‹ L'éducation et l'enseignement en matière d'instruction secondaireChapitre 25 sur 30 · CHRISTIANISME DU MONDE · texte numérisé non relu

CHRISTIANISME DU MONDE

A vrai dire , la seule règle , et la seule force du jeune homme, parmi ces variations du monde , c'est le christianisme. Sa lumière éclaire toutes les questions , les questions littéraires et les questions sociales, les questions d'art et les questions de philosophie. Mais voici bien un autre péril !

On a fait du christianisme même quelque chose d'indécis, et le jeune homme va se

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trouver en face d'opinions qui veulent êtrç chrétiennes et sont déistes tout au plus; en face d'une poésie qui prononce le nom de Jésus-Christ, vraiment! mais comme elle ferait du nom d'un dieu de mythologie.

Qu'est-ce donc que l'esprit hmnain en notre temps, et à quoi se prendra le jeune homme^ dans ce vague infini de la pensée ? Qa dirait que toute croyance s'en va, et qu'il ne reste que des dogmes de convention et que des symboles d'artiste et de poète. Ce serait la fin du monde morale et la barbarie serait à notre porte. Repoussons ce malheur ; TOUS y pouvez beaucoup pour votre paît..

Si le jeune homme arrive dans le monde avec cette instruction préliminaire qui s'est appuyée sur le principe chrétien , il verra facilement le vide de ce christianisme mythologique qui nous a été fait par des apô-r très sans foi.

- Le christianisnoie . est d'abord quelque, chose de simple, qui va à la pratique et à l'utilité réelle de la vie hmuaine. Le chris-

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lianisine n'est pas une croyance d'iuiagiua* tion. IL n'est pas une forme donnée pour un temps à une pebsëe de religion vivante aii cœur de l'homme. Le christianisme est là révélation et rensem])lô des lois qui rattachent l'homme au ciel , et lient l'homme à l'homme. IL est donc indépendant; il est donc Invariable; il est donc immoitel;et ne le prendre qiie comme une œuvre morale, politique, ou poétique, qui a semé des trierveilles dans son développement huma^ weVtfiVc, (c'est à présent Un mot nouveau!) inais qui désormais a besoin de je ne saia qiielle transformation , à laquelle le Sau-- VEUB n'avait pas pensé, c'est sortir du clirisiiftnisthe ; c'est sortir de la révélation proprement dite ; c'est sortir du- vrai éternel^ pohr entl-er danà je ne sais quelle rêverie de perfection qui né coûte pas f[rand'chose à la raison ni aux sens, puisqu'il n'est tout au plus qu'un mysticisme sans nulle application ai4x devoirs.

EIi bien ! tjue voire cnfaht sache dé

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bonne lieure et qu'il sache toujours que, s'il y a un christianisme fait pour inspirer la vertu et pour se prêter à la fois au mouvement dfe la pensée et des arts, c'est le ëhristianisme vrai qui rëpond à toutes les intelligences comme à tous les temps, qui a des devoirs pour toiltes les conditions , dès consolations pour toutes les misères, ime esjîérahce poUr totlties les douleurs $ «ne foite pour toutes les faiblesses ^ Une réparation pour toutes les infortunes, etj fàut-il le dire? poitr tous les crimes méities.

Votre ertfant va chtendre des voix de {>oète , des toix de moraliste, des voix de politique, admirer le christianisme et le loUèr avec effusioti^c'est maintenant comme une iiiodei Le salon se pique d'être chi-ë-; tien! L'art est chrétien ! Le théâtre s'apprête à le devenir! Le vice mê^ne ne le scra-t-il pas tout à l'heure? qu'est-ce que tout cela?

Votre enfant ne va-t-il pas imaginer que le christianisme peut doue se concilier avec

bien des choses contraires? Il avait vu dans le cluibtiauisme une loi sévère, laquelle allait sans cesse à des pratiques de vertu ; on lui fait de cette loi une tlicorie qui se prête aux joies et aux folies ; ceci n'est-il pas une tromperie, et ne cache-t-il pas à la fois de grands périls?

Mais c'est vous qui le retiendrez dans ce penchant, en le rappelant avec une habileté délicate à la vérité inflexible qu'il a connue et qu'il doit garder.

Votre sollicitude à cet égard devra le suivre dans la plupart des premières épreuves du monde. Les livres lui parleront de ce christiaiiisme commode qui se plie aux voluptés. La poésie le lui présentera comme une perfection qu'il n'avait pas soupçomiée.

