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1410 grammes pour les hommes et de 1262 pour les femmes *. Chez les femmes, « les conceptions abstraites, opérées par les facultés de synthèse et d'analyse, manquent de vigueur et de suite, et, tandis que la science chez rhomme se convertit en raison, elle se transforme en sentiment chez les femmes. On ne leur doit aucune invention dont le point de départ ait été puisé dans les éléments déjà importants de leur instruction actuelle; et, depuis Tépoque où elles ont commencé à connaître le calcul, la cosmographie, un peu de physique et de mécanique et les applications de ces sciences dans les affaires de commerce et d'industrie, on ne les a vues coopérer à aucun perfectionnement de fabrication ou de métier. Sur 54 000 brevets d'invention, il n'y en a que 6 réclamés par des femmes, pour modes et confections*. » D'autre part, l'infériorité de ses forces matérielles et de son intelligence a pour conséquence chez la femme, d'après l'auteur, une certaine infériorité morale. « Les femmes sont condamnées, en raison de leur faiblesse, à remplacer tout ce qui leur manque par des efforts de séduction, de flatterie et de dissimulation.... L'égoïsme presse si étroitement la femme, qu'elle se laisse toucher par un crime commis pour elle plus que par une vertu qui la dédaigne ' », etc.
Le dénigrement de la femme, qui s'exprime assez lourdement chez le médecin positiviste, prend une forme vive et piquante chez le pessimiste allemand Schopenhauer. Nous n'avons que l'embarras de choisir parmi ses nombreuses invectives. « La raison et Tintelligence de l'homme, dit-il, n'atteignent guère tout leur développement que vers la vingt-huitième année; chez la femme, au contraire, la maturité de l'esprit arrive à la