‹ L'éducation du caractèreChapitre 47 sur 228 · LE DIAGNOSTIC DANS L'ÉDUCATION · texte numérisé non relu

LE DIAGNOSTIC DANS L'ÉDUCATION

rapportent quelque juste fruict de leur discipline *. » Un médecin habile n'a pas une thérapeutique invariable dont les remèdes s'appliquent à des cas pour ainsi dire abstraits; il ne soigne pas des maladies avec des formules qu'il trouve en nombre déterminé dans ses livres; il soigne des malades, et varie ses moyens à Tinfini, comme les cas varient aussi à Tinfini, d'après les constitutions individuelles.

En continuant la comparaison, je dirai que le premier soin de l'éducateur, comme du médecin, doit être •d'établir son diagnostic par une observation attentive «t de chercher à bien connaître le caractère de l'enfant qu'il veut élever. J.-J. Rousseau dit, en recommandant l'éducation négative pour les premiers temps de la vie : •« Une considération qui confirme l'utilité de cette méthode est celle du génie particulier de l'enfant, qu'il faut bien connaître pour savoir quel régiiùe moral lui convient. Chaque esprit a sa forme propre selon laquelle il a besoin d'être gouverné ; et il importe au succès des «oins qu'on prend qu'il soit gouverné par cette forme et •non par une autce. Homme prudent, épiez longtemps ia nature, observez bien votre élève avant de lui dire le premier mot; laissez d'abord le germe de son caractère en pleine liberté de se montrer, ne le contraignez en •quoi que ce puisse être, afin de le mieux voir tout entier.... Le sage médecin ne donne pas étourdiment des ordonnances à la première vue, mais il étudie premièrement le tempérament du malade avant de lui rien près- •crire ; il commence tard à le traiter, mais il le guérit, tandis que le médecin trop pressé le tue '. »

J'ai parlé précédemment des difficultés que présente <en principe l'observation psychologique de l'enfance.

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