‹ L'éducationChapitre 10 sur 47 · LES PARENS · texte numérisé non relu

LES PARENS

Protège nos enfans , et préserve leur tète Des coups (le la tempête.

Bénis-les ; (ju'ils n'aiment que toi ; Que , soumis à la sainte loi , Ta grâce les soutienne en traversant l'orage ; De l'éternelle paix qu'elle soit l'heureux gage ! 0 toi , etc.

CIIOEIH.

Après un doux repos, I{e[)renons nos travaux.

Quand on a bon courage , On est bientôt en train :

MmIn (Ï'sI , do le malin , (Jii'il laiil rlic il l'ouvrage.

Si l'on \riii , en partage ,

Avoir la simté

Jointe à l;i ^'ait(''.

\ni-:i,K.

Le malaise , la tristesse .

S<ml eiilans de la paresse.

I,<* (ia\:iil lail de longs jouis ; W'u'ïi n.diiè^'c plus leur cours.

Qur l'riinni Ai' l.i mollesse.

CHŒIR.

Après un doux repos, etc. (10)

De la pieuse Adèle ainsi la voix louchante

Du ciel , sur sa famille, invoque la faveur.

Elle en reçoit le prix de sa vertu constante :

Un honorable hymen va fixer son bonheur.

De l'éducation le triomphe et la gloire ,

Brillent , d'un vif éclat , aux yeux de ses parens :

Ce précieux trésor décide sa victoire ,

Et les vœux d'un amour à l'épreuve des ans.

Esquissons le tableau d'une si belle fête :

Déjà le couple heureux se présente à l'autel.

Autour d'eux que d'amis ! Le ministre s'apprête ;

Il bénit de leur foi le serment solennel :

« Que le Dieu d'Abraham habite dans vos âmes ,

» Les unisse , à jamais , verse ses dons sur vous !

» Fidèles à ses lois , brûlez de chastes flammes :

» Vous figurez l'Eglise et son divin Époux.

» Pareils à l'olivier, à la vigne abondante ,

» Faites , d'un ici hymen , naître d'aussi doux fruits.

» Puisse de vos neveux la race florissante

» Propager vos vcitus , et vos fronts reproduits ! «

On quitte le festin , et le concert commence. Adèle qui chantai! , est chantée à son tour. Sa fîmiille l'adoie : o! tons , d'intelligence , A colle s(PU!- chérie expriment leur amour.

1 IH l'éducation.

Le père , qui , jadis , élait le coryphée , L'àine de leurs concerts , leur accoinpagnaleur, Reverdit de la voix , prend la lyre d'Orphée , Pour chanter un hymen qui plaît tant à son cœur

CHANT MTTIAL.

Muse , quelle est donc cette ivresse , (Jui , tout-à-coup , vient ranimer mes sens ?

Ainsi qu'au temps de ma jeunesse , Te plaîrait-il d'inspirer mes accens?

Oui , tu rapi telles dans mon âme De mes beaux ans le charmant souvenir , Lorsque d'heureux amis je célébrais la flamme , Et saluais leur riant avenir.

Jj'UFK's époux , la terre relleuric Semble sourire à vos amours.

Pn^nez, connue elle, une nouvelle vie, DoFit le printem|»s renaisse aussi loujoui'S.

D'un hcan malin je vois l'aurore BiillrT, sur vos deux fionts , d'éclat et de fraîcheur Moins de L;ra( c a le lis <pie le jour fait éclore ; Ll |iiii^s«'iil vos vertus c^'alei' son odeur !

<> ma (ille , les ^«tiiis donix-s h Ion rnlanre ,

Ne fui'ent point mêlés d'ennuis et de soupirs. Ton cœur nous fut docile ; et ta persévérance Atteint le but charmant de nos communs désirs.

Toi , qu'adopte notre tendresse , Que , parmi nos enfans , elle a déjà compté , Quel doux rayon notre vieillesse Voit ajouter à sa félicité !

Que le ciel , à nos vœux propice , Veuille épancher, sur vous , ses plus douces faveurs ! Qu'il vous féconde , qu'il bénisse Les fruits de vos chastes ardeurs !

Qu'au sem d'une jeune famille, Des jours de paix , de modestes désirs ,

Vous offrent , loin de ce qui brille , Dans la vertu de durables plaisirs !

Vieillissez , comme nous , l'un à l'autre fidèles , Et vos rameaux unis resteront toujours verts. Cherchez les doux zéphirs : à l'abri sous leurs ailes , Vous ne sentirez point la glace des hivers.

Votre amour, mes enfans , a rajeuni notre âge : C'est le riant soleil qui décore un beau soir. Du bonheur des élus , ô Dieu ! qu'il soit le gage ! Au banquet éternel daigne nous faire asseoir !

120 LtDl CATION.

Adèle est devenue un modèle de mère.

Heureuse de revivre en des enfans chéris , Dès le berceau , sa voix forme leur ciuactère ; A ses accens d'amour ont éclos leurs esprits. Quand le soir les endort , c'est aux sons de sa lyre , Pour leur faire goûter un paisible sommeil. Près d'eux elle repose , et son àme n'aspire Qu'au plaisir enchantem- que [)romet leur réveil.

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