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Sud est un terrain beaucoup plus favorable que le Nord pour presque toutes les formes du travail des nègres, »
Elisabeth City. — « 1 n'est pas encore sorti un grand nombre de diplômés nègres des écoles professionnelles. Les Syndicats n'ont pas encore entravé d’une manière directe la carrière de ceux qui en sont sortis. »
ings Mountain. — «11 y a relativement peu de Syndicats dans le Sud. Je crois que tous les nègres vraiment capables obtiennent d'assez bonnes positions dans les divers métiers. » |
CAROLINE DU SUD, Columbia. — «Le nombre des diplômés sortis des écoles professionnelles n’est pas encore assez grand pour attirer beaucoup l'attention. Les neuf dixièmes environ du travail industriel, et presque tous les grands ouvrages, sont exécutés dans le Sud par les nègres. Les Syndicats essaient dans la plupart des localités d’exclure | les nègres, mais ces Syndicats ont échoué dans leur entreprise. Quand un blanc et un noir sont employés comme ouvriers, et pour faire le même ouvrage, le blanc reçoit une rélribution supérieure à celle du noir. »
Saint-George. — « Généralement les diplômés nègres des écoles professionnelles trouvent des emplois dansles‘branches industrielles qui demandent de l’habileté. J'ajouterai qu'ici, dans leSud, les écoles professionnelles sont plus en faveur auprès des blancs que les écoles chargées de donner instruction libérale : l'éducation industrielle est considérée ici, parmi les nègres, comme la clef du problème. »
VIRGINIE, Danville. — « Les diplômés industriels trouvent de l'ouvrage dans le Sud, mais ils ne peuvent obtenir presque aucun emploi dans le Nord. Les Syndicats réduisent rapidement les nègres aux emplois inférieurs, et auront tôt fait de les exclure entièrement. »
Les réponses mentionnées sont, à dire vrai, inquiétantes, etsemblent indiquer une périodecritique dans la situa-
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tion industrielle du nègre : il ne s’agit plas, à ce qu'il semble, de mettre en doute sa capacité, comme individu, à acquérir une adresse professionnelle, el par suite la prospérité matérielle; mais il se pose plutôt une question égoïste, qui est de savoir si on lui permettra d'exercer un métier quand il sera devenu habile. Tant qu'il reste un simple manœuvre destiné à exécuter le gros ouvrage, on le tolère; mais comme ouvrier habile, pouvant concurrencer avec succès le travilleur blanc, il rencontre dans son rival un ennemi tenace, disposé à mettre en usage toute la puissance que lui fournit le système des Associations de Travail (1).