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Despine, Psychologie naturelle^ t. il, p

EXESfPLES HISTORIQUES D*HÉRéDITÉ 105

d'une femme très perverse des États-Unis d'Amérique dont les quatre-vingts descendants en ligne directe ont été, pour un quart, frappés par la justice, et, pour lestrois autres quarts, ivrognes, fous, idiots et mendiants. L'histoire nous offre un grand nombre de cas où apparaît nettement l'influence de l'hérédité sur le caractère. « Le physique, ce père du moral, dit Voltaire, transmet le même caractère de père en fils pendant dessiècles. Les Appius furent toujours fiers et inflexibles, les Gâtons toujours sévères. Toute la lignée des Guises fut audacieuse, téméraire, factieuse, pétrie du plus^ insolent orgueil et de la politesse la plus séduisante. Depuis François de Guise jusqu'à celui qui, seul, sans être attendu, alla se mettre à la tète du peuple de Naples, tous furent d'une figure, d'un courage et d'un tour d'esprit au-dessus du commun des hommes. J'ai vu les portraits en pied de François de Guise, du Balafré et de son fils; leur taille est de six pieds : mêmes traits^ même courage, même audace sur le front, dans les yeux et dans l'attitude *. » L'étude des quatre Césars, Tibère, Galigula, Claude et Néron, faite par Wiedemeister au point de vue de l'hérédité morbide, était facile; leurs^ vices prodigieux éclatent dans Tacite et dans Suétone, qui en ont déjà signalé la transmission héréditaire. Vespasien, dont l'avarice est célèbre, comptait parmi ses ascendants un commis de banque et un percepteur usurier. « Chez presque tous les princes de la famille de Condé, dit Saint-Simon, on note une chaude et naturelle intrépidité, une remarquable entente de l'art militaire, de brillantes facultés de l'intelligence, mais, à c6té de ces dons, des travers d'esprit voisins de la folie, des vices odieux du cœur et du caractère, la malignité, la bassesse, la fureur, l'avidité du gain, une avarice sordide, le goût

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