Tous les arts lui en feront une mythologie élégante et pleine de séduction. La philosophie lui en fera une théorie de progrès.

Et, pour comble, la chaire peut-être viendra aussi le lui concilier avec l'austérité des vieilles mœurset la sainteté des vieilles lois;

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car, il faut bien le dire, dans cet entraînement du monde , le prêtre lui-même peut fléchir, ou bien il croit mieux servir le christianisme, en lui ôtant son aspect sévère, et son langage mystérieux , et son autorité sainte ; et de la sorte , le jeun^homme saisi et captivé par tous les charmes de poésie vague et ornée, risque d'abandonner les réalités précises qu'il avait reçues, pour se mettre à l'aise avec les passions, se croyant désormais assez chrétien, pourvu qu'avec la liberté qui lui est donnée, il n'aille pas jusqu'à la brutalité de l'incrédule et à la stupidité de l'athée.

Yous me sauriez pomtant laisser votre çpnfant se bercer dans ces théories faciles. Il Vj^y^en cette espèce de transaction entre le ^^^t ^ terre, quelque chose de' profondé- ^e^^ plç;^$^t pour la dignité, et le jeune homme, avec sa loyauté généreuse , devra le sentir. Ainsi, il ne se peut point qu'il accepte du .chrîstîanisine je ne sais quoi de vague, une pensée^énérale, une inspiration

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raie que Dieu a donnée à lafemme^ et main tenant voici que je crains d'en avoir pari peut-être avec trop de.timidité.

Car je ne vous ai dit que votre o£Eice d mère 9 et votre cœur vous le disait mieu que moi. N'est-ce J^pjfjue j'aurais pu vou parler plus amplement de votre office d femme , et agrandir ainsi votre ministèr dans la conservation de la société?

•L'homiiii(?Vy §ongej)6ini assez ; le dire, s'il ne tdnait qu a Im, il n'y aura: bientôt plus d'ordre humain. Par ses pas sions, par ses colères, par ses ambitions, pa son désir de-norvéâuté> par ses haines p< litiques, par son esprit de faction , il rom prait avec rapidité tous les liens public^.

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nM\ié\ îraértti^t Wfettii)iiJésVtH&'afi

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morale. Par lui le monde serait' iiîï^aikd&l stHtqirf'ftfhhië {«tet>s«^ïetf^é?.iêi'^î

SUR ^lîStMTJOy. ^%

"j^aik^'ffcMitié âdnlf^fk iiifoeùri'; WtiU^Û femme est élevée, au contraîré^-^M tèiidî«î

^ig&itéi^'ètlèL^^iéd ^ Ifieitfââ^âtéé:- >'! ^^'

iWlëiiâmid^iiÀ '^^Ues^^â'ip^éfitfiitâtiité^ ipiV Je >té«w Jàtaîs' iètiiniSè«^à*abbrfV pdm

sans m'étendre à dé'trbp'grtHiaesf^géûAW

tre temps, l'office de la Îetmù0i€^^ à^^^éàk <d 4«'%pftIi^toitié)4e»}ftnifleft'tràdkl^

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jjourautileâl'liBauiiké.' ;: :• lU;!!! >î> ut}» j .^ £« : par! iàj surtout se manlfaste fofikJÉt d# JaieniMie d8ns»l»iper^tétinittl (1oIliri];diqBioni

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êtes dépositaire de toutes les traAiiioii& '^ Wt(i>âiiï lèiG(cj[uell«s>iri3^ystipàif dé tSbà^té. ^ J«7ite "s^s ai: {^ indiens ^^n Hfiâlitikam' le feu de Vesta, eurent une pensée bietfipix»^ fondd^ etéi tbtte^oMgesyaibdliquexipim'ait ^clquiei;niys4èré podaLif/Laàamxt ^mUètUe ^Btaitf ipoifr ^noiB^ i atie) Asxpretsiojtif cthàffiS^ que de rhumanité.ïiiu licwmîi? 'chrtétletaweilt f^ràSàdkiévbiîaaiiAeA trmtusr:pÉbliqiléi et fÊàif^èBii Ellslest^gairdîéiipid ienk seMocâetak de piété qui estleWeuX^ -^Vi&v^^adûaxileu-

sua B^évccâTioN.

