‹ L'éducationChapitre 7 sur 47 · SCÈNE LYRIQUE, ▲ PLUSIEURS VOIX · texte numérisé non relu

SCÈNE LYRIQUE, ▲ PLUSIEURS VOIX

Terra silct, sylvlsque latent sine voce volucres.

L'aslri' du jour désertant nos climats.

Va, loin d<* nous , tcruiiner sa carrière; Ses feux ardens , sa biillante hunière , Font pla» (' au sombre hiver, aux rigoureux frimas.

L'oiseau chenlic ru vaiti sa pâture; Les arbres d<''j»oiiillés , pour lui, n'oni plus d'abri : A ses joy<Mix a(r(»ns succède un triste ni. L'Aquilon ruri<'U\ redouble la fntiduie, La glare a siispeudii le muiinure des eaux ;

Tout languit dans un long repos.

Tnnl scnibl»' <'l»iiit dans la naluir.

]\ïais riiomme a fécondé les champs :

De ses travaux la récompense Echappe à l'injure des temps.

Une admirable Providence Veille sur lui , sur ses enfans ; Elle a béni ses soins constans.

Sa main libérale et puissante , Sous la neige , sous les glaçons , Fait croître la plus faible plante , Espoir d'abondantes moissons.

Dès que l'hiver approche , accourez à la ville ;

On y goûte mille douceurs ;

Momus y fixe son asile , Et , par lui , la gaîté jaillit de tous les cœurs. Le coin du feu réchauffe et ranime la verve ;

On y pétille de bons mots.

La beauté , par de doux propos , Sait égayer les travaux de Minerve.

A table avec quelques amis , On croit avoir de célestes convives.

Bientôt , par des chansons naïves ,

Tous les fronts sont épanouis.

C'est toi , surtout , ô céleste harmonie 1 Qui de l'hiver sais charmer les ennuis. A tes accens quand la vertu s'allie , De quel plaisir lu nous ravis !

ni LEDIT, ATION.

Des Dieux ô sublime langage , Eiiflaninie , épure nos désirs :

Piomets le bonheur en partage A qui dans la vertu cherche les vrais plaisirs.

J'aime à vous présenter ces tableaux de famille , De l'éducation à montrer les beaux fruits. Vers Dieu , par ses accens , une pieuse fille Elève la prière et les cœurs attendris.

Page 1