Professeur de latin à l'Université d'Edimbourg
132 BERBERT SPBJM Kl:.
lulrs ne soit pas //<>"/■ eux une source de jouissant égales à celles gui résultent de V exercice /)//>/-"/u<' <■/ musculaire et souvent plus vit
Pour donner une dernière raison en faveur de l'instruction spontanée el agréable, taisons remarquer que plus elle possède ces caractères, plue il j a de eham pour que l'élève, une fois sorti de l'école, continue ï s'instruire. Tant qu'on fera de l'étude un épouvantail, on verra les jeunes gens couper courl à l'étude aussitôt qu'ils seront affranchis de la sujétion de leurs parents et de leurs maîtres* La rendez-vous agréable, ils continueront à s'y livrer, sans \ être poussés par aucune influence extérieure, sous la seule impulsion de la spontanéité que vous avez encouragée. Tout cela est inévitable : tant que les lois de l'association des idées resteront vraies, tant que nous ressentirons du dégoût poulies choses et les lieux qui nous rappelleront des souvenirs pénibles, et que nous aimerons les choses et les lieux qui nous rappellent nos plaisirs passés, tant que l'homme sera ce qu'il est, la peine et l'ennui rendront les leçons répugnantes, le plaisir et la joie les rendronl attrayantes. Gomment voulez-vous que des hommes, qui dans leur jeunesse n'ont vu la science qu'escortée et hérissée de difficultés, de menaces et de punitions, qui n'ont jamais goûté les joies de la libre recherche, soient bien convaincus, dans la suite, de l'attrait des études? Au contraire, ceux qui se sont instruits sous la discipline de la nature, en temps opportun, ceux qui se souviennent des vérités qu'ils ont apprises avec le double plaisir de l'intérêt même de ces vérités et du charme qu'ils trouvaient à les apprendre, ceux-là, soyez-en sûrs, continueront toute leur vie cette éducation d'eux-mêmes par eux-mêmes qu'ils ont commencée dans leur jeunesse.