Die Seele des^KindeSy p
ACTP' •; ^M'i»SONNELLE 79
manipulation, il V( i , n .nger seul, bien que le secours d'aatruî lui rgr ; • encore cette action plus facile; il essaye de manger seul uniquement pour le plaisir d'exercer sa volonté, et au bout d'un certain temps il ne réclime assistance que parce qu'il sent sa volonté fafi\uee. D'autres fois il met brusquement fin à tous ses iii .mements et prend une pose immobile, avec l'attitinle de l'attention; c'est alors la volonté qui s'essaye comme principe répressif des mouvements, sans but déterminé.
L'activité volontaire de l'enfant a, dans les premiers temps de la vie, un champ plus étendu que celui des mouvements. , Nous ne pouvons pas affirmer qu'alors l'enfant ait une conscience nette de lui-même, puisqu'il est incapable de nous manifester à cet égard son état mental, et qu'il ne lui en reste aucun souvenir auquel on puisse recourir plus tard. Mais il est certainement attentif, d'une attention spontanée, que personne ne lui recommande ni ne lui impose, et commence avec ses sens un examen du monde qui Tentoure. Est-ce sans but, par exemple, qu'il fixe son regard encore un peu vague, qu'il promène ses mains encore hésitantes sur un objet? Preyer a remarqué que son enfant soulevait soixante-dix-neuf fois de suite le couvercle d'une cruche sans se reposer; pour lui , c'est là une observation physique évidente : le petit observateur semble rechercher comment se produit le son *. Si Ton se place à ce point de vue, un grand nombre d'actions qui paraissent sans raison à des personnes peu perspicaces exciteront au contraire la sollicitude des personnes plus éclairées ; elles verront ainsi s'exercer dans l'enfant, et de plus en plus avec les progrès de l'âge, une attention, mobile il est vrai, mais toujours en éveil, dans le but d'acquérir