour les besoins ; militaires, en donnant le transport gratuit sur les voies de communication aux maitres, aux livres et au matériel scolaire, et en accordant les frais de subsistance à tous | | | | |
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ceux qui participaient à l’œuvre d'éducation. Dans le but de faire régner l'harmonie parmi les nombreuses sociétés indépendantes engagées dans cette œuvre, et de les aider toutes d'une façon impartiale, je nommais dans chaque État un surintendant des écoles, dont le devoir était de recueillir desrenseignements, d'encourager l'établissement de nouvelles écoles, de trouver des maisons pour les maitres et de surveiller le travail en général. La loi du 46 juillet 1866 sanctionna tout ce qui avait été fait auparavant, et étendit mes pouvoirs... Dans chaque État, au moins une
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école normale à été organisée pour la préparation des maitres; et plusieurs collèges reconnus par l'Etat, pour les
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gens libérés, sont ouverts et réussissent à merveille. En outre, une institution d’un ordre plus élevé a été fondé dans cette circonscription, et enregistrée par le Congrès : une université qui à pour but de donner aux émancipés les moyens d'acquérir une culture classique, scientifique et professionnelle. Dans toutes les écoles et dans toules les classes, le niveau des études a rapidement progressé.
« On croit qu'au moins deux cent cinquante mille adultes et enfants de couleur ont reçu quelque instruction pendant l’année écoulée. On ne saurait trop louer la noble armée des maitres qui ont poursuivi avec succès cette œuvre d'éducation. Puisque les émancipés ont été
investis de tous les droits et privilèges des hommes libres
et exercent déjà une puissante influence politique, il est reconnu par toutes les personnes intelligentes et de bon sens, qu'il faut les instruire, si l’on ne veut pas qu’ils deviennent des instruments aux mains des démagogues, et de puissants agents du mal, au lieu d'être des agents du bien. Cette nécessité a déjà conduit quelques-uns des États reconstruits à établir un système d'écoles communales. Jusqu'à ce que cela soit fait dans tous les États, jusqu'à ce que ces écoles publiques fonctionnent régulièrement, le salut du pays et particulièrement du Sud exigera la continuation, par une puissance quelconque, de l’œuvre d'éducation remplie actuellement par notre bureau. Ce n’est pas tout ; on devrait trouver les moyens d'en étendre largement les opérations, de manière à subvenir aux besoins de toute la population. Les rapports indiquent qu'il n’y a pas plus d'un dixième des enfants des affranchis qui fréquentent les écoles. Leurs parents ne sont pas à même de payer les frais de leur éducation; ils font déjà quelque chose, et, en proportion de leurs moyens, probablement plus que ne ferait aucune autre classe. On estime que pendant l'année écoulée, ils n'ont pas souscrit moins de deux cent mille dollars pour la construction
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