MORCEAUX DE LA SÉANCE ACADÉMIQUE
Eloge d'une académie de collège ; goût de l'étude ; doux souvenirs. I. 33.
Le goût des fleurs ; il embellit toutes les positions de la vie. Culture de la
rose et d'autres fleurs ; elles ornent les fêtes de famille , le culte saint ,
la solitude religieuse , la tombe des personnes chères ; l'art sait les
imiter. I. 335.
Orgueil et modestie , ou l'art de réussir dans te monde ; scène dialoguéc. Damis plaide pour l'orgueil , l'ambition audacieuse et l'impiéîé; Eraslc pour la modération des désirs, l'exercice consiencieux de sa profession et la fidélité aux principes religieux ; il montre tous les maux hors de cette conduite ; et avec elle , le bonheur facile. Eraste se rend à ses avis. I. 34^.
La peine, fruit des faux plaisirs ; de l'indépendance, de la richesse, des voluptés , de l'ambition , de la vanité littéraire , de l'orgueil du rang , de l'avarice ; les faux plaisirs ont causé la perle de beaucoup de rois et d'empires. I. 356.
Le vrai plaisir fruit de la peine. La Providence l'a mêlé avec les maux. La bonne mère le trouve dans les soins qu'elle donne à son enfant , le laboureur dans ses pénibles travaux, le voyageur commerçant dans son retour au sein de sa famille. L'ùme se retrempe dans l'adversité ; l'homme vertueux trouve même la joie dans les fers, dans le soulagement qu'il procure à ses compagnons d'infortune ; on ne peut rendre celle que lui cause sa délivrance. On éprouve celte joie dans le tendre repentir , dans l'innocence persécutée , dans les périls de la guerre. Les médecins français l'éprouvèrent en secourant les pestiférés de Barcelonne I, 363.
Le printemps. Réveil de la nature , retour des oiseaux voyageurs ; la jeunesse prend l'essor dans la campagne , chant des oiseaux ; les champs , les jardins leprennent leur parure ; prières et processions pour les biens de la terre ; départ pour l'armée; le printemps invite à la paix, il passe comme un songe. I. 373.
Le eœur se montre envers les animaux. Mauvais présage tiré de l'enfant qui maltraite un animal ; sévérité d'un jugement de l'aréopage. Les animaux secondent l'homme dans ses travaux , servent à ses plaisirs ; il doit les bien traiter. Reconnaissance d'Alexandre envers son coursier Bucéphale. Trait d'Androclès ; le lion de Florence ; le chien qui tue le serpent prêt à dévorer un enfant dans son berceau. Abeilles , oiseaux messagers , volière de la jeune Eglé ; le chien de la pauvre veuve. I. 39G.
Aimer SCS ennemis , non les craindre. Aminle veut que l'on dissimule avec son ennemi , dans la crainte du mal qu'il peut faire; Ariste , au contraire, prenant Dieu pour témoin de son innocence, et ne craignant que lui seul, préfère un ennemi déclaré à un ennemi caché; il prie pour lui et bannit de lâches frayeurs. Folle furieuse qui se frappe eu croyant frapper l'objet de sa haine jalouse. I. hi\.
Eloge de l'amitié. Elle se montre dans les petits enfans, dans les compagnons de collège; elle fait la force de l'ûge mûr, la consolation de la vieillesse. Elle ne peut être le partage du méchant; l'homme vertueux seul la cultive. Elle le rend capable de traits héroïques, d'exposer sa vie pour un ami. Les temps de persécutions en oIVrcnt de beaux traits dans les deux sexes. L'aveugle trouve un ami dans le chien (pii guide ses pas ; l'amitié fleurit dans les asiles consacrés à l'étude des sciences ; ses conseils perfectionnent tout dans les divers élas de la vie ; entre les peuples , elle assure leur prospérité. I. /|i9.
Les avantages de la médiocrité, l'.llc offre vui autre âge d'or dans un
f^lc boubcur. Arisle i-st beurcox av ntilioi do sa nombreuse faniil)i> élevct dans l'amour du Iravail et 5 qui il doiitip IVjtpinpIe d'une pieu'c bienfaisance. Mondor traîne une Irislc vie uu sein de l'opulence; un iils unicjue fail son tourcienl ; son ainbilion y met ic comble, (-onseils d'Aristc à celui de ses fils qui veut suivre la carrière des arts; il lui montre les dangers de la gloire , l'exborte à mériter, mais à fuir la première place ; l'infortune saltache trop souvent à la célébrité , tandis qu'au second ranp ou vit heureux, à l'abri de len.ie. I. 431. jlfolonie de la fortune. Oile. L'homme comblé de ses bienfaits se plaint d'elle, quand il périt victime de son ambition. Alexandre, César et bien d'aulr« en sont de frappans exemples. Celni-lù est heureux, qui a eu partage la santé, la vraie philosophie et l'amour des arts au sein d'une lionncte médiocrité. La fortune est uu mot qui ue produit rien ; mais tous les hommes reconnaissent et adorent un Dieu intinimeut puissant et l)on , qui est la cuise de tout. L 439.
IMLCKS COMPOSÉES PAU DKS KLKVES.
Mort des Macliabèfs, pii-ce de vers latins, par Armand de C.rochard. 1. 140. Entrcf dis Croises à Jcrusaltm, piï-ce de vers laîins , par Armand
deCrochard. 1. 143.
Lf jcuuc Porte sur la loniùc du jeune Pacte son ami : pièce de vers
laUn<i, par Albert Rariseau. l. ^l^b.
J.C Choléra , piice de vers latins, suivie d'une iniitalion en vers
français, par Julien Martin. I. l^S.
Cc.riolan , poème Idtin , en 5 parties; par Armand de Crochard. 11. 391. Elégie sur la mort d'Ju^'uste Maif;nec , élève du colli-ge du Mans ;
piè-ce de vers français , par Léon Pivron. H. 409.
MÉDIT ATio?( sin L'ÉTr.nsiTÉ; Stances, par l'auteur du poème de
l'Education. Jl. 41'>.