‹ L'éducation du caractèreChapitre 103 sur 228 · LE PÈRB ET LA MÈRE · texte numérisé non relu

LE PÈRB ET LA MÈRE

dans Féducation des enfants, avoir rautorité qui a le plus de sagesse, et que l'autre doit n'être que son collaborateur docile? Mais qui, à ee point de vue, décidera? et comment, une fois la décision rendue, assurer Tobéissance à la règle?

Le droit romain, en conférant la toute-puissance au père dans la famille, proclamait ainsi Tinfériorité morale de la mère. Notre Gode civil en a conservé l'esprit lorsqu'il édicté, dans le chapitre des droits et des devoirs respectifs des époux, que la femme doit obéissance à son mari. Nul doute que le devoir de l'obéissance ne soit prescrit pour l'œuvre de l'éducation des enfants comme pour tout le reste *. Mais cette disposition de la loi at-elle la même puissance dans les mœurs que dans les institutions ? En ee qui concerne particulièrement l'éducation des enfants, est-elle applicable, est-elle juste? Le père est-il toujours digne d'exercer l'autorité que la loi lui confère ?

Je trouve dans une production de l'école positiviste, qui a pour titre Principes d* éducation positive, une longue étude de cette question, avec des conclusions peu favorables à la femme. Après des considérations historiques destinées à montrer que, depuis l'antiquité jusqu'à nous, et même malgré l'influence du christianisme, la femme n'a jamais été considérée comme l'égale de l'homme, on arrive aux faits. « Aucune œuvre réellement sérieuse, dit-on, en philosophie, en science, en industrie ou en esthétique, n'est encore sortie de leur cerveau à plis moins nombreux ou de leurs mains plus délicates. » Le cerveau féminin parait être aussi, comme poids, inférieur à celui de l'homme; d'après certains relevés, la moyenne du poids du cerveau, à l'âge de trente à quarante ans dans la race blanche, serait de

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