LE PIANO
SCK>K LTRIQl'K, A L>E SELLE VOIX,
Apcriam in psaltcrio proposilioncm meam.
Ps, 'is.
(^)u'enlends-j(\.. ? quels accens ! (pii li'pond à n)a voix? Esl-( <' loi . métal insensible?
\oii , non ; (''est quelcpi'ètre invisible. .Mais, (|ii<'| pi(»(ii;fe!.. Dieux!., lu parles nous mestloigls! Tes soiis M»iil ;i mon âme.
L'ail <l'nn nmiirl . |M)nr t.niiniei-, Ani ail-il tl«tn< ^n dcmlier ()n<|(|iM's i;i\(tns de j.i (•«'•lesle fl.Mnnie?
[ n aiilie Pi^maiion , Dès ipi'il eul enf.inle er inerveijjcnx duvra^r ,
CHANT IIIITIÈME. 111
Te dit , puissant Apollon :
« Fais que le sentiment devienne son partage. »
Alors ce Dieu , qui charme l'univers ,
T'admirant , enfant du génie ,
T'anima de son harmonie , Et tu fais , seul , les plus brillans concerts.
Relève les attraits de l'aimable jeunesse , Et joins un beau talent à ses douces vertus ! Mais si la vanité te parle , te caresse ,
Ne rends qu'un bruit sourd et confus ; Le froid orgueil fait-il entendre Rien d'agréable ou de touchant ?
Unis tes sons aux accens d'un cœur tendre ; Reste muet sous les doigts du méchant ; Charme la solitude , Apaise les douleurs.
Occupe , enfin , par ton élude , L'âge que le loisir laisse en proie aux erreurs.
0 de riches accords source pure et féconde ! Dont les sons argentins et graves à la fois , Retentissent , tantôt , plus clairs que le hautbois , Puis font entendre , au loin , le murmure de l'onde ,
Que tu rends bien ce que sentent nos cœurs ! Le divin Apollon le jnrfèro à l;i lyio :
lis l'éditation.
Foyer de riiarnionie , exerce son empire ! Seul , lu soutiens , accompagnes les chœui-s. Même aux voix les plus belles Tu sais donner, encor, ces sublimes accens Qui triomphent des cœurs rebelles , Et ravissent les sens.
Talent , quel est ton prix ! lu charmes la tristesse. L'ennuyeuse saison (pii fait cpiitter les champs , Ce rigoureux hiver qui bannit l'allégresse , Adèle en fait , i< i , le sujet de ses chaïUs.