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rentrer que vers sept heures du soir. Toute la petite famille est laissée ainsi sans direction, puisque l'éducation n’est pas obligatoire, et qu'il n’y a ni écoles maternelles ni crèches. Trop souvent, les parents sont très ignorants, ne savent pas les règles d'hygiène les plus élémentaires et ne connaissent pas les symptômes et la gravité des maladies qui emportent leurs enfants. L'officier de police sanitaire de Savannah (Géorgie), dans les rapports des dernières années, dit que 50 0/0 des enfants nègres qui meurent, n'ont pas eu de médecin, les parents étant trop ignorants pour connuitre le danger qui menaçait leurs enfants. Ceux qui échappent, gardent souvent un corps affaibli, maladif, qui ne laisse rien augurer de bon pour la santé de la race.
On peut se demander, en face de l'alarmante mortalité des nègres, si le mal est er progression, ou si l'éducation produit quelques améliorations. Pour se former une opinion, on n'a qu'à se reporter aux chiffres. On peut établir qu'il y a une visible amélioration d’après les tables suivantes, dressées par M. F. Hoffman, statisticien de la « Prudential Insurance Company of America ».
Mortalité des nègres dans les villes du Sud calculée sur 1,000 habitants (1) : |
Villes. Périodes. Mortalité.
1876-1880 39 74 Mobile, Alabama, nt) 1891-1892 20 91 Charleston, Caroline du Nord, Rens é :
Savannah, Géorgie, 11} AUS ï Nouvelle-Orléans, Louisiane . pr se
(1) Frederick Hoffman, Race Trails and Tendencies nor the American Negro, pp. 53-54.
Le rapport donné par le Bulletin du Département du Travail, N° 10, mai 1897, vient appuyer notre assertion.
Mortalité annuelle de la race noire pour les trois périodes quinquennales :
Villes. 1880-1885 4885-1890 1890-1895 AtlanteMmeorsies ot , 2, > 37 96 39 A1 32 76 Ballimore, Maryland. . . . 3615 3052 3947 Charleston, Caroline du Sud. 44 08 46 74 A 43 Memphis, Tennessee. . . 4301 2933 2111 Richmond, Virginie. . . . 4034 38 82 3491
Et pour réfuter les arguments pessimistes de M. Hoffman, qui, malgré les statistiques encourageantes, persiste à prédire la prochaine disparition de la race, M. Kelly Miller présente la table comparalive des décès des noirs et des décès dans les villes allemandes de Kænigsberg, Munich, Breslau, Cologne et Strasbourg (M. Hoffman étant Allemand).
Villes Mortalité des nègres (1).
VAS eon LEGER 32 60 Baltimore, Maryland . . . 32 81 Richmond, Wirginie . . 28 48 Louisville, Kentucky ., . . 30 73 Nouvelle-Orléans, Louisiane. 30 42 Villes allemandes. Mortalité.
NOBHILÉDOTET- 5.7. PE 31 50 NTIC LR RAR CE 33 AO DIATO PTE VAR Rs 27 O0 PTÉSIOL. 0 Met 0e 31 60 SIDA DOUTE EN MC TR air ee 29 60
(4) Kelly Miller : À Review of Hoffman's Race Traits and Tendencies of the American Negro, p. 13. — Occasional Papers of the American Negro Academy, n° 1.
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De même quand il s’agit de la tuberculose, qui cause la plus grande inquiétude, on peut constater une amélioration constante par les rapports des commissions sanitaires dans les différentes villes.
Mortalité des nègres due à la tuberculose (1) :
Villes Période. Mortalité.
ALIATDLANRET RES
1886 58 65 Baltimore . 1887 55 42 1899 49 Al
Charleston. 1885-1889 68 08 1890-1894 57 66 1882-1885 65 35 Memphis 1886-1890 50 30