‹ L'éducation en Angleterre: collèges et universitésChapitre 9 sur 24 · Tom Brown at Oxford · texte numérisé non relu

Tom Brown at Oxford

sait les y retrouver quand il en a besoin. — « Après tout, que serait la vie, si Ton ne se

battait pas? Du berceau à la tombe, le

combat est la raison d'être en même temps que le but réel, le but noble et honnête de tout enfant des hommes. Les garçons se querelleront toujours et se battront quelquefois; le combat avec les poings est la manière usuelle dont les petits Anglais vident leurs querelles ; apprenez donc la boxe : vous n'y . perdr.ez rien, bien au contraire. — Quant au combat, évitez-le le .plus possible; quand viendra le moment, s'il doit venir pour vous, où vous aurez à accepter ou à refuser un défi* dites non si vous le pouvez; seulement faites bien attention de connaître le motif de votre refus, de ne pas vous le dissimuler à vousmême : ce sera très beau si vous le faites par pur sentiment chrétien; ce sera justifiable si c'est seulement parce que vous n'aimez pas cette besogne-là. Mais n'allez pas refuser par crainte d'être rossé, tout en disant que c'est la craïhte de Dieu qui vous inspire, car cela

ne serait ni chrétien ni honnête et si vous

engagez le combat, poussez-le jusqu'au bout

et ne lâchez pas tant qu'il vous restera la force de vous tenir debout *. »

C'est encore dans la chapelle de Rugby que nous retrouvons Tom Brown âgé à présent de dix-neuf ans et sur le point de s'installer à Oxford. Il a quitté le collège le mois dernier, le lendemain d'un grand match de cricket qu'il a commandé lui-même et à la suite duquel il a banqueté avec les vainqueurs, qui Font, pour finir, porté en triomphe autour de

la cour Après avoir achevé ses paquets,

fait la tournée des fournisseurs pour acquitter ses dettes et distribué force poignées de main aux amis, il est parti pour l'Ecosse, où il va chasser et pêcher. Là, dans un district éloigné et sauvage, un journal déjà ancien de quelques semaines lui apprend par hasard qu'Arnold n'existe plus ! Cette nouvelle Fa terrassé ; jamais il n'avait imaginé que pareille chose

pûtarriver! et le voilà qui, obéissant à une

impulsion irréfléchie, mais irrésistible aussi, plante là ses compagnons et fait route vers

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