SCÈNE LYRIQUE, ▲ PLUSIEURS VOIX
Terra silct, sylvlsque latent sine voce volucres.
L'aslri' du jour désertant nos climats.
Va, loin d<* nous , tcruiiner sa carrière; Ses feux ardens , sa biillante hunière , Font pla» (' au sombre hiver, aux rigoureux frimas.
L'oiseau chenlic ru vaiti sa pâture; Les arbres d<''j»oiiillés , pour lui, n'oni plus d'abri : A ses joy<Mix a(r(»ns succède un triste ni. L'Aquilon ruri<'U\ redouble la fntiduie, La glare a siispeudii le muiinure des eaux ;
Tout languit dans un long repos.
Tnnl scnibl»' <'l»iiit dans la naluir.
]\ïais riiomme a fécondé les champs :
De ses travaux la récompense Echappe à l'injure des temps.
Une admirable Providence Veille sur lui , sur ses enfans ; Elle a béni ses soins constans.
Sa main libérale et puissante , Sous la neige , sous les glaçons , Fait croître la plus faible plante , Espoir d'abondantes moissons.
Dès que l'hiver approche , accourez à la ville ;
On y goûte mille douceurs ;
Momus y fixe son asile , Et , par lui , la gaîté jaillit de tous les cœurs. Le coin du feu réchauffe et ranime la verve ;
On y pétille de bons mots.
La beauté , par de doux propos , Sait égayer les travaux de Minerve.
A table avec quelques amis , On croit avoir de célestes convives.
Bientôt , par des chansons naïves ,
Tous les fronts sont épanouis.
C'est toi , surtout , ô céleste harmonie 1 Qui de l'hiver sais charmer les ennuis. A tes accens quand la vertu s'allie , De quel plaisir lu nous ravis !
ni LEDIT, ATION.
Des Dieux ô sublime langage , Eiiflaninie , épure nos désirs :
Piomets le bonheur en partage A qui dans la vertu cherche les vrais plaisirs.
J'aime à vous présenter ces tableaux de famille , De l'éducation à montrer les beaux fruits. Vers Dieu , par ses accens , une pieuse fille Elève la prière et les cœurs attendris.