tetre et le ciel. C'est elle qui cooserye osées de pudeur et de délicatesse qui ! charme des hommes. Et jusque dans ible loi qui frappait de mort la vesli avait laissé éteindre cette flamme lelle de vertu et de chasteté , il y a blême que j's^^Q^uerais à la femme iblierait son office providentiel. Car lême se frappe de mort dès qu'elle perdre la religion autour d'elle , la ltf'^i^*afe1à»^AM|tfï8iîttt^Wty- :s et contre les vices, et, seule, donne jeune âge de la dignité, à sa faiblesse npire, à sa l^gai^té du charme, à sa sse de la majesté.

fîvLfjiù ?/^I) ioni **: Jiijir/iij'noV. Irjoirr .îi'jibvrroa

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fliitiî'jlciir.'l r,/*. j'i ^Oiiatjiii f.i i*b ti-t; îifjiffii iioa /i /jiayiuHi lil db dea'jIii'jiT

Me voici arrivé à la fin des études que je m'étais promis de faire«tvec vous, Madame»

Mais, chose singulière ! voici que soudainement s'offriraient à moi des études toutes nouvelles.

Et, par exemple, ayant marqué, quoique

SUR feTêîWeWrioN. ttl

jmine , il semblerait tout naturd'B'^lW* t ««>«]^#l^eflà^tf(Rïl^efticU«ai Sf\»t

1 âe^4ftc{ytHM^t>l$uF>l^r«l»'>ckéë''éitH)?

ttenee;^i(MtPlHV'S fi>émMlf>»i^ ilité. '^'-'J'I é->'>"Ji'Jj!iil êab lia •.iau67« iisi Traude question pour les-^éMWfftëV'W ivièa«llt ^»STjâfâW}«-«)«R«6 àb'ttfttps (n«lB»Swfcliiie»aS*i«i'a J"aq ,«nJoi 2<)H 3l»

)cIllpBi»i^té«»m«illlèié(;{B»i««gëMif a parlélMi«iéèMt«eiii'«6^ehMi<軫»

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iV«e^¥t>tt'»!rdi1>piIbèoitfli><H^ii%KWiJë>>

iâ«n«'èt>(Aimie»(fê,«èî4l«âhM«<eéM fls

«vVttdë B)iPct8As>4éfH'afl»nip;t'éutt'flF

Mtjy-JJ'iQYUOii «qruoi «ul» woq tïbae.-i^

^,^e^^,d)éjyM^e9«|;|si,l^i^f:t^a^ soi xt^i^Si,e^(pmhf»f 8W»^ qfiû \f^ ^le se « rait avancé en des habitudes plus ornées (

de nos jours, peut s'initSer»àii(dsefrai«S(qii F^^)çiçbw'l(éA^^«tor\sMpiKMin^ $i0lto^

9$|IÂS, CÇi ^'C^ :)À 4|i|i^^

^çJipftriÇ;>^?âtahl^fSîw;J?tj^^ i. ,

jiiî?#f if|§;aiî:^j»o^ieô««iîc.V; Wî :Qe^*l*W^

grandir pour des temps nouyeaux.^iJMki

sua L'iÂtiCATiOxN. iàï:

Imposer à l'altérer par Uu btsQÎii de ». chimérique ^et artificiel.

»inine , ai-je dit, a déserté sa grande n de conservation sociale, et cette n est passée à la femme, emme a donc besoin d'une éducation lie pour remplir cet office nouveau.

:ation du foyer reste toujours graiide te ; mais il faut-qu'elle s'étende à des ités précédemment inconnues, lucation de la femme doit être faite :et empire social que les âges de sim*

et de foi n'avaient pas eu besoin de ntir, mais qui en des temps d'altërarofonde devient une errance pour Emité.

là donc comment d'idée en idée je par degrés conduit à dérouler toutes estions d'éducation qui se rapportent mme , et non seulement à la femme >n , à la femme élégante et letti*ée ,

la femme populaire, à la femme de on domestique « de vie intérieure

la

93i L£TTR£fl SUR l'ÉDCCATION.

cachée. Car la femme , que les moi n'en doutent pas, la femme est âisu rinstrument d'unegrande réformatio la société. Par elle les justes notiom bonnes mœurs doiTént reparaître ; h doit refleurir 9 etl'hoinme toutern refaire; L'éducation de la femme eà le plus grand objist d'attention qui à présent /offrir. Qoe la femme, c les rangs possibles, soit forte et chrét et son empire dominera tous les yic surriyént encore. A d'autres le soin pBquer comment l'éducation devra lu et lui fortifier cet empire! pour moi seuleineotlè montrer comme uiieesp en des temps où l'iiomiiie oubliant i aion à besoin q[uè la femme garde la i A la femine il appartient de sauver i ouidefois l'hnidanité !

A une mère. 7

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