L'Hérédité psychologique, 2^ partie, chap. u
If 8 l'éducation D¥ caractère
plQ9 graade'pttrtie de sa vie éa Algérie ; le neveu a vécu en Franc& dsms une famille rangée et extrêmement laborieuse; Je doute qae tous les deux aient passé ensemble plus de dix jours de leur vie. Ces ressemblances dérivent d'un ancêtre commun ^ »
Dans Tétat actuel de la science^ il n'est pas possible de dii'e d'une manière certaine, surtout pour le moral, quel est le maximum du temps pendant lequel un attribut de Faa«étre reste latent chez un certain nombre de ses deseendaal» pour reparaître ensuite* L'histoire seule nous fournit à ce sujet des faits intéressants, et ils sont trop rares, ftouyent trop discutables, pour qu'on puisse en induire une loi. Dans les familles restées obscures, et même dans- beaucoup de celles qu'un ou plusieurs de leurs membres ont illustrées, le souvenir des ancêtres disparaît si vite qu'il est impossible de rien savoir d'eux aa bout de quelques générations. C'est un véritable mal auoc. yeux de ceux qui, comme nous, attachent le plus grand prix à la conservation des souvenirs et des traditions de famille, et qui y voieni pour un pays l'une des meilleures garanties de stabilité et de force. Nos mœurs et nos institutions actuelles ne feront que l'aggraver. La famille d'aujourd'hui est éminemment instable; à peine formée, elle se déplace et se disperse avec une extrême fodliié. Gonri>ien y a-t-il de Français, surtout à la ville, qui. vivent dans la maison de leurs ancêtres? Combien iBéme y en art-il qui, arrivés à l'âge adulte, vivent ^ans lai maison de leur père? Avec la funeste tendance qui non» pousse aux grandes agglomérations urbaines, la possession du foyer deviendra un jour l'exception, si peul*étre elle ne Test déjà. Que de Parisiens connaissent à peine l'appartement loué où le hasard les a fait naître et auquel ne les attache aucun souvenir de famille l